L’ambition de Macky Sall de succéder à António Guterres à la tête des Nations unies se heurte à un mur diplomatique au sein même de l’Union africaine (UA). Un projet de décision visant à entériner son soutien officiel a échoué à franchir l’étape de la « procédure d’approbation tacite ».
Selon une note interne de la Commission de l’UA, vingt États membres, dont le Sénégal, ont opposé leur veto à cette initiative portée par le Burundi. Le gouvernement de Dakar, sortant d’un long mutisme le 27 mars, a formellement désavoué la démarche par le biais de sa mission permanente, précisant n’avoir jamais endossé cette candidature ni été associé à sa genèse.
Au-delà de la fracture entre l’ancien président et les nouvelles autorités sénégalaises, qui invoquent le passif économique et sécuritaire de son mandat pour justifier leur refus , d’autres poids lourds du continent ont fait barrage.
Le Nigeria, notamment, a rappelé que la règle de rotation géographique en vigueur aux Nations unies privilégie désormais la région Amérique latine et Caraïbes.
Malgré ce revers institutionnel, le camp de Macky Sall tente de sauver la face en soulignant que trente-cinq pays n’ont pas émis d’objection et maintient que sa candidature, déposée le 2 mars, reste d’actualité.
Ses conseillers s’appuient sur des ralliements d’organisations territoriales africaines et la poursuite de contacts diplomatiques pour affirmer que la partie est loin d’être perdue.
Par Guinee28


