Douze migrants ont été retrouvés morts de froid et de faim début décembre dans le nord du Maroc près de la zone frontalière avec l’Algérie. Les victimes sont originaires de la Guinée du Cameroun et du Nigeria, indique la même source.
Leurs corps ont été découverts entre les 6 et 12 décembre dans le nord du Maroc, à proximité de la frontière avec l’Algérie, plusieurs étant morts « de froid et de faim », ont indiqué lundi 15 décembre deux associations locales à InfoMigrants et à l’AFP.
Le 6 décembre, l’Association d’aide aux migrants en situation vulnérable (AMSV), basée à Oujda, ville proche de la frontière algérienne, s’est rendue dans la province de Jerada après avoir reçu des informations faisant état de victimes, a aussi expliqué à l’AFP son président, Hassan Ammari.
« Le délégué provincial du ministère de la Santé à Jerada nous a confirmé la présence de six corps », a-t-il dit. Le 12 décembre, lors d’une nouvelle visite de l’association dans la région, « six autres corps ont été découverts », a-t-il indiqué. Un décompte de 12 corps confirmé à InfoMigrants par l’Association marocaine des droits humains (AMDH).
Les dépouilles ont été retrouvées à différents endroits, de Touissit à Ras Asfour, près de la ville d’Oujda, au nord-est du Maroc, précise Hassan Ammari à InfoMigrants.
Selon des responsables hospitaliers, les victimes seraient mortes principalement « de froid, mais aussi de faim ». D’après l’Association marocaine des droits humains (AMDH), il pourrait s’agir de personnes ayant récemment franchi la frontière algérienne pour entrer sur le sol marocain. Mais il est aussi possible que ces personnes aient essayé de quitter le Maroc pour entrer en Algérie.
« D’année en année, nous constatons l’augmentation des décès dans cette région », a déploré Hassan Ammari, soulignant que les températures peuvent descendre jusqu’à -5°C entre la mi-novembre et la fin janvier et que de nombreux migrants ne disposent que de vêtements légers.
Parmi les personnes décédées figurent notamment une femme et un jeune homme de 20 ans originaires de la Guinée, ainsi qu’une Nigériane née en 1996 et un Camerounais né en 1999. Six des victimes ont été enterrés au cimetière de Jerada, au Maroc, selon des informations postées sur X par l’AMDH.


