Connect with us

Opinion

Alpha Saliou Wann : je n’accorde aucun crédit à Alpha Condé (opinion)

Publié

le

Votre publicité ici

Nos dirigeants n'ont pas d'ambition pour notre pays, c'est une évidence pour quiconque qui analyse avec lucidité la situation dramatique de la Guinée. A l'aube de son indépendance, la Guinée était un grand exportateur agricole. A partir de 1958, ils ont tué notre agriculture pour faire d'un pays qui avait l'autosuffisance alimentaire, un net importateur de produits alimentaires. Le choix a été fait de miser totalement sur les mines au détriment de l'agriculture qui aurait rapporté plus en terme d'emplois, de revenus pour l'Etat et les populations à l'image de la Côte d'Ivoire qui avait, quand à elle, poursuivi son développement agricole.
A son arrivée au pouvoir, Alpha Condé s'est contenté de s'appuyer sur la rente minière. Mais sa politique minière se résume en un mot : l’opacité. Depuis 2011, il s'est invité à tous les forums internationaux pour vendre selon lui notre Simandou. Il a passé son temps dans des marchandages occultes jusqu'à l'effondrement des cours du fer mettant ainsi un coup d'arrêt de l'exploitation du Simandou à court terme. Quant la Malaisie et l'Indonésie ont suspendu l'exportation de leur bauxite, la Chine s'est rabattue sur la Guinée. Malheureusement pour nous, le secteur minier a toujours été un domaine réservé de la présidence, qui y place des proches incompétents et corrompus. Ils ont toujours bradé à vil prix nos intérêts nationaux aux multinationales minières. Aujourd'hui, nous voyons fleurir à Boffa et à Boké des sociétés qui exploitent de manière sauvage la bauxite sans construire les infrastructures ferroviaire et portuaire. Nous ne savons rien de ce que s'y passe, c'est l'opacité qui règne en maître dans ce secteur.
Alpha Condé a effectué une visite en Chine qui avait pour centre d'intérêt encore les mines. La Chine contrôle désormais notre secteur minier, mais on se demande où est la contrepartie pour la Guinée? Les résultats de la récente visite en Chine du premier ministre Ghanéen Yaw Osafo Maafo ne m'ont pas échappé. En effet, le Ghana a signé avec la Chine un mémorandum d'entente (MoU) de 10 milliards de dollars pour développer le projet bauxite et son chemin de fer et son transformer la bauxite en aluminium. Les 10 milliards de dollars serviront à financer la construction de 1.400 km d'un projet de réseau ferroviaire de 4.000 km qui reliera les mines de bauxite et les sites de production. Un deuxième protocole d'accord à été signé pour un investissement de 2 milliards de dollars dans des projets agricoles et industriels. Voilà ce que les dirigeants Ghanéens ont obtenu de la Chine parce qu'ils ont de l'ambition pour leur bauxite.
Pourquoi les dirigeants Chinois ont jeté leur dévolu sur le Ghana au détriment de la Guinée qui possède les plus importantes réserves mondiales et le premier exportateur de bauxite en Chine ? Parce que simplement ils ont vu que les dirigeants Guinéens ne sont mus que par des petits intérêts sordides, que pour quelques millions de dollars de commissions, ils sont prêts à brader leurs mines où on parle en milliards de dollars (les prévisions de chiffres d'affaires de la transformation de la bauxite ghanéenne s'élève à 460 milliards de dollars), ils sont minables. Ils ont eu en face d'eux des dirigeants inconscients qui s'en foutent comme d'une guigne des intérêts nationaux de leur pays, avec une administration inefficace et corrompue, ils ne pouvaient donc prendre le risque de s'engager durablement avec nous. Par populisme Alpha Condé reprend partout le même refrain que l'Afrique veut désormais transformer sur place ses richesses, mais en même temps il autorise que notre bauxite sans aucun traitement comme à CBG, soit transporté dans des camions à un débarcadère, puis charger dans des barges pour être transborder dans les navires minéraliers en haute mer. De qui se moque- t-il ? Des Guinéens, pas en tout cas des autres africains qui ont déjà pris conscience de ces enjeux.
Il faut savoir qu'Alpha Condé ne fait que suivre les traces de ses prédécesseurs. La France coloniale avait prévu de transformer notre énorme potentiel bauxitique en aluminium. Pour alimenter les usines en énergie, ils ont prévu de construire des barrages sur le Konkouré. Mais à l’indépendance, c'est l'usine d'alumine qui était avancé, donc ils partiront avec leurs projets d'usine d'aluminium et de barrage (c'est au Cameroun qu'ils construiront l'usine d'aluminium prévu en Guinée). Toutefois, rien n'empêchait les nouveaux dirigeants du pays de poursuivre ces projets. Ils se contenteront de l'exportation de la bauxite brute avec les Américains à Kamsar, les Soviétiques à Kindia et les Français avec l'alumine à Fria. Au même moment, Kwame Nkrumah du Ghana quant à lui a construit del 1961 à 1965 le barrage d'Akossombo de 912 MW, porté à 1020 MW en 2006, pour alimenter principalement la fonderie d'aluminium exploitée par la Volta Aluminium Company. En 2013, le Ghana a produit 40.000 tonnes d'aluminium.
Je crois que les élites dirigeantes guinéennes doivent abandonner la Propagande qui est un véritable cancer qui ronge notre pays. Ils font croire aux Guinéens que notre pays compte en Afrique et dans le monde, que nous avançons alors que nous sommes parmi les 10 pays les plus pauvres du monde. Nous faisons pitié parce que notre pauvreté extrême est inexplicable même pour un pays africain.
Bon, moi je n'accorde aucun crédit à Alpha Condé, avec lui nous nous acheminons tranquillement vers une nouvelle décennie perdue. Et il veut un 3 ème mandat comme pour confirmer une sorte de malédiction qui frappe la Guinée. J'espère de tout mon cœur que les jeunes Guinéens l'accompagneront en toute douceur à la retraite à côté de son ami Blaise Compaoré.

Par Alpha Saliou Wann

Votre publicité ici

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Tougué en lumière ! (par Jacque Lewa Léno)

Publié

le

Par

Votre publicité ici

Tougué en lumière. Il faut vraiment parler de cette préfecture du centre nord de la Guinée. Préfecture plus ou moins visible, entre Labé et Dinguiraye perché sur le plateau du Fouta Djallon. Nous n’y avons pas encore été, il y a de quoi envier tous ceux qui  ont effectué une visite accidentelle là-bas. Voyage hasardeux, comme si un matin, on était parti de Labé, bien connue pour sa grandeur et son histoire pour Dinguiraye, la ville religieuse d’Elhadj Oumar Tall.

Par inadvertance on se retrouve dans ce qui apparaît à première vue à un village. C’est à peu près la même image qui frappe tous les étrangers qui visitent certaines de nos villes de l’est à l’ouest, du nord au sud. Tougué ne peut pas à elle seule, avoir la réputation de gros village érigé en préfecture.  Après tout il faut faire attention.

Les grands noms reviennent : Koin, Kollangui. La zone autrefois envahie par les Djallonkés. Non nous n’allons pas nous perdre. Pour ne pas avoir à parler de Kollet, Kouratongo, Tangaly et Fatakô. Ah mais de Fatakô, parlons en. Fatakô qui abrite l’une des plus grandes mosquées du pays, 15 000 places. Fatako chez feu Sékouba Kouyaté, l’auteur de la célèbre chanson Sayata Yeto et de son fils Habib. Fatakô, c’est chez Elhadji Ousmane Baldé, alias sans loi, le patron de la communauté Halli Pular et Foulbé. C’est une sous préfecture riche d’une économie portée par ses fils, qui ont accepté de faire le tour du pays. Fatakô tire sans doute sa célébrité récente de Sékouba, de son son fils, de la mosquée dont l’inauguration fut boudée par les autorités politiques du pays et de Sans loi, celui là même qui a songé bâtir une œuvre aussi gigantesque pour la communauté musulmane.

De Tougué nous dirons, pour parler de l’actualité, que c’est le berceau de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale. Peu importe l’endroit où l’ANIES a été créée, c’est à Tougué qu’on a commencé le partage des richesses : 250 000 francs guinéens et un petit téléphone pour être appelé. Qui n’a pas vu l’image de cette vieille dame, recevant du premier ministre Kassory, des billets de 10 000 GNF ? Nous ne connaissons pas le montant, mais elle avait souri pour imiter le chef du gouvernement qui venait d’essuyer la colère des jeunes de Labé. Nous pensions que Tougué ne recevrait pas de si tôt une autre délégation de politiques. Mais c’était sans comprendre que Djôken Alpha était en gestation.

La tournée a pu concerner plusieurs préfectures de la moyenne Guinée, mais il y a des endroits qui intéressent particulièrement les nouveaux rabatteurs. Tougué, c’est un peu plus de 28 milles habitants. Sans Loi est un adversaire, il ne faudrait pas qu’à cause de lui et Abdoulaye Yéro Baldé, les citoyens rejettent la drague de l’administration. Oui Yéro Baldé, on n’en parle pas, il a quitté le gouvernement pour rester calme. Il ne viendra pas parler à ses parents du RPG cette fois. Les autres moins connus avant, se font de la place au sein du Djôken Alpha et viennent promettre le fond de caisse de l’ANIES. Et ils demandent aux hommes et femmes de Tougué, de tout demander au président candidat, eux ils se chargent de remonter les sollicitations.

En dix ans de gouvernance, le pouvoir n’a pu faire de Tougué qui possède quand même, une vingtaine de sites touristiques, une destination, mais puisqu’on y trouve aussi de la bauxite, alors bientôt le rayonnement de la société de bauxite de Tougué. Mais pour cela tout dépendra du 18 octobre.

Par Jacque Lewa Léno

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

A LA UNE

La candidature de Cellou Dalein est-elle une équation ou une adéquation ?

Publié

le

Par

Votre publicité ici

La candidature annoncée et assumée de Cellou Dalein Diallo, à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, a produit l’effet d’un roulement de tonnerre sans fin, dans le ciel politique de la Guinée chroniquement assombri par une nuée de difficultés. Les arguments en faveur et les avis en défaveur de la candidature résonnent de sens par-ci, ruissellent d’erreurs par-là.

Il convient de préciser à l’endroit des uns et des autres (ceux qui approuvent avec ferveur la candidature, comme ceux qui la désapprouvent avec frénésie) que les vérités d’ordre politique ne sont ni bibliques ni coraniques. Car, en effet, le combat politique – ayant pour finalité, la conquête du pouvoir – n’est jamais rectiligne dans sa double dimension stratégique et tactique. A ce propos, Lénine disait : « La Révolution n’est pas la perspective Nevski ». Allusion à l’avenue de 45 kilomètres la plus droite de la ville de Saint-Pétersbourg rebaptisée Leningrad.

L’expérience monumentale du monumental Abdoulaye Wade en est une nette illustration. Politicien doué et roué, opposant coriace et increvable, Abdoulaye Wade a toujours fait la navette entre la rue et les urnes – avec quelques escales en prison – jusqu’au succès du 19 mars 2000. Durant tout son long et rude combat politique, l’adversaire successif des Présidents Léopold Senghor et Abdou Diouf, n’a jamais boycotté une élection ; hormis les communales de 1996. Bref, l’ancien Président sénégalais a démontré éloquemment que la rue et les urnes ne sont pas forcément antinomiques. Donc, vivement l’alliage de la rigidité opportune et de la flexibilité nécessaire !

Au demeurant, la pertinence de la combinaison du moyen de pression (la rue) et du moyen de triomphe (le vote) est administrée par le parcours des Partis communistes d’Europe occidentale. Singulièrement, les imposants Partis communistes français et italien qui sont constamment allés aux élections, tantôt en solo, tantôt en tandem avec leurs cousins socialistes. Une expérience française qui a culminé, en 1981, avec la victoire d’un François Mitterrand épaulé par les communistes.

Comme quoi, le FNDC fait preuve de myopie politique en laissant Cellou Dalein, seul, face à Alpha Condé. Pourtant, le leader et candidat de l’UFDG ne fait que traduire ou appliquer le bréviaire de tout opposant avisé : contester, combattre et concourir. Baptisons ce bréviaire : les 3 C. Contester Alpha, combattre Alpha et concourir au suffrage universel avec Alpha, pour in fine, balayer Alpha. Comme on le voit, ces trois gestes-là sont compatibles. C’est d’autant plus vrai que l’élection présidentielle n’est pas assimilable à l’élection d’un député. Dans la première, les opinions les plus diverses peuvent se réunir et se fixer dans un intérêt commun et supérieur à tous les autres…intérêts. Pardonnez la répétition !

En définitive, ceux qui pointent les « contradictions » ou soulignent les « incohérences » de Cellou Dalein Diallo, doivent se convaincre que la politique de la chaise vide mène précisément vers un futur vide de toute possibilité de changement. Ou alors, que les contempteurs de Cellou Dalein et les procureurs de sa candidature déclinent une alternative valable, en dehors du simple et stérile boycott !

En vérité, l’équation fâcheusement créée par l’Empereur au petit pied, le Samory au rabais et le Sékou Touré sans charisme ni panache (j’ai nommé Alpha Condé) renvoie à une alternative à deux termes : le choix démentiel de la guerre civile en Guinée, choix exclu par les Guinéens de tous bords qui aiment leur patrie. Il s’y ajoute que le Président Alpha Condé et son État ont le monopole des armes et du feu : bonjour le fatal génocide ! Ou bien alors l’option adéquate de la compétition électorale qui est heureusement privilégiée par Cellou Dalein Diallo. Même si – à propos de la présidentielle du 18 octobre 2020 – les dés sont pipés et les cartes biseautées. Toutefois, il faut absolument tacler Alpha Condé dans la surface de réparation ! Sinon, il marquera aisément un troisième but (mandat) et mourra dans les buts, c’est-à-dire au pouvoir.

Par Babacar Justin Ndiaye, politologue sénégalais

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

A LA UNE

L’axe doit-il vraiment arrêter de se battre?

Publié

le

Par

Votre publicité ici

Alors que la dictature s'enracine du jour au lendemain en Guinée, j'entends beaucoup des voix s'élever pour demander aux jeunes de l'axe de cesser de lutter pour l'instauration de la démocratie dans notre pays, au prétexte que dans les autres communes ça ne manifeste pas. Oui Zakariaou est tombé mais son président est aujourd'hui ministre sans que la liberté pour laquelle il fut tué ne soit effective. Après lui des centaines d'autres sont tombés sous les balles féroces de forces de sécurité.

Au moment où la liberté et la démocratie sont plus que jamais menacées par un groupe d'individus sans vergogne, dont le seul souci est de remplir les poches, même s'il faut massacrer tout le peuple, faudrait-il donc tout laisser?  Laisser libre chemin à la dictature et aux dictateurs? Oublier les martyrs couchés à Bambeto, alors qu'ils comptent sur leurs camarades vivant pour terminer leur rêve : une Guinée libre, juste et démocratique? Les laisser mourir pour rien?

En juin 1940, alors que sous l'occupation allemande, le Marchal Pétain s'apprêtait à signer l'armistice, depuis Londres, le Général De Gaulle a appelé les français à la résistance. Sans cet appel, la France serait aujourd'hui une région d'Allemagne.

De même, Si Soweto avait lâché, l'apartheid aurait demeurée pour toujours, les martyrs seraient morts pour rien, et Nelson Mandelà serait certainement oublié dans sa cellule de prison.

À la guerre comme à la guerre, ceux qui gagnent sont ceux qui n'abandonnent jamais. Aujourd'hui de mon point de vue, vouloir emmener les jeunes de l'axe à ne plus s'élever contre la dictature et la mauvaise gouvernance, c'est tacitement faire le travail de ceux qui nous bâillonnent. Car en vérité ce qu'ils veulent c'est voir tout le monde se courber devant leur chemin. Ils veulent exactement que Ratoma soit comme Kaloum ou ailleurs où un sac de riz suffirait pour se maintenir à vie au pouvoir. Que tout le peuple meure de misère, tant pis !

Nul n'ayant vu un animal s'apitoyer sur son sort, je dirai que plus que jamais l'axe doit résister, que les autres communes doivent rejoindre le combat, que la Guinée et les guinéens doivent se battre pour la liberté, pour la justice et pour la démocratie.

Même quand personne ne croit plus, ce combat doit continuer, l'axe doit le continuer. J'ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

Votre publicité ici
Cliquez et continuer à lire

Facebook

Devenez annonceur sur guinee28.info

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS

Créez votre site INTERNET 250000FG MOIS
Devenez annonceur sur guinee28.info

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Télél : +224 624 24 93 98 – 656 92 41 62 – 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance

Vous aimez lire guinee28.info merci par avance de votre soutien «Veuillez désactiver votre bloqueur de publicité». Nous n'affichons que des publicités natives qui rendent le site agréable.

Avis aux utilisateurs d'AdBlock

Vous aimez lire guinee28.info merci par avance de votre soutien «Veuillez désactiver votre bloqueur de publicité». Nous n'affichons que des publicités natives qui rendent le site agréable.