Après une élimination humiliante dès le premier tour à la CAN au Maroc, le gouvernement gabonais a annoncé ce 1er janvier 2026 la dissolution du staff, la suspension de la sélection et la mise à l’écart de Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga.
Trois matches, trois défaites. Mercredi 31 décembre, l’ultime revers face à la Côte d’Ivoire (2-3), malgré un sursaut d’orgueil, a scellé le destin des Panthères. Zéro pointé. Pour un pays qui comptait sur cette CAN pour rayonner, l’affront est total. Pierre-Emerick Aubameyang, pourtant autorisé à quitter le rassemblement après le match contre le Mozambique, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tempête qui dépasse le cadre du terrain.
Le Palais s’en mêle, le ton était déjà monté en Conseil des ministres avant même le dernier coup de sifflet. Le président, Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a pas mâché ses mots, fustigeant une « identité nationale fragilisée » par des « manquements structurels persistants » et une « dispersion des ressources ».
Le communiqué de la discorde
La journée du 1er janvier a été marquée par une étrange séquence de communication. Un communiqué officiel, publié puis mystérieusement supprimé des réseaux sociaux, a acté le divorce : « Le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et de la mise à l’écart de Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang. »
Si la suppression du message laisse planer un doute sur la forme, le fond ne trompe personne, le Gabon veut faire table rase. Déjà absent de la prochaine Coupe du Monde 2026, le football gabonais entre aujourd’hui dans une zone de turbulences inédite, avec pour seul objectif une reconstruction totale.
Par I.Sylla



