L’Union européenne sort de sa réserve et exprime sa vive préoccupation après le séisme politique qui vient de frapper la Guinée. Par la voix de son porte-parole pour les affaires étrangères, Anouar El Anouni, l’institution déplore officiellement la dissolution de quarante partis politiques, une décision qu’elle juge de nature à compromettre gravement le pluralisme et le climat démocratique indispensable à la tenue de scrutins crédibles.
Dans un message publié sur le réseau social X, l’UE appelle au rétablissement de conditions garantissant des élections législatives et communales ouvertes, transparentes et inclusives, seules capables de mener à un retour de l’ordre constitutionnel.
Cette condamnation internationale intervient alors que le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a rayé de la carte, dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, les piliers de l’échiquier politique national.
Des formations historiques telles que l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le RPG Arc-en-ciel d’Alpha Condé, l’UFR de Sidya Touré, ainsi que le PUP et le PDG-RDA, ont été dissoutes pour « manquements à leurs obligations légales ».
Cette mesure radicale entraîne la perte de leur personnalité morale, l’interdiction de toute activité et la mise sous séquestre de leurs biens, à quelques semaines seulement des élections prévues le 24 mai prochain.
Par Mariam Bâ


