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« Xi Jinping : la gouvernance de la Chine », un succès mondial

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BEIJING, 26 juin (Xinhua) -- "Xi Jinping : la gouvernance de la Chine", un livre signé de la plume du président chinois Xi Jinping, a célébré ce week-end un anniversaire particulier : celui du 1000e jour de sa publication. L'occasion de célébrer le succès de cet ouvrage devenu le plus publié de Chine ces 40 dernières années avec plus de 6,25 millions d'exemplaires imprimés en 22 langues à travers le monde.

Lu dans le monde entier, "Xi Jinping : la gouvernance de la Chine" a profondément influencé la planète.

Sur 79 chapitres, l'ouvrage compile des discours et des notes écrits par M. Xi entre son élection au poste de secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) en 2012 et le mois de juin 2014. Au fil des pages se dessine la vision de l'Etat chinois et la clé de la réussite du développement de la Chine.

L'ouvrage a remporté un franc succès auprès des décideurs. Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a ainsi demandé une version numérique pour téléphone portable, tandis que son homologue thaïlandais, Prayut Chan-o-cha, a recommandé le livre aux membres de son gouvernement.

En Russie, le professeur Youri Tavrovski a présenté les mesures de réforme innovantes de M. Xi aux lecteurs russes dans un livre publié récemment. Aux Etats-Unis, le directeur général et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a non seulement acheté un exemplaire pour lui-même, mais aussi pour ses collègues afin qu'ils "comprennent le socialisme à caractéristiques chinoises".

Bien que près de trois ans se soient écoulés depuis le lancement du livre, la demande de traductions ne cesse de croître.

Une douzaine d'éditions en 22 langues ont été publiées à la demande de pays étrangers, et d'ici à la fin de l'année 2018, 13 nouvelles langues devraient être disponibles, a fait savoir Xu Bu, président de Foreign Languages Press, l'éditeur du livre.

Evoquant le charme de l'ouvrage, l'un des traducteurs de la version thaïlandaise, Seubpong Changboonchu, professeur à l'Université Chulalongkorn de Bangkok, a comparé le livre du président chinois à la célèbre bande dessinée de football japonaise "Olive et Tom" (Captain Tsubasa).

"Le personnage principal est quelqu'un de fort et qui a travaillé vraiment dur pour réaliser ses rêves", a-t-il expliqué, faisant référence au rêve chinois de grande renaissance nationale de M. Xi.

Au lieu de dresser un tableau illusoire, M. Xi a imposé sa conviction que le travail permet de réaliser les rêves. Il s'est grandement investi pour mener une réforme globale et approfondie, répertoriant plus de 330 grandes mesures dans 15 domaines, dont la lutte contre la corruption et l'amélioration du système judiciaire.

"La pensée de M. Xi se concentre sur les questions fondamentales qui se posent à l'heure où la Chine s'efforce de devenir un pays fort, et non plus juste un grand pays. Sa gouvernance vise à accomplir les missions historiques qui se présentent en cette période", a souligné Han Qingxiang, professeur de l'Ecole du Parti du Comité central du PCC.

Au cours des cinq dernières années, grâce à sa forte détermination et à la mise en oeuvre efficace de sa politique, la Chine a sorti plus de 60 millions de personnes de la pauvreté, créé 64 millions d'emplois dans les zones urbaines, universalisé l'enseignement public obligatoire gratuit pendant neuf ans et établi le plus grand système de sécurité sanitaire et social au monde.

En juin, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont respectivement exprimé leur confiance à l'égard des perspectives économiques de la Chine, une forme de vote de confiance pour la réforme économique de la Chine.

Impressionné par le succès de la Chine, le président ouzbek Chavkat Mirzioïev a déclaré dans son avant-propos pour l'édition ouzbèke que l'oeuvre de M. Xi offrait une source d'inspiration importante pour la gouvernance du pays, le développement de l'économie de marché conforme aux caractéristiques nationales et la protection des intérêts publics.

Au Pakistan, le livre a été publié en anglais et en ourdou. Le président de la Commission sénatoriale de la défense, Mushahid Hussain, qui a participé à la cérémonie de lancement de l'ouvrage, a déclaré à l'agence Xinhua qu'il avait tiré de grands enseignements de M. Xi en ce qui concerne la communication avec le peuple, un aspect que le président chinois mentionne dans son livre en racontant son expérience en tant que chef du PCC dans la province du Zhejiang (sud-est de la Chine).

Le style de gouvernance confiante de M. Xi a encouragé de nombreux pays en développement à chercher une voie de développement adaptée à leur conditions nationales, a observé Han Qingxiang.

A l'heure où l'Occident est aux prises avec le terrorisme, la vague de réfugiés, la crise financière et une impasse politique, de plus en plus de pays adhèrent aux initiatives chinoises telles que "La Ceinture et la Route" et participent à la construction d'une communauté de destin pour l'humanité.

Sonia Bressler, une auteure française, a lu le livre une première fois il y a deux ans. Le concept de développement pacifique du président Xi Jinping lui avait alors laissé une forte impression. Après avoir récemment relu ce livre, elle observe que l'objectif de la Chine de coopération mutuellement bénéfique est pertinent dans le monde d'aujourd'hui.

L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger et le sociologue britannique Martin Albrow, deux consultants stratégiques reconnus, ont pour leur part souligné que l'ouvrage de M. Xi formulait de nouveaux concepts qui pourraient améliorer l'ordre mondial actuel.

"En ces temps où certains pays se battent au sujet de la réforme de la gouvernance globale, la Chine adopte une voie plus ouverte et inclusive, tournée vers l'avant, qui répond à l'appel de l'histoire et se conforme à l'opinion publique internationale", a commenté Qin Yaqing, président de l'Université chinoise des affaires étrangères.

"C'est l'une des raisons importantes qui expliquent le soutien croissant aux initiatives chinoises dans le monde et l'attention que la communauté internationale continue d'accorder au livre de Xi Jinping", a-t-il estimé.

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OMS : Tedros Adhanom Ghebreyesus réélu pour un second mandat

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Premier Africain à diriger l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été reconduit mardi pour un second mandat. À la tête de l'OMS depuis le 1er juillet 2017, il a notamment dû gérer la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec des appels restés souvent sans écho.

Les jeux étaient quasiment faits avant le vote à bulletins secrets lors de l'Assemblée mondiale qui se tenait mardi 24 mai à Genève, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus étant le seul candidat en lice.

Premier Africain à la tête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à 57 ans Tedros Adhanom Ghebreyesus conserve donc son poste pour un second mandat de cinq ans.

Spécialiste du paludisme, diplômé en immunologie et docteur en santé communautaire, le Dr Tedros, comme il aime à se faire appeler, a été ministre de la Santé et chef de la diplomatie de son pays.

Son visage a été rendu familier dans le monde entier par la lutte contre la pandémie de Covid-19, l'une de ses principales préoccupations.

Une histoire personnelle liée à la guerre

Celui qui se pose en homme de paix a été marqué par une enfance plongée dans la guerre mais aussi les conflits en Ukraine, au Yémen, en Syrie et en Éthiopie au cours de son premier mandat.

"Plus encore que les pandémies, la guerre ébranle et détruit les fondations sur lesquelles reposaient des sociétés auparavant stables" et les conflits laissent "des cicatrices psychologiques qui peuvent mettre des années ou des décennies à se refermer", a récemment affirmé le Dr Tedros, pour qui "la paix est indispensable à la santé".

Ces cicatrices sont autant de souffrances qu'il a lui-même endurées. "Je suis un enfant de la guerre", avait lancé dimanche le chef de l'OMS, très ému, à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la santé.

"Le bruit des coups de feu et des obus qui sifflent dans l'air, l'odeur de la fumée après l'impact, les balles traçantes dans le ciel nocturne, la peur, la douleur, la perte – ces choses sont restées en moi tout au long de ma vie, parce que j'étais au milieu de la guerre quand j'étais très jeune", a-t-il dit.

Des années plus tard, la guerre ressurgissant en Éthiopie en 1998, "cette peur" est revenue lorsque ce fut au tour de ses enfants de "se cacher dans un bunker". Et alors que la région éthiopienne du Tigré, sa région natale, est en proie à un conflit depuis fin 2020, il avoue ressentir "à nouveau la même douleur".

Son enfance a également été marquée par le décès d'un frère, faute de médicaments.

Source : AFP

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Guerre en Ukraine : l’ONU redoute un « ouragan de famines »

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est un homme qui s’exprime généralement avec modération, en évitant le catastrophisme. Mais lorsqu’il a pris la parole, lundi 14 mars au soir, il n'a pu cacher son inquiétude. Le Portugais craint, par effet en chaîne de la guerre en Ukraine, un "effondrement du système alimentaire mondial", en d'autres termes "un ouragan de famines" dans de nombreux pays.

La raison est simple : à elles deux, l’Ukraine et la Russie représentent un bon tiers des exportations de céréales dans le monde. Dans le lot, du maïs, du blé, du tournesol, de l’orge. L’Ukraine avait d’ailleurs la réputation d’être le "grenier à blé" de l’Union soviétique.

Le déclenchement de la guerre déstabilise donc tout le marché mondial, pour plusieurs raisons. L’Ukraine ne peut plus exporter, puisque ses ports de la mer Noire sont bloqués. La récolte de cette année n’aura sans doute pas lieu. Et les sanctions prises contre la Russie vont perturber également les exportations russes. Résultat : non seulement, certains pays importateurs vont manquer de céréales, mais surtout les prix vont flamber. Dans plusieurs pays, les prix du pain ou de la farine ont déjà augmenté.

26 pays dépendent du blé russe ou ukrainien

Certains pays d’Afrique ou du Proche-orient sont particulièrement concernés.  En Afrique d’abord, des pays comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, dépendent très directement du blé russe ou ukrainien. La Mauritanie est elle dépendante à 100%. Toute cette région d’Afrique située près de la bande du Sahel est concernée, cela représente 19 pays au total.

La deuxième région du monde la plus touchée est le pourtour sud et est du bassin méditerranéen. En Turquie plus de 80% du blé importé provient de Russie ou d’Ukraine. Le pays est déjà confronté à une inflation galopante. Le Liban est dans la même situation, une catastrophe pour un Etat dont l’économie est devenue exsangue. De plus, l'approvisionnement de l’Egypte, plus gros importateur mondial de blé, dépend à 80% des deux pays en conflit. Le coût du pain a déjà fortement augmenté.

La Libye, la Tunisie, l’Algérie souffrent également. Si les prix continuent de grimper, les Nations Unies craignent, non seulement la multiplication des zones de famines, mais aussi le développement d’émeutes de la faim dans de nombreux pays.

Une situation aggravée par le climat

Une situation d'autant plus grave qu'elle s'inscrit dans un contexte déjà défavorable en raison du réchauffement climatique. Rien qu’en Afrique, 26 millions de personnes sont en situation d’urgence alimentaire, selon les estimations de l’ONU.

Les mauvaises conditions climatiques, combinées aux conflits dans les pays du Sahel, ont provoqué des baisses très fortes des récoltes, au Niger, au Mali, au Burkina.

La seule solution est de recourir à d’autres fournisseurs comme le Brésil et les Etats-Unis. Un recours qui soulève d'autres questions notamment concernant le respect des normes environnementales dans certains de ces pays comme le Brésil.

Par Francetvinfo.fr

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La Russie envahit l’Ukraine: ce qu’il faut savoir

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Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Des explosions ont été entendues dans les grandes villes du pays, dont la capitale, Kiev. Voici ce qu'il faut savoir.

Une déclaration surprise. C’est dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 4 heures du matin, heures de Paris (5 heures à Kiev, 6 heures à Moscou) que le président russe, Vladimir Poutine , a annoncé jeudi le début d’une « opération militaire » en Ukraine. Une déclaration surprise à la télévision, dans laquelle il a appelé les militaires adverses « à déposer les armes ». Le maître du Kremlin a justifié cette opération par la nécessité, selon lui, de défendre les séparatistes de l’est de l’Ukraine, malgré les sanctions de l’Occident. « Nous nous efforcerons d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine. » Quelques heures auparavant, le Kremlin avait déclaré que les responsables des « républiques » séparatistes prorusses autoproclamées avaient demandé l’« aide » de la Russie pour « repousser l’agression » ukrainienne.

Explosions à Kiev et dans les grandes villes. Peu après cette déclaration surprise, une série d’explosions ont été entendues à Kiev, la capitale ukrainienne. Des sirènes d’alerte aérienne y ont retenti, ainsi qu’à Lviv, une grande ville de l’ouest du pays où les États-Unis et d’autres pays ont déplacé leurs ambassades. Des explosions ont également été rapportées à Kramatorsk, à l’est, qui abrite le quartier-général de l’armée ukrainienne, à Kharkiv, la deuxième ville du pays, et à Odessa, sur le mer Noire. La Russie revendique la destruction de bases aériennes et de la défense anti-aérienne ukrainienne. Kiev, de son côté, affirmé avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes.

Une invasion terrestre, un premier mort. Selon les gardes-frontières ukrainiens, les forces-terrestres russes sont entrées en Ukraine. Peu après, vers 8h30 heure de Paris jeudi matin, ils ont annoncé un premier mort.

La loi martiale proclamée en Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi dans une adresse à la nation et a proclamé la loi martiale dans tout le pays. « Pas de panique », « nous allons vaincre », a-t-il assuré à son peuple. Selon lui, le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix ». Son ministre des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a dénoncé une « invasion de grande ampleur » par la Russie. Dans un communiqué, le ministère estime que cette opération vise à « détruire l’état ukrainien, s’emparer de son territoire par la force et établir une occupation ». La veille, l’Ukraine avait commencé la mobilisation d’une quarantaine de milliers de ses réservistes. L’état d’urgence avait été voté.

Les réactions internationales.

Le président américain, Joe Biden, a dénoncé une « attaque injustifiée » qui provoquera « des souffrances et pertes de vies humaines » et a promis que « le monde exigera des comptes à la Russie ». Il s’est entretenu tôt jeudi avec son homologue ukrainien en lui promettant son soutien.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fustigé une « attaque téméraire et non provoquée ». Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’Otan a été décidée jeudi matin.

Pour Boris Johnson, le Premier ministre britannique, Vladimir Poutine « a choisi la voie de l’effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée ».

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, c’est une « violation éclatante » du droit international.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est engagée à demander à Moscou de « rendre des comptes ».

Condamnation française. « La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine », a réagi le président Emmanuel Macron jeudi. Il a appelé Moscou à « mettre immédiatement fin à ses opérations militaires ».« La France est solidaire de l’Ukraine, a-t-il ajouté dans deux tweets. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre. »

Avec AFP

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