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Côte d’Ivoire, Guinée: les mauvais signaux envoyés à l’Afrique

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Point-de-vue- Les élections présidentielles de Côte d’Ivoire et de Guinée ont entériné la faillite des institutions et du droit. Pourtant ces scrutins ont été reconnus par l’Union africaine, la Cedeao, et quelques autres États. Des précédents qui pèseront lourd dans les consultations à venir sur le continent.

En cette fin d’année 2020, la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry ont inauguré une série d’élections présidentielles qui vont se dérouler Afrique de l’Ouest et centrale au dernier trimestre 2020 et au premier de 2021. C’est dire combien, dans toute l’Afrique subsaharienne francophone, les événements guinéens et ivoiriens ont été importants et suivis de près à la fois par les Présidents sortants et par les opinions publiques.

Scénario à la congolaise

En Côte d’Ivoire, l’élection a été boycottée et/ou empêchée par l’opposition. Comme le note Le Figaro, « ce scrutin tronqué a été dénoncé par les observateurs internationaux indépendants. Le taux de participation de 54% revendiqué par le pouvoir serait inférieur à 10% ». La Cour constitutionnelle a néanmoins consacré Alassane Ouattara vainqueur avec 94,27% des suffrages. Même scénario en Guinée Conakry où l’opposant Cellou Dalein Diallo, qui revendiquait la victoire, a été renvoyé dans les cordes, ses recours ayant été refusés par la plus haute cour, Alpha Condé a été réélu au premier tour avec 59% des suffrages.

Après avoir vécu une crise préélectorale, ces deux pays sont entrés dans une phase de crise postélectorale, les opposants ne reconnaissant pas les Présidents proclamés. En Guinée, Cellou Dalein Diallo appelle à « dégager Alpha Condé » sans toutefois définir de stratégie claire. En Côte d’Ivoire, tous les partis réunis autour de l’ex-Président Henri Konan Bédié exhortent à la désobéissance civile. Après s’être emparés du précédent congolais pour modifier leurs Constitutions respectives afin de se représenter à un troisième mandat, Alassane Ouattara et Alpha Condé ont appliqué les recettes en vogue à Brazzaville pour faire taire les contestations. Ces méthodes ont été éprouvées avec succès par Denis Sassou Nguesso après son élection vivement critiquée de 2016 : arrestations et/ou encerclement des domiciles des opposants, répression et instrumentalisation des questions communautaires. Quatre ans et demi plus tard, le chef de l’État congolais est toujours en place et s’apprête à briguer un nouveau mandat en avril 2021 alors que son challenger de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko, croupit en prison.

Victimes et bourreaux

Ces crises ont aussi engendré des pertes humaines. En Guinée Conakry, l’opposition évoque le nombre de 92 tués avant l’élection et depuis, le bilan s’est encore alourdi tandis qu’en Côte d’Ivoire, les chiffres officiels font état de 85 décès et 458 blessés. Dans ce pays, le 9 novembre dernier, des scènes cauchemardesques ont eu lieu. À Daoukro, un jeune homme a été décapité et ses bourreaux ont joué au foot avec sa tête. Les images ont profondément choqué les Ivoiriens, cette scène restera inscrite dans les mémoires comme un seuil dans l’horreur franchie lors de cette élection de 2020. Ce même jour, à M’Batto, des affrontements qui ont été décrits par la presse comme communautaires ont éclaté. Le nombre de 34 victimes qui circulait a été contesté par les autorités ivoiriennes et les médias français qui déplorent, eux, six décès. En réalité, selon les sources de l’auteure de ces lignes, il n’y a pas eu d’affrontements communautaires entre Agnis et Malinkés, mais entre des villageois Agnis et un groupe d’hommes non identifiés extérieur à M’Batto. Par ailleurs, le bilan serait de très loin supérieur au décompte officiel. Minimiser les violences ne les rend pas plus acceptables et seule une enquête indépendante pourra établir la vérité sur ces faits.

Jurisprudence Ouattara/Condé

Dans ces deux pays, les institutions ont été bafouées en écartant des candidats et en validant des scrutins non sincères. La démocratie a été bafouée avec des commissions et des fichiers électoraux contestés. Le droit a été bafoué en procédant à des arrestations arbitraires, notamment de députés. Les droits humains ont été bafoués, des crimes ont été commis. Pourtant, la Cedeao a reconnu les victoires d’Alassane Ouattara et d’Alpha Condé et leur a présenté « ses chaleureuses félicitations ». S’agissant du chef de l’État ivoirien, l’organisation sous-régionale a été plus loin en lui souhaitant « ses vœux sincères de succès dans la conduite de la mission que lui a confiée le peuple souverain »! Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), a félicité plus sobrement les deux Présidents et a appelé au dialogue entre toutes les parties. Néanmoins, ces petits bémols ne sont que de pure forme: dans les faits, l’organisation reconnaît ces chefs d’État comme légitimement élus. Par conséquent, elle adoube de fait le calamiteux processus électoral et les pittoresques résultats des urnes.

Quant à la France – qui au passage avait, en cette année 2020, une responsabilité historique en Côte d’Ivoire puisqu’avec les États-Unis et les Nations unies, elle avait installé militairement Alassane Ouattara au pouvoir –, elle a reconnu le scrutin de la manière la plus désastreuse qui soit : en catimini. Le dimanche 15 novembre au matin, une dépêche de l’Agence ivoirienne de presse annonçait qu’Emmanuel Macron félicitait le Président Ouattara pour sa réélection. Pendant toute la journée a circulé une lettre du chef de l’État français datant du 11 novembre et se terminant par ces phrases manuscrites rajoutées à la fin du texte : « Merci pour l’échange que nous avons eu dès le dimanche de ta réélection et le travail de réconciliation et renouvellement que tu vas mener. Avec toute mon amitié. » Ce courrier n’avait fait l’objet d’aucune officialisation avant que RFI ne contacte l’Élysée qui a confirmé que cette missive, probablement fuitée par les bons soins de la présidence ivoirienne, n’était pas une fausse nouvelle. Ainsi, pendant cinq jours, Français et Ivoiriens ont été tenus dans l’ignorance d’une information capitale en ces circonstances. Cette reconnaissance, deux jours après les événements de Daoukro et M’Batto, est confondante et sidérante sur la forme comme sur le fond. Emmanuel Macron a, au même titre que l’UA et la Cedeao, avalisé le scénario à la congolaise et entériné la jurisprudence Ouattara/Condé.

À qui le tour ?

Alpha Condé n’a toujours rien reçu de la part de l’Élysée, comment honorer l’un sans l’autre ? Et qu’en sera-t-il pour les élections à venir ? Si d’aventure, Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso, se déclarait vainqueur au premier tour du scrutin de ce dimanche 22 novembre alors que compte tenu du paysage politique cela paraît mathématiquement impossible, que se passera-t-il ? Ce « coup K.O. » risquerait de faire entrer le Burkina Faso de plain-pied dans une crise postélectorale longue.

Au Niger, le 14 novembre, la Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de l’opposant Hama Amadou et validé celle du dauphin du Président sortant Mohamed Bazoum, déclenchant une vague de mécontentement. La coalition CAP 21, qui regroupe l’opposition, n’a pas encore fait connaître ses positions mais certains, comparant les stratégies ivoirienne et guinéenne, réfléchissent déjà à un possible boycott du scrutin. Le Niger se dirige-t-il vers une crise préélectorale ? Pourtant, lors de son voyage à Niamey le 6 novembre dernier, Jean-Yves le Drian, le chef de la diplomatie française, a usé de l’une de ses petites phrases qui lui sont si chères : « Les prochaines élections au Niger seront une référence pour l’Afrique » ! Dont acte.

Et si, en plus des crises guinéenne et ivoirienne, le Niger et le Burkina Faso s’enflammaient ? Ces États, tous deux membres du G5 Sahel, sont en proie à de graves conflits sécuritaires. Or, « la démocratie et la lutte contre le terrorisme vont de pair. Ces deux combats ne sont pas séparables. Et seuls la démocratie, la justice, l’État de droit et le développement ramèneront une paix durable au Sahel », disait Emmanuel Macron le 20 septembre dernier à la tribune des Nations unies.

La France, l’UA, la Cedeao, les Nations unies, l’Union européenne devraient d’ores et déjà s’apprêter à éteindre les incendies.

En attendant, le spectacle donné en Afrique de l’Ouest doit rassurer Idriss Déby et Sassou Nguesso, les élèves ont fait aussi bien que leurs maîtres, ils peuvent se préparer à briguer un énième mandat en 2021…

 

*Leslie Varenne est co-fondatrice et directrice de l'Institut de Veille et d'Etudes des relations internationales et stratégiques (IVERIS) qu'elle co-a créé, en 2015, avec Hajnalka VIncze, spécialiste de l'OTAN. Journaliste d’investigation pendant 20 ans, elle est aujourd'hui une spécialiste reconnue de l’Afrique, continent auquel elle a consacré de nombreux articles, reportages, rapports et ouvrages. Son dernier livre, "Abobo la guerre Côte d'Ivoire terrain de jeu de la France et de l'ONU" traite de la guerre de 2011 en Côte d'Ivoire. Elle vit actuellement au Burkina Faso.

NB : cette tribune a d’abord été publiée par le site sputniknews.com.

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Le FNDC retire le colonel Mamady Doumbouya de sa liste des commanditaires du troisième mandat

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Le front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a dévoilé ce vendredi 24 septembre, sa nouvelle liste des « commanditaires, auteurs et complices » du troisième mandat.

Sans surprise, le nom du colonel Mamady Doumbouya , chef de la junte qui s’est emparé du pouvoir le 05 septembre,  ne figure plus sur la liste. Le tombeur d’Alpha Condé a sans doute été retiré en raison de son coup d’Etat salué par le FNDC et la grande majorité de l’opinion nationale.

Au total 93 personnes proches du président déchu figurent sur cette liste.

Par Guinee28

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Guinée : le FNDC dévoile les noms des « commanditaires, auteurs, et complices » du troisième mandat

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Près de troisième semaine après la chute d’Alpha Condé, déposé par l’armée le 05 septembre, le front national pour la défense de la Constitution ( FNDC) commence à dévoiler les « acteurs » du très décrié troisième mandat du président déchu. Ce vendredi 24 septembre, le front a révélé dans un point de presse l’identité de 93 personnalités du pays qu’il accuse d’être les principaux artisans du coup d’Etat constitutionnel de l’année dernière, ayant permis à l’ancien président de se maintenir au pouvoir, jusqu’au 05 septembre dernier, date à laquelle il a été délogé par le Groupement des forces spéciales dirigé par le colonel Mamady Doumbouya. Ce dernier a été retiré dans cette nouvelle liste du FNDC.

Lisez :    

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

Liste des commanditaires, auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel de 2020 en République de Guinée

Liste définitive Acte  1

PRENOM ET NOM ANNCIENNE OU FONCTION ACTUELLE
01 Mohamed DIANE Ministre de la défense nationale
02 Ibrahima Kassory FOFANA Premier Ministre
03 Naby Youssouf Kiridy BANGOURA Ministre Secrétaire General à la Présidence
04 Cheick Taliby SYLLA Ministre de l’énergie
05 Bantama SOW Ministre des sports et de la culture
06 Lansana KOMARA Ministre secrétaire général du Gouvernement
07 Amadou Damaro CAMARA Député
08 Amara Somparé Ministre de la communication
09 Baidy ARIBOT Vice-gouverneur de la banque centrale
10 Aboubacar Makissa CAMARA Directeur national des impôts
11 Mouctar DIALLO Ministre de la jeunesse
12 Malick SANKHON Directeur Général CNSS
13 Boubacar BARRY Ministre du commerce
14 Ismael DIOUBATE Ministre du budget
15 Alhousseny Makanéra KAKE Ancien ministre
16 Pr Zegbelemou Togba Universitaire
17 Toumany SANGARE Directeur général de la douane
18 Bouréma CONDE Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation
19 Papa Koly KOUROUMA Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement
20 Rachid N’DIAYE Ministre Conseiller à la présidence
21 Aboubacar SYLLA Ministre des Transports
22 Albert Damantang CAMARA Ministre Conseiller à la présidence
23 Diakaria KOULIBALY Ministre des Hydrocarbures
24 Dr Ibrahima KOUROUMA Ministre de la ville et de l’aménagement du territoire
25 Edouard Gnakoye LAMAH Ministre de la Santé
26 Frederick LOUA Ministre des Pêches, de l’aquaculture et de l’économie maritime
27 Abdoulaye MAGASSOUBA Ministre des Mines et de la Géologie

 

 

 

 

28 Sékouba SAVANE Directeur Général de la RTG Koloma
29 Djene Saran CAMARA Député
30 Zalikatou DIALLO Député
31 Mohamed Lamine KAMISSOKO Député
32 Bany SANGARE Directeur General Office Guinéen des chargeurs
33 Mamadi Touré Ministre des affaires étrangères
34 Moustapha Naïté Ministre des Travaux Publics
35 Tibou Kamara Ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises
36 Mama Kany Diallo Ministre du Plan
37 Mamadou Taran Diallo Ministre de la citoyenneté
38 Billy Nankouma Doumbouya Ministre de la fonction publique
39 Mariama Sylla Ministre de l’action sociale et de la promotion féminine
40 Mory Sangaré Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation
41 Mariama Camara Ministre de l’agriculture
42 Roger Patrick Millimono Ministre de l’élevage
43 Nantou Cherif Député
44 Aly Jamal Bangoura Secrétaire général des affaires religieuses
45 Kabinet Sylla Billgates Intendant à la Présidence
46 Aissatou Bella Diallo Conseillère à la Présidence
47 Mama Aissata Aribot Directrice Port Autonome Conakry
48 Ibrahima Kalil KABA Ministre Directeur de cabinet à la Présidence
49 Thierno Ousmane DIALLO Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
50 Claude Kory Koundiano Président de l’assemblée nationale
51 Lounceny NABE Gouverneur de la BCRG
52 Mariama CAMARA Ministre de l’agriculture
53 Oyé GUILLAVOGUI Ministre de l’environnement des eaux et forêts
54 Lounseny CAMARA Ministre de l’urbanisme
55 General Ibrahima BALDE Haut commandant de la gendarmerie
56 Général Ansoumane CAMARA Directeur général de la Policie
57 Mamady Diawara Procureur général près la cour d’appel de Conakry
58 Sidy Souleymane N’diaye Procureur de la République près le TPI de Dixinn
59 Ibrahima Sory Touré Juge d’instruction justice de paix de Boffa
60 Hadja M’balou Keita Présidente du TPI de Dixinn
61 Gnankoro Camara Avocat général près la cour d’appel de Conakry
62 Alseny Bah Substitut du procureur de Mafanco
63 Djenabou Donghol Diallo Présidente du TPI de Mafanco
64 Ousmane Coumbassa Doyen des juges d’instruction TPI de Dixinn
65 Seydou Keita Premier président de la cour d’appel à Conakry
66 Zouty Zaoro Beavogui Président de chambre à la cour d’appel de Conakry

 

67 Mory Doumbouya Ministre de la Justice
68 Aboubacar Fabou Camara Directeur Centrale Police Judiciaire
69 Mohamed lamine Bangoura Président de la cour constitutionnelle
70 Mohamed Diaré Président cour des comptes
71 Mohamed lamine Simankan Commandant de la BRI
72 Domani Dore Porte parole du RPG ARC EN CIEL
73 Zenab Camara Chef cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur
74 Dr Bano Barry Ministre de l’éducation nationale de l’alphabétisation
75 Souleymane Dounoh Keita Ministre conseiller à la Présidence
76 Salla fanyi camara Ministre du tourisme et de l’hôtellerie
77 Fadi Wazni PCA SMB
78 Souleymane Traore Directeur Fonds d’entretien routier
79 Mamadi Condé Thales Administrateur des grands projets
80 Gabriel Curtis Ministre des investissements publics et privés
81 Mamy Diaby DGA ARTP
82 Ibrahima Kapi Camara Directeur OGP
83 Dr Mohamed Awada Directeur de l’hôpital Ignace Deen
84 Rémy Lamah Ministre de la santé
85 Fatou Siké Camara Directrice de l’hôpital Donka
86 Aziz Diop Préfet de Kankan
87 Madifing Diané Gouverneur de Labe
88 Zenab Nabaya Dramé Ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle
89 Mamadou Ballo Ministre de la fonction publique et de la reforme de l’administration
90               Apha Ibrahima Keira

91               Ousmane Bah

92               Oumar Said Koulibaly

93               Groupe des 518

Ministre de la sécurité

Ministre d’État, conseiller à la Présidence Ministre des Postes, télécommunication et économie numérique

Jeunes Acteurs pour le Changement (JAC 518)

Conakry, le 24 septembre 2021

 

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Guinée : Nana Akufo-Addo invite la junte respecter « son engagement »

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Le Président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo,  s’est à nouveau exprimé sur la situation politique en Guinée, où Alpha Condé a été délogé le 5 septembre par les militaires du Groupement des forces spéciales, dont il est ironiquement le géniteur.

S'exprimant lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies ce 22 septembre, Akufo-Addo a invité la junte à tenir son engagement de libérer le président déchu, Alpha Condé,  et d’organiser des nouvelle élections présidentielles dans un délai de six mois.

«La CEDEAO a donné à la Guinée six (6) mois pour la restauration de l’ordre constitutionnel et a demandé la libération immédiate du président Alpha Condé. Lors de ma visite à Conakry vendredi dernier, les chefs militaires ont manifesté leur volonté de procéder à sa libération imminente. Nous espérons qu'ils tiendront leur parole», a-t-il indiqué. « Plus que jamais, nous devons défendre la démocratie et les droits de l'homme dans le monde », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que quelques heures après, la visite des chefs d’Etat de la Cédeao à Conakry, les nouvelles autorités guinéennes avaient démenti des remueurs sur une éventuelle sortie d’Alpha Condé hors du territoire guinéen. « Il est et demeurera en Guinée », avait martelé la junte, indiquant que l’ancien chef d’Etat bénéficiera d’un traitement humain digne de son rang dans le pays.

Par Ibrahim Bangoura

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