Le rideau est tombé ce mercredi 4 mars 2026 sur l’affaire de la « bastonnade collective » qui tenait la ville de Labé en haleine. Ouvert deux jours plus tôt devant le Tribunal de première instance, le procès de sept collégiennes, poursuivies pour coups et blessures volontaires et atteinte à la dignité humaine via un système informatique, a abouti à une condamnation partielle.(Crédit Photo-africaguinee).
Si neuf élèves étaient initialement impliquées, seules sept ont fait face au juge, lequel a finalement décliné sa compétence pour cinq d’entre elles en raison de leur minorité ; leur sort sera tranché ultérieurement par une juridiction spécialisée.
Reconnues coupables de violences, de voies de fait et de diffusion de contenus dégradants, Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry ont été condamnées à un an de prison avec sursis et au versement d’une amende d’un million de francs guinéens chacune.
En complément de cette sanction pénale, le tribunal a ordonné la suppression immédiate des vidéos de l’agression et a mis les frais de procédure à la charge des condamnées.
Pour fonder ce verdict, le magistrat s’est appuyé sur un arsenal juridique combinant le Code pénal, le Code de procédure pénale et la loi relative à la cybersécurité.
Les parties ont désormais quinze jours pour contester cette décision en appel.
Par I.Sylla


