Abidjan- Le paysage politique ivoirien entame sa mue. Suite au scrutin législatif du 27 décembre dernier, le président Alassane Ouattara a officiellement mis fin aux fonctions du gouvernement dirigé par Robert Beugré Mambé.
Cette décision, annoncée par la secrétaire générale de la Présidence, Masseré Touré-Koné, fait suite à la démission formelle du Premier ministre. Ce mouvement s’inscrit dans une stricte logique institutionnelle : la Constitution ivoirienne consacre l’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et le mandat de député. Plusieurs membres de l’équipe sortante ayant été élus à l’Assemblée nationale, cette dissolution leur permet de siéger dès l’ouverture de la session parlementaire.
Une transition sous contrôle
En attendant la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, Robert Beugré Mambé et ses ministres restent en poste pour « l’expédition des affaires courantes ». Le chef de l’État a tenu à saluer le travail accompli par l’équipe sortante au service de la nation.
Le grand ménage institutionnel s’étend au-delà du cabinet ministériel. Par décrets simultanés, le Président a également mis fin aux fonctions des ministres-gouverneurs des districts autonomes et des ministres d’État, ministres et ministres-conseillers à la Présidence.
Cap sur le 19 janvier
Cette remise à plat de l’exécutif prépare le terrain pour la nouvelle législature. L’enjeu est double : assurer une rentrée parlementaire complète et permettre au Président de définir un nouveau cap politique avec une équipe renouvelée.
Le calendrier est désormais serré : la rentrée des députés est fixée au 19 janvier 2026, date à laquelle sera élu le nouveau président de l’Assemblée nationale. C’est à la suite de cette étape clé que la physionomie du futur gouvernement devrait se préciser.
Par Guinee28


