Education : le SNE durcit le ton et annonce la poursuite de la grève dès le 5 janvier

Lors de ses vœux de nouvel an, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), a livré un réquisitoire cinglant contre la gestion du secteur. Pour le syndicaliste, l’année 2025 s’achève sur un constat d’échec social où la précarité et la « clochardisation » de la profession atteignent des sommets. Entre des retraités sans toit après 40 ans de carrière, des salaires bloqués depuis deux ans et le sort de contractuels sacrifiés au profit de recrutements jugés opaques en octobre dernier, le tableau dépeint est celui d’un système à l’agonie.

Le SNE rappelle pourtant avoir fait preuve d’une « responsabilité sociale » exemplaire en suspendant ses mouvements pour ne pas sabotage les examens nationaux ou la présidentielle du 28 décembre dernier. Mais face aux « manœuvres dilatoires » du gouvernement, accusé de signer des accords d’exclusion avec des organisations minoritaires, le syndicat rompt définitivement le dialogue.

L’exigence est désormais non négociable : la signature et l’application immédiate du statut particulier des personnels de l’éducation. Faute d’acte concret, le mot d’ordre est maintenu. Les salles de classe resteront fermées dès ce lundi 5 janvier 2026, douchant les espoirs d’une reprise après un mois de paralysie marqué par les grèves et les congés.

Par Mariam Bâ

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