En Côte d’Ivoire, le gouvernement a annoncé, lors du conseil des ministres tenu ce mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Créée en 2001 pour instaurer la confiance dans le jeu électoral, cette institution, qui supervisait les scrutins depuis 25 ans, faisait face à de vives critiques de la part de la classe politique qui la jugeait désormais partisane, notamment sur la question de l’élaboration de la liste électorale.
Par cette mesure, les autorités ivoiriennes entendent répondre aux contestations pour assurer la stabilité politique du pays.
Selon Amadou Coulibaly, ministre porte-parole du gouvernement, « cette dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections plus à même de rassurer les acteurs politiques et les Ivoiriens et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées dans notre pays ».
Bien que les détails du futur organe de remplacement n’aient pas encore été communiqués, la décision est accueillie favorablement par une partie de l’opposition. Jean-Gervais Tcheïdé, porte-parole adjoint du PPA-CI, a estimé à RFI que « cette décision va permettre de remettre les compteurs à zéro en relançant le dialogue », précisant que « c’est aussi l’occasion de s’entendre sur le format de ce futur organe et, surtout, sur le pouvoir qu’on lui donne afin qu’il soit un arbitre réel ».
Par Guinee28


