Ouvert le 18 décembre dernier, le second volet du procès du massacre du 28 septembre reprend ce lundi 12 janvier devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Le colonel Bienvenu Lamah et ses coaccusés sont de nouveau attendus à la barre pour répondre des chefs d’accusation portant sur leur implication présumée dans les tragiques événements survenus au stade de Conakry en 2009.
Dans cette phase de la procédure, le colonel Bienvenu Lamah cristallise l’attention. Cet officier de gendarmerie, placé en détention depuis novembre 2022, est soupçonné de complicité dans les exactions commises. Au moment des faits, il dirigeait le centre d’instruction de Kaléah, à Forécariah, situé à une centaine de kilomètres au sud-est de la capitale. Les recrues de ce centre, vêtues ce jour-là de maillots du club de Chelsea et munies d’armes blanches, sont soupçonnées d’avoir activement participé au massacre. Lors de sa première comparution, le 18 décembre, le prévenu avait nié en bloc toute responsabilité, clamant son innocence.
À ses côtés, trois autres prévenus doivent comparaître physiquement : Jean-Louis Kpoghomou, Georges Oulémou et Thomas Touaro. Le tribunal devra toutefois composer avec l’absence de trois figures majeures du dossier, toujours en cavale : le colonel Gono Sangaré, Jacques Maomy et Blaise Kpoghomou.
Les accusés sont poursuivis pour meurtres, assassinats, viols, tortures, enlèvements et coups et blessures volontaires. Le colonel Lamah, spécifiquement, répond de complicité présumée dans l’orchestration ou l’exécution de ces crimes.
Par Mariam Bâ


