La communauté guinéenne établie à Abidjan est en deuil après le glissement de terrain qui a frappé le quartier Mossikro, dans la commune d’Attécoubé, le lundi 29 juin 2026. Selon les informations communiquées par l’Ambassade de la Guinée en Côte d’Ivoire, six ressortissants guinéens figurent parmi les victimes décédées lors de cette catastrophe survenue vers 8 heures GMT, après deux jours de pluies diluviennes ayant entraîné la saturation des sols et l’effondrement d’habitations.
La tragédie a particulièrement décimé une famille entière, ensevelie sous les décombres de leur domicile. Il s’agit de Diallo Amadou, âgé de 40 ans et couturier de profession, de son épouse Binta Diallo, une ménagère de 30 ans enceinte de neuf mois, ainsi que de leurs trois enfants : Diallo Ousmane, 10 ans et élève en CM2, Diallo Aissata, 7 ans et élève en CM1, et la petite Diallo Kadiatou, âgée de seulement 3 ans. Le bilan des pertes humaines guinéennes est complété par le décès d’Elhadj Aliou Barry, un commerçant également emporté par l’éboulement. Les autorités consulaires ont indiqué que les démarches administratives sont actuellement en cours pour organiser l’inhumation des victimes.
Ce drame s’inscrit dans un contexte national préoccupant, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ayant annoncé mercredi que les pluies diluviennes ont fait 59 morts en Côte d’Ivoire depuis le début du mois de juin.
Lors du compte rendu du conseil des ministres, le porte-parole a souligné que « le bilan le plus élevé revient à la commune d’Attécoubé avec une vingtaine de morts, où les populations ont hélas recolonisé des sites d’où elles avaient été déplacées ».
Face à l’ampleur de la situation, le gouvernement, par la voix d’Amadou Coulibaly, a exhorté les populations à « respecter toutes les mesures de sécurité qui sont édictées, notamment en quittant les zones identifiées comme à risque », tout en précisant qu’« aucune victime n’a été enregistrée dans les zones identifiées comme étant à risque, et où les populations ont respecté les consignes de sécurité du gouvernement et accepté de se déplacer ».
Par Mariam Bâ


