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Après les États-Unis, le Rwanda pressenti pour accueillir un centre d’expulsion de migrants d’Europe

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guinee28 • 2 min de lecture

Kigali, nouvelle capitale mondiale des retours forcés ? Déjà partenaire des États-Unis, le Rwanda est désormais le candidat privilégié de cinq pays européens pour abriter un premier centre pilote d’expulsion de migrants dès 2027. Un projet sous haute tension qui vise à fermer les portes de l’Europe, en dépit des vives critiques internes.

Le Rwanda est pressenti pour accueillir le premier « hub retour » destiné aux migrants expulsés du continent européen, avec la conclusion espérée d’un accord d’ici à la fin de l’année pour une ouverture envisagée dès 2027, ont indiqué mardi 20 octobre des sources concordantes à l’AFP.

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Cinq États membres de l’Union européenne prônant une ligne migratoire très ferme — l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Grèce et les Pays-Bas — travaillent d’arrache-pied à la concrétisation de ce projet, imaginé il y a un an et demi en lien avec la Commission européenne, qui assiste à certaines réunions en qualité d’observatrice. L’objectif des pays moteurs est double : expulser les personnes déboutées du droit d’asile ne pouvant pas être reconduites directement dans leur pays d’origine, tout en dissuadant les candidats à l’émigration de tenter de s’installer en Europe.

Les négociations diplomatiques se sont intensifiées ces dernières semaines : des représentants des cinq pays européens se sont rendus à Kigali début septembre, tandis qu’une délégation rwandaise s’est déplacée en Europe il y a quelques jours, faisant notamment étape à Bruxelles.

Selon trois sources citées par l’AFP, l’accord pourrait être officialisé mi-novembre, possiblement en marge d’une conférence consacrée aux questions migratoires à Vienne, en Autriche.

Afin de dissiper les inquiétudes et de tester le dispositif, les promoteurs du projet prévoient un lancement à très petite échelle sous forme de projet pilote. L’idée consiste à y envoyer dans un premier temps une vingtaine de déboutés de l’asile par pays concerné, principalement des hommes majeurs interceptés à la frontière, tout en anticipant la logistique et la prise en charge médicale.

D’après une source proche des négociations, le Rwanda souhaite désigner ces infrastructures non pas comme des centres de détention fermés, mais comme des « centres d’accueil » proposant des formations professionnelles. Le Rwanda figure par ailleurs déjà parmi les pays africains ayant signé un accord similaire avec les États-Unis pour accueillir des migrants expulsés par Washington.

Ce concept de centres de transit extérieurs à l’UE suscite toutefois de vive vives critiques de la part de la gauche et des ONG, qui s’inquiètent du traitement réservé aux migrants. Le président français Emmanuel Macron a également exprimé son scepticisme en marge d’un sommet en juin, jugeant ces dispositifs « ni efficaces », ni conformes aux valeurs européennes.

Par Guinee28

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