Une violente dispute foncière a éclaté le dimanche 19 avril 2026 à la frontière entre la Guinée et la Côte d’Ivoire, opposant les habitants de Kalafilila à ceux de Fangala.
L’affrontement, provoqué par un litige persistant depuis trois ans autour de la mare Dalagbeba, a fait plusieurs dizaines de victimes dans les deux camps.
Selon des sources locales, une vingtaine de blessés ont été évacués vers l’hôpital régional de Kankan, tandis que d’autres blessés sont signalés du côté ivoirien sans bilan officiel arrêté.
Face à l’escalade de la tension sur le terrain, les populations locales sollicitent une intervention immédiate des autorités administratives et sécuritaires des deux pays pour sécuriser la zone, délimiter la frontière et engager un processus de médiation durable.
Cette nouvelle flambée de violence à la frontière ivoirienne s’inscrit dans une série noire d’incidents frontaliers pour la Guinée.
En effet, ce choc entre les habitants de Kalafilila et de Fangala intervient peu de temps après des heurts similaires signalés aux limites territoriales avec la Sierra Leone et le Liberia.
Cette multiplication des points de friction souligne la fragilité actuelle des zones transfrontalières guinéennes, où l’absence de démarcations précises et la gestion des ressources naturelles partagées continuent de fragiliser la cohabitation entre les communautés locales.
Par I.Sylla


