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Société & Faits Divers

De lourdes peines à Siguiri

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Plusieurs personnes ont écopé des lourdes peines assorties d’amendes de réparations de dommages causés, par le juge de paix de Siguiri, vendredi dernier, dans l’affaire de l’agression de l’ex maire de la préfecture Aboubacar Sidiki Traoré, le 23 mai dernier.

Pour la petite histoire, retenez que l’installation de la DS de la CU de Siguiri est intervenue avec un retard de neuf (09) mois et pour cause, le refus avéré et non justifié d’un groupe de citoyens, dont les agitations ont été à l’origine de l’échec de plusieurs tentatives d’installation de ladite DS. D’où la colère du camp adverse qui, au lieu de procéder à des réclamations citoyennes, s’est plutôt livré à une démonstration de force pour atteindre son objectif.

Chemin faisant, certains éléments mis à contribution, soit 25 au total, se sont rendus coupables de délits de vol, d’injure, d’attroupement, de destruction de biens privés, de coups et blessures volontaires et de violences. Autant de charges que le tribunal a retenues contre les prévenus. Ceci, suite à l’examen des plaintes formulées par la partie civile comprenant, Aboubacar Sidiki Traoré, maire de Siguiri au moment des faits, Mamadou Traoré alias Tizo, Abou Doumbouya, Nankossa Keita et Kabinet Camara.

Pour les besoins d’informations judiciaires, 23 sur 25 accusés ont été interpelés le 21 juin dernier, pour être situé sur leurs sorts ce vendredi au terme d’un procès de six jours.

Ainsi, en statuant publiquement et contradictoirement à leur égard en matière civile et en premier ressort, après en avoir délibéré sur l’action publique, dix (10) d’entre eux ont été relaxés au bénéfice de doute. Les quinze (15) autres accusés ont été catégorisés et condamnés selon la nature des charges retenues contre eux.
Il s’agit, entre autres, d’un premier groupe de quatre (04) éléments condamnés à un (01) mois cinq (05) jours de prison ferme et au paiement de cinq cent mille francs guinéens (500.000 GNF) d’amende.

Le Tribunal a condamné à six (06) mois de prison ferme et à un million (1.000.000GNF) d’amende un notre groupe de sept (07) éléments, dont six (06) transférés à la Maison d’Arrêt de Kankan où ils vont purger leurs peines. Il a décerné un mandat d’arrêt contre Mamadou Magassouba et Adama Ouloudjouphill par défaut de comparution.

Il a condamné solidairement un groupe de neuf (09) éléments à payer à la partie civile et à titre de dommage et intérêt, le montant global de 513.400.000 GNF. Dans ce montant, 450.000.000 GNF sont destinés à Aboubacar Sidiki Traoré.

Des peines distribuées par la Justice de Paix de Siguiri suivant certaines dispositions du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code civil guinéens.

Les condamnés ont quinze (15) jours pour interjeter appel.

Avec AGP

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A LA UNE

Université Sonfonia : le recteur saute six mois après la disparition de 200 millions

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Le recteur de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, le Professeur Amadou Oury Koré Bah a été limogé mercredi, 21 juillet 2021 par le président Alpha Condé.

Selon un décret lu dans la soirée à la télévision nationale, il est aussitôt remplacé par son adjoint, Manga Kéita.

Le limogeage du professeur Koré Bah intervient un peu plus de six mois après la mystérieuse disparition du coffre-fort de l’Université. Coffre-fort dans lequel se trouvait au moins 200 millions de francs guinéens.

Une enquête avait été ouverte pour retrouver les voleurs et situer les responsabilités, mais jusqu’à date ses résultats n’ont jamais été dévoilés, du mois publiquement.

Le Professeur Amadou Oury Koré Bah serait-il donc emporté par ce scandale ?

Guinee28

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A LA UNE

Maison centrale : évasion spectaculaire du présumé cerveau du kidnapping en Guinée

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Le présumé cerveau du kidnapping en Guinée, Sidy Mohamed Diallo, s’est évadé dimanche, de la Maison centrale, où il était détenu depuis le mois avril dernier, dans l’affaire de l’enlèvement  de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko.

Selon le porte-parole de la police nationale, commissaire Boubacar Kassé, c’est la deuxième fois qu’il s’évade de cette prison.

Toutefois,  quatre personnes accusées d’être  les présumés complices de son évasion seront présenté ce lundi 19 juillet 2021 à la Direction centrale de la police judiciaire.

Il s’agit du régisseur adjoint de la Maison centrale, le gardien principal, le gardien chef adjoint et un garde pénitentiaire nommé Malick, qui reste pour le moment introuvable.

Sidy Mohamed Diallo est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre, pour ses opérations de kidnapping, principalement dans le cadre de l’enlèvement de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko.

Par Maraiam Bâ

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A LA UNE

Migrants : déjà plus de 1 000 morts en Méditerranée cette année, le double par rapport au premier semestre 2020

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Entre le mois de janvier et juin 2021,  1 146 migrants ont péri en mer Méditerranée en tentant de traverser vers l’Europe, soit plus du double par rapport à la même période l'année dernière, selon un nouveau rapport de l'Organisation internationale des migrations (OIM) qui appelle les États européens à agir.

Le nombre de migrants morts en mer en tentant de rejoindre l'Europe a plus que doublé cette année, a indiqué ce mercredi 14 juillet l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un nouveau rapport.

Selon les statistiques publiées par l'agence onusienne, au moins 1 146 personnes sont mortes en mer au cours du premier semestre 2021, en Méditerranée principalement mais aussi dans l'Atlantique. Parmi eux, il y avait 50 enfants.

L’année dernière, 513 avaient péri au cours de la même période, soit 120% de moins que cette année. Et 674 personnes avaient perdu la vie en 2019.

Côté Méditerranée, l'OIM comptabilise plus de 890 décès, et coté Atlantique, elle déplore au moins 250 décès. Un nombre particulièrement bas par rapport au décompte de l’ONG Caminando Fronteras, qui estime, elle, à près de 2 100 personnes le nombre de morts sur la route de l’Atlantique durant le premier semestre de cette année.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les embarcations qui ont coulé hors des radars des navires humanitaires, des navires commerciaux, des navires des garde-côtes, et que personne n'a pu répertorier.

La plupart du temps, un seul navire humanitaire était en mer"

L'OIM regrette par ailleurs que les ONG soient criminalisées. "Les organisations civiles de recherche et de sauvetage ont continué à se heurter à des obstacles importants, la majorité de leurs bateaux étant bloqués dans les ports européens en raison de saisies administratives et de procédures pénales et administratives en cours contre les membres d'équipage", constate le rapport.

Pour le seul mois de juin 2021, "la plupart du temps, un seul bateau humanitaire était présent dans la zone de détresse et de sauvetage quand neuf autres étaient bloqués" à quai dans les ports européens, peut-on encore lire dans le document.

L'OIM note également que l'augmentation des décès intervient à un moment où les interceptions d'embarcations transportant des migrants au large des côtes nord-africaines sont en hausse.

"Mesures urgentes"

Depuis 2017, l'Italie et l'Union européenne financent, entraînent et équipent les garde-côtes libyens pour qu'ils empêchent les migrants de passer en Europe à bord d'embarcations de fortune.

Les garde-côtes libyens font pourtant face à de multiples accusations de mauvais traitements envers des demandeurs d'asile, conduisant nombre d'ONG à dénoncer cette politique. En vertu du droit maritime international, les personnes secourues en mer devraient être débarquées dans un port sûr. Et l'ONU ne considère par la Libye comme tel.

"L'OIM réitère l'appel lancé aux États pour qu'ils prennent des mesures urgentes et proactives afin de réduire les pertes de vies sur les routes migratoires maritimes vers l'Europe et qu'ils respectent leurs obligations en vertu du droit international", a déclaré le directeur général de l'OIM, Antonio Vitorino, cité dans un communiqué.

"L'augmentation des efforts de recherche et de sauvetage, la mise en place de mécanismes de débarquement prévisibles et la garantie d'un accès à des voies de migration sûres et légales sont des étapes clés pour atteindre cet objectif", a-t-il ajouté.

Avec infomigrants

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