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Drogue et réseaux criminels à Conakry : la justice somme la Police et la Gendarmerie d’agir

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guinee28 • 2 min de lecture

Repaires d’insécurité, chantiers abandonnés et points de vente de stupéfiants sont désormais dans la ligne de mire de la justice. S’appuyant sur l’article 41 du Code de procédure pénale, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry somme les forces de l’ordre de traquer les criminels et d’assainir la ville, tout en encadrant strictement l’usage de la force.

Face à la montée de l’insécurité et au foisonnement des réseaux de drogue dans la capitale guinéenne, la justice passe à l’offensive. Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry ordonne un vaste coup de filet sécuritaire pour assainir la ville et traduire les criminels en justice.

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Dans un document officiel consulté par notre rédaction, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a émis ce jeudi 22 octobre 2026 une réquisition aux fins de concours de la force publique. S’appuyant sur l’article 41 du Code de procédure pénale, le chef du Parquet général enjoint le Commandant de la Gendarmerie spéciale de Conakry ainsi que le Directeur régional de la Police de passer immédiatement à l’action.

Sur le terrain, la consigne est claire : les forces de sécurité doivent agir « sans délai », sous le contrôle direct des procureurs de la République compétents. Les unités d’intervention ont pour mandat d’interrompre les infractions en cours, de démanteler les installations clandestines, d’évacuer les zones occupées illégalement et d’interpeller l’ensemble des auteurs, coauteurs ou complices pour les déférer devant les tribunaux.

L’objectif majeur de cette décision est de neutraliser les principaux foyers de délinquance de Conakry.

Les patrouilles et raids cibleront en priorité les abris criminogènes, les bâtiments et chantiers abandonnés servant de repaires, les lieux de stockage d’objets volés, ainsi que les points de vente et de consommation de stéroïdes, stupéfiants et substances psychotropes.

Pour repérer ces cibles, le Parquet général demande aux forces de l’ordre de travailler en étroite collaboration avec les autorités territoriales et les conseils communaux, en se basant sur des renseignements précis et des constatations objectives.

Tout en ordonnant cette fermeté, Fallou Doumbouya fixe des limites strictes aux forces d’intervention. L’usage de la force publique devra rester « strictement nécessaire et proportionné » tout au long des opérations. Un compte-rendu régulier de l’avancée de la mission devra être transmis au Parquet général.

Par Mariam Bâ

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