Le lundi 13 avril, au secteur Kokoma de la commune de Tombolia à Conakry, Saliou Djan Sow, 22 ans, a été sauvagement tuée par un individu ayant utilisé une pierre pour lui fracasser le crâne. L’agresseur, qui semblait sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, a agi en pleine journée, provoquant une onde de choc et une tentative de lynchage par les riverains.
Abdoulaye Sow, le frère de la victime, a exprimé son indignation face à l’extrême violence de la scène : « C’est inimaginable qu’une femme soit tuée de cette manière, en pleine journée, dans un quartier aussi fréquenté, sans qu’aucun passant ni aucune autorité n’intervienne. […] On a l’impression de vivre dans un état de guerre. »
Le chef de secteur de Kokoma, Mohamed Kerfala Bangoura, a décrit la perte de contrôle totale du suspect : « Le jeune est en état d’ébriété, il ne se contrôle pas. Il a écrasé la tête de la fille qui est décédée sur place. »
Malgré la fureur de la foule, des citoyens comme Alpha Cissé ont tenté d’empêcher une justice expéditive : « On ne veut pas qu’il y ait un deuxième mort parce qu’on ne paie pas le sang par le sang sinon le sang va continuer de couler. »
Le suspect a été interpellé par la gendarmerie et le corps de la victime a été transporté à l’hôpital d’Entag. La famille a annoncé son intention de porter plainte pour que justice soit rendue.
Par Mariam Bâ


