Cinquante journalistes ont débuté ce lundi 8 décembre une formation de trois jours axée sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans la couverture médiatique des élections.
Cette initiative est portée par l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), avec l’appui financier du Système des Nations Unies.
Plusieurs personnalités ont pris part à la cérémonie de lancement officiel de la session, notamment le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, et la représentante de l’Unicef en Guinée, Maddalena Bertolloti.
Un outil pour la lutte contre la désinformation
Dans son discours d’ouverture, le président de l’AGUIPEL, Amadou Tham Camara, a rappelé le contexte de cette initiative. Il a souligné que la formation intervient à un moment où le pays s’apprête à entamer un nouveau cycle électoral, avec notamment la présidentielle qui aura lieu dans moins de trois semaines.
Face aux évolutions rapides du numérique, qui rendent la production et la vérification des informations plus complexes, il a insisté sur le risque accru de désinformation et de manipulation en période électorale. C’est pourquoi, selon lui, l’usage de l’IA constitue une opportunité majeure pour renforcer les capacités des journalistes afin de lutter contre la mésinformation et la désinformation et de garantir une information plus intègre.
Amadou Tham Camara a précisé que cette formation vise à créer une communauté de journalistes mieux outillés et capables d’adopter des pratiques innovantes pour un traitement de l’information plus précis et plus responsable.
De son côté, la représentante du Système des Nations Unies, Maddalena Bertolloti, a salué l’organisation de cet atelier, qu’elle juge opportun au regard du contexte électoral en cours. Elle a rappelé que les avancées numériques ont profondément transformé la production et la diffusion de l’information, ouvrant de nouvelles perspectives tout en imposant de nouvelles exigences aux acteurs médiatiques.
Pour sa part, le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, a félicité les initiateurs et le Système des Nations Unies pour leur engagement. Il a réaffirmé l’importance d’un journalisme libre et responsable, tout en insistant sur la nécessité pour les professionnels de respecter les lois et les normes en vigueur. Selon lui, l’IA représente un outil destiné à accompagner les journalistes, sans jamais se substituer à leur jugement.
Prenant la parole pour l’ouverture officielle, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a salué le professionnalisme des médias observé jusqu’à présent dans la couverture de la campagne présidentielle du 28 décembre. Il a rappelé que les nouvelles technologies permettent d’accélérer le traitement et la diffusion de l’information, renforçant la responsabilité des journalistes, et a assuré que son institution continuera d’accompagner et de protéger les journalistes.
La formation se poursuivra jusqu’au mercredi 10 décembre, avec des sessions théoriques et pratiques consacrées à l’intégration de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les pratiques journalistiques, notamment en période électorale.
Par Alpha Abdoulaye Diallo


