Huit migrants guinéens ont survécu à 25 jours d’errance dans l’océan Atlantique avant d’être secourus vendredi par les garde-côtes mauritaniens au large de Nouadhibou. Ces Guinéens font partie d’un groupe de 37 rescapés, comprenant également 22 Sénégalais et sept Gambiens, sauvés d’une embarcation qui transportait initialement près de 160 personnes en direction des îles Canaries espagnoles.
Selon les informations communiquées par les garde-côtes mauritaniens, le drame s’est produit lorsque la pirogue, partie de Banjul en Gambie, a subi une panne mécanique suivie d’une pénurie de carburant.
Dérivant dans les eaux internationales avant d’entrer dans la zone mauritanienne, les passagers ont rapidement épuisé leurs vivres.
Les témoignages des survivants indiquent qu’« après seulement dix jours de navigation », l’eau potable et la nourriture manquaient totalement, contraignant les occupants à boire de l’eau de mer pour survivre à ces conditions extrêmes.
Suite à ce naufrage, les autorités estiment qu’environ 120 exilés sont aujourd’hui portés disparus et un cadavre a été repêché à bord.
L’opération de sauvetage a été déclenchée grâce à des messages de détresse captés par les réseaux locaux de pêche artisanale.
Après deux jours de recherches actives, un patrouilleur mauritanien a localisé et intercepté la pirogue qui se trouvait « dans une situation très dangereuse et sur le point de couler ».
Les rescapés ont été immédiatement acheminés vers la ville de Nouadhibou, où sept d’entre eux, dans un état critique, ont été transportés d’urgence à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux.
Ce sauvetage impliquant les huit Guinéens s’inscrit dans une série d’interventions en mer menées par les garde-côtes mauritaniens depuis vendredi.
Lors d’une autre opération réalisée le lendemain, samedi 18 juillet, 179 autres migrants partis du Sénégal ont été secourus à la mi-journée, portant à 216 le nombre total d’exilés sauvés au cours du week-end.
Les opérations de recherche se poursuivent actuellement dans l’Atlantique pour tenter de retrouver les 120 passagers manquant toujours à l’appel.
Par Mariam Bâ


