Le Premier ministre Bah Oury a adressé une mise en garde formelle et sans concession à ses ministres, avertissant que tout manquement à la discipline collective, tout orgueil ou toute rivalité interne ne seront plus tolérés au sein de l’exécutif. S’exprimant lors de la cérémonie de restitution de l’Atelier stratégique consacré à l’accélération du Programme Simandou 2040, le chef du gouvernement a martelé que la période de transition politique est définitivement achevée, plaçant de facto chaque membre de la nouvelle équipe gouvernementale sous une stricte obligation de résultats face au peuple guinéen.
Pour matérialiser cet ultimatum, Bah Oury a révélé avoir notifié par écrit à l’ensemble du gouvernement trois principes de fonctionnement déclarés non négociables : la concertation transversale, le respect absolu de la hiérarchie exigeant de se référer directement à lui, et la discipline.
Selon les propos du Premier ministre, cette injonction de fermeté, expressément validée par le président de la République dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel, doit également être appliquée sans la moindre faiblesse par les ministres au sein de toutes les administrations placées sous leur autorité.
Ce recadrage politique drastique est directement lié aux enjeux colossaux du Programme Simandou 2040, dont le Premier ministre a rappelé être l’unique responsable devant le chef de l’État.
Refusant toute excuse, Bah Oury a fixé un cap contraignant à ses ministres désormais sous étroite surveillance : construire les bases du développement du pays au cours des trois prochaines années, et achever l’intégralité des chantiers du programme d’ici dix ans.
Citant les modèles de développement rapide de la Chine et des Émirats arabes unis, il a exigé de son équipe un esprit de dépassement permanent, affirmant que sans la discipline imposée ce jour, l’appareil d’État sera incapable d’avancer.
Par Alpha Abdoulaye Diallo


