Par une série de décrets diffusés à la télévision nationale tard dans la nuit du dimanche 08 mars, le président Mamadi Doumbouya a ordonné le rappel de plusieurs ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires en poste dans des capitales stratégiques et auprès de grandes organisations internationales.
Ce mouvement diplomatique massif touche l’ensemble des continents. En Afrique, les ambassadeurs Alsény Sylla (Côte d’Ivoire), Siaka Sissoko (Nigéria et CEDEAO), Jean Mato Doré (Ghana) et Noumkè Kaba (Éthiopie et Union Africaine) sont sommés de regagner Conakry. Sur l’axe Europe-Asie, le rappel concerne Mme Aminata Koïta (Chine), MM. Aliou Barry (Allemagne), Nyankoï Haba (Russie) et Senkoun Sylla (France). Outre-Atlantique et au Moyen-Orient, Mme Fatmata Kaba (États-Unis) et M. Mamadi Traoré (Koweït) quittent également leurs fonctions. Enfin, les représentations multilatérales sont visées avec les rappels de M. Jean-Baptiste Grovogui (OIF) et de Mme Aminata Kobélé Keïta (Italie et agences onusiennes à Rome).
Si les actes présidentiels ne précisent pas explicitement les motifs de cette décision, une incertitude demeure quant à la nature exacte du mouvement, entre remplacement définitif et rappel pour consultation. Toutefois, l’article 2 des décrets instruit le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger de prendre les mesures administratives nécessaires à cette transition. Dans l’intervalle, l’intérim au sein de ces chancelleries sera assuré par les chargés d’affaires,
Par Mariam Bâ


