Conakry, le 1er juin 2026 – La réaction ne s’est pas fait attendre, et elle est à la mesure de l’homme. Quelques heures après l’annonce du décès du journaliste Souleymane Diallo, fondateur du groupe Le Lynx – La Lance, au Canada, de suites de maladie, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a publié un communiqué empreint d’une profonde émotion, saluant la mémoire d’un bâtisseur de la liberté de la presse en Guinée.
Pour l’institution régulatrice, le départ de cette figure de proue de la presse privée ne se résume pas à une triste nécrologie : c’est un séisme sectoriel. « Sa disparition laisse un vide immense au sein du paysage médiatique guinéen et africain. »
Au-delà du patron de presse satirique et audacieux que tout le monde pleure aujourd’hui, la HAC a tenu à rappeler le rôle historique, presque institutionnel, que Souleymane Diallo a joué dans les coulisses de l’histoire médiatique du pays.
Bien avant la HAC actuelle, il y avait le Conseil national de la communication (CNC). Doyen Souleymane en fut l’un des tout premiers conseillers, acceptant de s’asseoir à la table des négociations pour inventer les règles du jeu d’une presse libre mais responsable.
« Il a mis son expertise et sa rigueur morale au service des premières heures de la régulation des médias guinéens. Son intégrité a contribué à jeter les bases d’une cohabitation entre l’État et les médias indépendants. »
L’union sacrée de la corporation
Face à ce deuil national, le président de la HAC, M. Boubacar Yacine Diallo, ainsi que l’ensemble des commissaires et du personnel, ont tenu à faire bloc avec la corporation. L’institution a présenté ses condoléances officielles à la famille biologique du défunt, à la rédaction et aux travailleurs du groupe Lynx – Lance, ainsi qu’aux organisations professionnelles des médias.
En s’inclinant devant la dépouille de Souleymane Diallo, la HAC ne salue pas seulement un ancien collègue, elle consacre un modèle de déontologie. Un signal fort envoyé à la nouvelle génération de journalistes.
Par Guinee28


