La Guinée a attiré 7,8 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, devenant le premier pays bénéficiaire en Afrique subsaharienne et le deuxième à l’échelle continentale, derrière l’Égypte (15,45 milliards de dollars). Ces données ont été publiées cette semaine par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans son Rapport mondial sur l’investissement 2026. Ce volume d’investissement représente une hausse de 457,14 % par rapport à l’année 2024, au cours de laquelle le pays avait enregistré 1,4 milliard de dollars d’IDE.
Selon la CNUCED, cette augmentation est justifiée par les apports financiers dans les grands projets miniers du pays, particulièrement les investissements continus dans la bauxite et le développement du projet de gisement de fer de Simandou, dont la phase d’exploitation a été lancée à la fin de l’année 2025. Une part majeure de ces 7,8 milliards de dollars a été directement allouée à la construction de la mine et des infrastructures d’exportation.
Avec ces résultats, la Guinée se positionne en Afrique de l’Ouest devant le Nigeria, qui a enregistré près de 4 milliards de dollars d’investissements portés par son secteur pétrolier et gazier (soit une hausse de 150 %), la Côte d’Ivoire (2 milliards de dollars) et le Ghana.
Les projections indiquent un maintien de ces flux d’investissements pour les années à venir, soutenus par la finalisation en cours du quai de Rio Tinto à Moribayah et l’augmentation des capacités de production des sociétés exploitant la bauxite.
Face à cette concentration de capitaux dans le secteur extractif, le gouvernement guinéen initie des démarches pour orienter les investissements vers la transformation locale, avec trois raffineries d’alumine actuellement en construction et deux autres à l’étude. Des projets de diversification sont également menés dans les secteurs de l’agriculture et de l’hydroélectricité, incluant un barrage en chantier et deux autres en phase de projet.
Par Mouctar Barry


