Le Plan de convergence forestière (PCF) révisé pour la période 2026-2035 a été officiellement validé par la CEDEAO à Conakry, devenant ainsi le nouveau cadre de référence sous-régional pour harmoniser les politiques forestières, accélérer la transition écologique et mobiliser des financements climatiques.
Cette adoption fait suite à un atelier technique régional organisé du 8 au 10 juin 2026 dans la capitale guinéenne par la Direction de l’environnement et des ressources naturelles de la CEDEAO, en partenariat avec la FAO. L’événement a réuni près de 70 participants, incluant des experts forestiers et de la faune sauvage des États membres, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé, dans le but de redéfinir les priorités communautaires face à la déforestation et aux changements climatiques.
La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence du Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Dans son allocution, le Chef du Gouvernement a insisté sur l’obligation d’une réponse multilatérale, rappelant qu’« aucun pays ne peut agir seul et qu’une coordination régionale renforcée demeure indispensable pour relever ces défis communs ». Il a notamment mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, véritable château d’eau régional, affirmant que « la préservation de cet écosystème est un enjeu environnemental, économique et stratégique pour des millions de personnes ». Avant de laisser place aux travaux de validation, il a instruit les experts afin que « le Plan révisé de Convergence Forestière 2025-2035 doit devenir un cadre de référence ».
Les autorités sectorielles et institutionnelles ont apporté des précisions sur la portée de ce plan révisé. Le commissaire de la CEDEAO aux affaires économiques et à l’agriculture, le Dr Kalilou Sylla, a souligné que ce texte s’inscrit dans la Vision 2050 de la CEDEAO en intégrant désormais des thématiques transversales comme la résilience climatique, l’égalité des sexes et le soutien aux communautés locales.
De son côté, la ministre de l’Environnement et du Développement durable de la Guinée, Madame Djami Diallo, a rappelé que cette dynamique transnationale s’harmonise parfaitement avec le programme national Simandou 2040, qui place la valorisation du capital naturel et la gestion responsable des ressources au centre du développement économique.
Par Mariam Bâ


