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Afrique

Après deux mois d’absence, Buhari est rentré au Nigéria

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Le président nigérian Muhammadu Buhari est rentré vendredi matin dans son pays, après près de deux mois de "repos médical" en Grande-Bretagne.

Il est arrivé à 06h40 GMT à l'aéroport de Kaduna (nord) selon des images diffusées sur la télévision nationale.

L'aéroport de la capitale nigériane est fermé depuis mercredi pour au moins six semaines pour travaux.

De Kaduna, il a rejoint la capitale fédérale Abuja en hélicoptère.

Dans une vidéo postée sur le compte de la présidence nigériane du réseau social Périscope, on peut voir M. Buhari arriver sur un hélipad d'Abuja, accueilli par ses bras droits politiques, dont le vice-président Yemi Osinbajo et son porte-parole Garba Shehau.

Agé de 74 ans, l'ancien général a quitté le Nigeria le 19 janvier, pour ce qui était à l'origine "ses congés annuels".

Son séjour avait été prolongé jusqu'à une date indéterminée, les médecins lui ayant recommandé "une plus longue période de repos" après des "examens médicaux de routine", avait expliqué à la mi-février un porte-parole, Femi Adesina.

BBC

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A LA UNE

Présidentielle en Gambie : le sortant Adama Barrow déclaré vainqueur

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Le président sortant de la Gambie, Adama Barrow, a été officiellement déclaré vainqueur, dimanche, de la présidentielle par la commission électorale. Avant même la proclamation finale, ses adversaires ont dit contester ces résultats et se réserver "tous les moyens d'action".

Candidat à sa réélection, Adama Barrow a été officiellement déclaré vainqueur de la présidentielle en Gambie, dimanche 5 décembre, par la commission électorale. Il est arrivé en tête, après décompte de la quasi totalité des votes, au lendemain d'un vote crucial pour une jeune démocratie qui cherche à surmonter son passé dictatorial.

Mais ses adversaires ont dit contester ces résultats avant même la proclamation finale, et se réserver "tous les moyens d'action".

Adama Barrow, dont l'accession à la présidence il y a cinq ans avait mis fin à plus de vingt ans de dictature, devançait clairement son principal concurrent, Ousainou Darboe, dans la quasi totalité des quelque 50 circonscriptions (sur 53) dont la commission électorale avait communiqué les résultats dimanche en fin d'après-midi.

L'élection, qui a eu lieu samedi, se joue sur un seul tour.

Le camp d'Adama Barrow a commencé à célébrer dans les rues de Banjul.

"À ce stade nous rejetons les résultats annoncés jusqu'à présent" par la commission, a dit devant la presse Ousainou Darboe, au côté de deux autres des six concurrents.

"Tous les moyens d'action sont sur la table", a-t-il ajouté en appelant "tous les Gambiens à rester calmes et pacifiques" le temps que des investigations soient conduites. Les représentants de ces candidats présents lors des opérations de comptage ont constaté "un certain nombre de problèmes", a-t-il dit.

Les Gambiens se sont pressés en masse dans les isoloirs, samedi, et, en guise de bulletin, ont voté avec une bille introduite par un tuyau dans un des bidons aux couleurs et à l'effigie de chaque candidat, procédé institué sous la colonisation à cause d'un illettrisme largement répandu.

Environ un million de Gambiens, sur une population de deux millions, étaient appelés à choisir parmi six candidats, tous des hommes, celui qui dirigera pendant cinq ans le plus petit pays d'Afrique continentale, qui est aussi l'un des plus pauvres au monde.

L'élection était annoncée comme un duel entre le sortant Barrow et l'opposant historique Darboe.

Cinq ans après la fin de la dictature, la consolidation démocratique est un des enjeux de l'élection. Le sort de l'ancien dictateur Yahya Jammeh et la crise économique en sont d'autres.

La communauté internationale sera attentive à l'acceptation ou la contestation par les perdants des résultats officialisés par la commission, a dit un haut diplomate international parlant de "moment capital".

La Communauté des États ouest-africains (Cédéao), acteur majeur de la crise post-électorale de 2015 et du départ contraint du dictateur Jammeh, a appelé dans un communiqué "tous les candidats à accepter de bonne foi l'issue de cette élection qui n'aura ni gagnant, ni perdant, mais un seul vainqueur, le peuple gambien".

Il y a cinq ans, Adama Barrow, ancien promoteur immobilier aujourd'hui âgé de 56 ans et alors quasiment inconnu, avait déjoué les pronostics et battu le dictateur Jammeh après plus de vingt ans de régime caractérisé par une multitude d'atrocités commises par l'État et ses agents : assassinats, disparitions forcées, viols, actes de torture...

Crise économique

Yahya Jammeh, qui refusait de reconnaître sa défaite, a été forcé de s'exiler en Guinée équatoriale sous la pression d'une intervention militaire ouest-africaine.

La présidentielle de 2021 est la première sans lui depuis 1996.

Adama Barrow revendique le retour des libertés, la construction de routes et de marchés, et la pacification des relations avec la communauté internationale.

Ousainou Darboe, 73 ans, avocat, quatre fois deuxième derrière Yahya Jammeh à la présidentielle, accuse Adama Barrow d'avoir manqué à tous ses engagements pour rester au pouvoir.

Adama Barrow est revenu sur sa promesse initiale de ne rester que trois ans au pouvoir. Il a beaucoup atténué ses engagements passés à faire rendre des comptes aux responsables des crimes des années Jammeh. Son parti nouvellement créé a, au contraire, noué une alliance avec celui de l'ancien autocrate.

Le prochain président devra décider s'il suit ou non les recommandations d'une commission chargée d'enquêter sur la période Jammeh, qui a demandé que les responsables des crimes commis à cette époque soient jugés.

Des Gambiens interrogés par l'AFP exprimaient d'autres préoccupations. Près de la moitié des Gambiens vivent sous le seuil de pauvreté. Le pays a été durement touché par le Covid-19. En dehors de l'agriculture, le pays, avec ses plages sur l'Atlantique, vivait du tourisme, dont les flux se sont taris. Les Gambiens souffrent du chômage, de l'augmentation des prix du riz, du sucre ou de l'huile, et du manque d'accès aux soins.

France24 avec AFP

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A LA UNE

Mali: au moins trente civils tués dans une attaque dans le centre du pays ( RFI)

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C’est une nouvelle attaque contre des civils qui a eu lieu, vendredi 3 décembre, dans centre du pays. Des hommes armés, des jihadistes présumés, ont mitraillé un bus et tiré sur les passagers. L'attaque est survenue près de la localité de Bandiagara, dans la région de Mopti, dans le centre du pays. Au moins trente civils ont été tués.

Les images sont insoutenables. Le camion de transport, en partie calciné, a été retrouvé au bord d’une route. A l’intérieur, des corps d’une trentaine de civils méconnaissables. Parmi eux, des femmes et des enfants.

On compte également des survivants blessés mais aussi des portés disparus. Ont-ils été emmenés par les jihadistes, accusés d’être responsables de l’attaque, ou bien ont-ils pu à un moment s’échapper du groupe ? Pas de précisions pour le moment.

De sources concordantes, le véhicule et ses passagers se dirigeaient, vendredi, vers la localité de Bandiagara, située dans le centre du pays, pour participer à une foire. Tous étaient des civils.

Sur le trajet, entre le village malien de Songho et la route nationale 15, des hommes armés ont surgi. Ils étaient plutôt bien renseignés. Des coups de feu ont alors éclaté. Panique à bord. Le chauffeur du véhicule aurait tenté de s’échapper. De nouveaux coups de feu ont retenti. Par la suite, les assaillants dont certains étaient à moto, ont mis le feu aux camions.

Il n'y a pas de revendications pour le moment. On s’interroge sur les intentions des jihadistes. Ce qui revient dans les analyses, c’est que par ce genre d’opérations, ils ont notamment l’intention d’opposer les communautés les unes contre les autres.

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A LA UNE

Covid-19 : la Chine promet un milliard de doses de vaccin à l’Afrique

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Xi Jinping, le président chinois, a promis ce lundi le don d’un milliard de doses de vaccins contre le coronavirus au continent africain, pour combler le «vide vaccinal» de la région.

Cette annonce a été faite à l’occasion d’un forum de coopération sino-africaine organisé près de Dakar. Ainsi, 600.000 doses seront apportées sous forme de dons, et 400.000 seront fournies «sous d’autres formes, comme la mise en place d’unités de production de vaccin», a annoncé le président chinois. Une manière de soutenir les pays d’Afrique qui luttent pour relancer leur économie.

«Nous devons poursuivre la lutte solidaire contre le Covid. Nous devons accorder la priorité à la protection de nos populations et combler le fossé vaccinal», a déclaré Xi Jinping à l’occasion de ce forum. Le président chinois a aussi annoncé l'envoi de 1.500 professionnels de santé et la réalisation de 100 projets sanitaires. Il a fait écho à une demande largement répandue des dirigeants africains en préconisant la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins.

La Chine reste le premier partenaire commercial de l'Afrique et la deuxième destination pour les exportations africaines. Elle a doublé son activisme économique sur le continent d'une diplomatie vaccinale intensive en soutien à des pays notoirement sous-dotés.

COUVERTURE VACCINALE FAIBLE EN AFRIQUE

En effet, le continent africain accuse un gros retard dans la vaccination de sa population en comparaison à l’Europe ou l’Amérique, en raison du faible nombre de doses de vaccin disponibles. Selon les données de Our World in Data, seuls 7,2% de la population du continent sont complètement vaccinés, contre 67% pour l’Union européenne. Selon l’OMS, seuls 5 pays africains sur 54 devraient réussir à remplir l’objectif de vaccination complète de 40% de sa population d’ici à la fin de l’année (Les Seychelles, Maurice, le Maroc, la Tunisie et le Cap Vert).

«La menace d'une crise des produits de base des vaccins plane sur le continent. Au début de l'année prochaine, les vaccins Covid-19 commenceront à affluer en Afrique, mais une pénurie de seringues pourrait paralyser les progrès. Des mesures drastiques doivent être prises pour stimuler la production de seringues, et ce rapidement. D'innombrables vies africaines en dépendent», a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, le 28 octobre dernier.

Cette aide de la Chine intervient alors que de nombreux pays ont lancé leur campagne de rappel vaccinal, ce que l’OMS avait vivement critiqué au mois de septembre, estimant que la priorité devait être la vaccination de ceux qui n’ont encore reçu aucune injection plutôt que le rappel vaccinal chez les pays riches et à la couverture vaccinale déjà large.

AFP

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