Connect with us

Politique

Le calvaire des Guinéens (Tribune)

Published

on

Votre publicité ici

Alpha Condé a dit clairement à Cellou Dalein Diallo et par la suite à Aboubacar Sylla qu’il ne baissera pas le prix à la pompe du carburant. Il a juste repris l’annonce qui avait été déjà faite par son ministre du Budget de ramener la TVA à 18 % pour les denrées alimentaires de première nécessité. Il fait supporter par les populations le prix de sa gestion calamiteuse de nos finances publiques. Depuis 2011, il demande aux Guinéens de se serrer la ceinture alors qu’il mène lui, grand train. On nous accuse de ne faire que des critiques, pas de propositions. Pourtant, dans plusieurs de mes tribunes, j’ai dit que le gouvernement faisait fausse route en écrasant par des hausses massives de taxes les particuliers et les entreprises du pays. On ne relance pas une économie sinistrée comme celle de la Guinée par des hausses d’impôts. Certes, sur pression du FMI, le gouvernement est obligé de rembourser ses dettes creusées par les contrats de gré à gré chiffrés à des milliers de milliards en francs avec la BCRG. J’ai dit que le gouvernement devrait plutôt proposer un plan drastique d'économies sur ses dépenses, notamment la diminution du train de vie de L’Etat, la suppression des investissements publics qui ne sont que des moyens d’enrichir les clans maffieux du pouvoir. Il fallait engager vigoureusement des réformes structurelles, notamment celles des administrations financières. Au lieu de hausses, je préconisais des baisses d’impôts, mais en mettant en œuvre l’équité et l’élargissement de l’assiette fiscale.

Toutefois, sans une lutte farouche contre la corruption, tous les efforts seront vains. De 2011 à 2015, ce sont l’équivalent en francs de 3,5 milliards de dollars qui sont sortis des caisses de l’Etat au titre des budgets d’investissements publics. Sur ce montant, 214 millions de dollars ont été consacrés aux fêtes tournantes de l’indépendance dans les capitales régionales. Bien que là aussi, les marchés de gré à gré avec leur lot de surfacturations sont de mises, ce sont les seules traces visibles des travaux effectués par le gouvernement pour rénover des bâtiments coloniaux, les anciennes places des martyrs et quelques dizaines de km de routes goudronnées. Nos routes sont ramenées à plus de 30 ans en arrière. Or, comme on le dit la route précède le développement. C’est une vraie catastrophe qui pénalise les échanges dans le pays. Alpha Condé a été incapable de finir un tronçon de 14 km entre le km 36 et Coyah, alors que des milliers de maisons ont été cassées pour peiner à construire finalement une autoroute 1*1 voie SVP. Le tronçon Sonfonia-Kagbelen aussi attend d’être fini malgré des milliards déjà décaissés. Voyager à l’intérieur du pays est devenu un calvaire pour les usagers.

Le gouvernement utilise une tactique éprouvée avec le FMI qui ne tient compte que de l’augmentation des recettes comme critère de performance le plus important. Il augmente donc les taxes et freine temporairement toutes ses dépenses en attendant la conclusion des accords avec le FMI. Une fois que l'examen au FMI est concluant, ils reprennent de plus bel, la mise à sac de nos maigres ressources financières. C’est nous et nos enfants qui vont rembourser toutes ces routes financées, mais non construites, les dettes contractées en notre nom qui finissent dans leurs poches. Le petit peuple trime à payer les taxes sur le carburant, eux ils continuent à rouler dans de grosses 4*4, empochent des milliards en tickets de carburant chaque mois. L’Etat doit plus de 2000 milliards de francs à des entreprises locales qui sont obligées de fermer boutique. Tous nos efforts exigés par le FMI, c’est de pouvoir rembourser les bailleurs de fonds internationaux, les PME locales peuvent crever et donc notre économie avec, qui est d'ailleurs placée en permanence sous perfusion. Construire des hôpitaux et des écoles ne font pas partie des priorités du gouvernement. L’avenir des jeunes Gui est hypothéqué, en raison d’un enseignement au rabais.

Dès qu’il est arrivé au pouvoir, Alpha Condé ne s’est intéressé qu’à nos mines, qu’il a cherché à vendre partout, notamment le Simandou. Un fiasco retentissant. Pour compenser les pertes de revenus de la bauxite, il a fallu de fortes augmentations en volume des exportations. Tous les projets de transformation de la bauxite que ce soit avec Mubadala ou CBG ont été rejetés aux calendes grecques. Des permis sont distribués à tour de bras pour pouvoir exporter de la terre brute sans aucune valeur ajoutée pour notre pays. Malgré tout, l’or malien seulement rapporte plus que toutes nos exportations de bauxite et d’or. La gestion de nos mines est opaque et c’est la présidence qui pilote directement le secteur. Voilà où nous en sommes aujourd’hui et on est encore loin de voir le bout du tunnel. Alpha Condé est allé quémander de l’aide aux saoudiens, turcs et russes, sans succès car ces derniers font fasse d’abord à leurs propres problèmes. Toutes les portes sont fermées pour nous permettre d’avoir de l’argent frais pour juguler la grave crise économique qui frappe de plein fouet notre pays. Qui va investir dans un pays qui ressemble à un champ de ruines et qui ne respecte pas l’Etat de droit? Tous les voyages d’Alpha Condé sur les quatre continents n’ont servi en fait, qu’à lui faire profiter de la belle vie dans les luxueux palaces du monde, car notre pays n’a rien obtenu en retour de ses escapades. Même Ebola n’a pu nous permettre d’obtenir au moins le milliard de dollars espéré en raison de sa responsabilité directe dans la propagation de l’épidémie. Rappelez vous leur demande d’un plan Marshal post-ebola de 8 milliards de dollars. Une fois finie l'émotion mondiale, la Guinée renoue avec son destin de paria. Le mieux pour nous serait de renvoyer dès maintenant à la retraite politique Alpha Condé qui ne cesse de nous vendre des illusions, mais apparemment, nous n’aimons pas nous libérer de la pauvreté et de la dictature. Ceux qui veulent se libérer d’un joug de 60 ans sont encore minoritaires dans le pays et sont essentiellement des jeunes, ce qui reste malgré tout un espoir pour l’avenir.

Par Alpha Saliou Wann

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

Published

on

Votre publicité ici

Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

Continue Reading

A LA UNE

Justice : quatre détenus politiques bénéficient d’une liberté conditionnelle

Published

on

Votre publicité ici

Quatre responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (UFDG), le principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo, incarcérés depuis novembre dernier, ont bénéficié d’une liberté conditionnelle et devraient sortir de la maison centrale ce samedi 17 juillet.

Il s’agit de Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Abdoulaye Bah et Mamadou Cellou Baldé.

Dans un communiqué lu vendredi nuit à la télévision nationale, le directeur de l’administration pénitentiaire a expliqué qu’il a pris cette décision pour raison de santé.

En séjour médical prolongé au CHU Ignace Deen, ces quatre prévenus vont désormais poursuivre leurs traitements à domicile à Conakry, avec des obligations comme, déférer à toute réquisition de l’administration pénitentiaire, ou ne pas sortir de la capitale guinéenne sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire.

Ils ont tous poursuivis pour « atteinte aux institutions de la république », « trouble à l’État par la dévastation et le pillage », « participation à un mouvement insurrectionnel », « menace de violence ou de mort par le biais d’un système d’information », et « production, diffusion et mise à disposition d’autres de données de nature à troubler l’ordre public ou la sécurité publique. »

Plusieurs autres détenus politiques comme Etienne Soropogui, président du mouvement politique Nos valeurs communes, croupissent toujours en prison.

Aucune date d’audience n’a encore été fixée pour eux.

Par Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Cellou Dalein Diallo « la reprise prochaine des manifestations sèment la panique du pouvoir »

Published

on

Votre publicité ici

Le principal opposant Guinéen a exprimé son soutien à ses deux alliés, arrêtés mercredi soir, par des agents de la police judiciaire, juste après la signature de la nouvelle Charte de l’ANAD.

Pour  Cellou Dalein Diallo, cette signature et l’annonce de la reprise prochaine des manifestations pacifiques sèment la panique dans les rangs du pouvoir, dit-il.

« C’est cette panique, associée à la volonté incurable de Alpha Condé de museler l’Opposition et de faire taire toute voix discordante, qui explique l’arrestation de Bogola Haba dit « Bogos », Responsable de la communication de l’ANAD et Thierno Yaya DIALLO, Président de  Guinée Moderne (GM). » Dénonce-t-il.

Tous deux membres de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), ils ont été arrêtés à Lambagni puis conduits à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), quelques heures après la signature le 14 juillet, d’une nouvelle charte de l’ANAD, dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Après quelques heures d’auditions, Thierno Yaya Diallo,  a lui,  été finalement libéré.

Bogola Haba quant à lui, il reste toujours maintenu en garde à vue.

Intervenant, jeudi soir sur RFI, Tibou Kamara a affirmé que M. Haba « s’est livré à des déclarations appelant à la désobéissance civile et à l’insurrection».

« Je pense qu’il est tout à fait normal que les services de sécurité interpellent la personne concernée pour qu’elle s’en explique », estime le ministre porte parole du gouvernement.

Par Issaga Sylla

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance