Le jeudi 8 mai 2026, lors du Conseil des ministres, le président Mamadi Doumbouya, a ordonné une mise sous haute surveillance immédiate de la commune de Kaloum.
Constatant une concentration inhabituelle de profils jugés sensibles dans le centre administratif et politique de Conakry, le Président a saisi en urgence le Conseil supérieur de la Défense pour neutraliser ce qu’il qualifie de menace pour la sûreté de l’État.
Selon le compte-rendu du porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, cette décision découle d’une volonté de prévenir toute déstabilisation dans un contexte sous-régional tendu.
« le Chef de l’État a exprimé ses préoccupations quant à la prolifération de personnes en situation de vulnérabilité, d’individus présentant des troubles mentaux, de jeunes sans-abri, de vendeurs ambulants et d’étrangers, particulièrement dans le périmètre de Kaloum et ses environs.»
Affirmant que cette « réalité constitue un facteur de vulnérabilité pour la sécurité nationale », Mamadi Doumbouya a instruit les autorités militaires et sécuritaires de « se saisir de cette question sans délai » afin de mettre en œuvre des mesures de régulation et de contrôle renforcées dans la presqu’île.
Par Mariam Bâ


