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Société & Faits Divers

Il voulait sauver son argent, un vieux meurt dans l’incendie de sa case à Koubia

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Un sexagénaire a perdu la vie dans l’incendie de sa case dimanche dernier à Fangama, dans la sous préfecture de Fafaya, préfecture de Koubia, selon une source sécuritaire citée par visionguinee.

Selon nos confrères, la victime, Dian Bhoye Condé, était dehors lorsque sa case a pris feu. Décidé de sauver son argent qu’il cachait à l’intérieur, il a pris le risque de rentrer dans la case. Une fois à l’intérieur, il sera consumé par les flammes.

A l’origine de l’incendie, le vieux Condé après avoir abattu un arbre derrière sa case, il a décidé de le brulé. C’est ainsi  qu’un vent violent qui soufflait dans le village a propagé le feu sur sa case. Après celle-ci, quatre autres cases seront calcinées.

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre : six ONG appellent les nouvelles autorités à ouvrir un procès

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Douze ans après le massacre de plus de 150 manifestants et le viol de dizaines de femmes au stade du 28 septembre, par les forces de sécurité, le procès des individus suspectés d’être responsables de ces crimes devrait être ouvert dans les plus brefs délais, ont déclaré aujourd’hui six organisations de défense des droits humains. Les victimes et familles des victimes ne doivent plus attendre pour que justice leur soit enfin rendue. Alors que la Guinée s’engage dans un processus de transition politique après le coup d’État du 5 septembre, l’ouverture de ce procès serait un signal fort, démontrant la volonté des autorités de placer le respect des droits humains et la lutte contre l’impunité au centre de leurs priorités, notent-t-elles.

Ces ONG sont l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA), Les Mêmes Droits Pour Tous (MDT), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International et Human Rights Watch.

Malgré les nombreuses années écoulées, le besoin de justice ne diminue pas pour les survivant.es du massacre et les familles des victimes. Il y a tout juste un an déjà, les six organisations dénonçaient les délais, et le temps perdu quant à l’organisation du procès. Leur attente est même insupportable alors que l’instruction est clôturée depuis fin 2017, et que le gouvernement guinéen a promis à plusieurs reprises l’organisation du procès dans les plus brefs délais, au plus tard en juin 2020. Les organisations restent préoccupées par le manque de volonté affichée à organiser ce procès en Guinée.

Ces derniers mois, le comité de pilotage pour l’organisation du procès du massacre du 28 septembre, composé des autorités et de partenaires internationaux, avait relancé ses travaux et adopté une feuille de route. Les travaux pour aménager la cour d’appel de Conakry censée abriter le procès avaient avancé et une formation des magistrats était envisagée par le gouvernement de la France. Pourtant, malgré l’implication des partenaires internationaux pour mettre en place les conditions nécessaires à la bonne tenue du procès, aucune date n’a été fixée à ce jour.

Selon Mme Aissatou Diallo, une survivante des événements du 28 septembre, « compte tenu de l’état de santé des survivant.es qui se dégrade, nous demandons avec l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 que cette année soit la dernière commémoration avant la justice. Il est impérieux que le procès soit organisé et que les réparations soient accordées avant que toutes les victimes ne meurent. »

L’enquête menée par des juges d’instruction guinéens avait été ouverte en février 2010. Plus de 13 suspects ont été inculpés – et 11 d’entre eux sont censés être renvoyés au procès. Parmi eux figurent Moussa Dadis Camara – actuellement en exil au Burkina Faso, l’ancien chef de la junte appelée Conseil national pour la démocratie et le développement, qui gouvernait la Guinée en septembre 2009. Certains suspects inculpés occupaient des postes d’influence jusqu’au récent coup d’État, notamment Moussa Tiegboro Camara, chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé.

Les organisations suivent avec attention la période de transition politique dans laquelle la Guinée est entrée, à la suite de la prise de pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD), le 5 septembre dernier, et réitèrent leur appel pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales de tous les Guinéens. Alors que le chef du CNRD, Mamady Doumbouya, a annoncé que « la justice sera la boussole qui orientera chaque citoyen guinéen », les organisations appellent à ce que la lutte contre l’impunité soit au cœur de l’action des autorités.

« Il est plus qu’urgent, pour la Guinée, de mettre fin au cycle de l’impunité, qui a profondément marqué l’histoire du pays depuis plus de 60 ans. Nos organisations rappellent que le droit international stipule que les États doivent offrir des recours effectifs aux victimes des violations des droits humains et que toute absence de justice ou adoption d’une amnistie pour des crimes graves n’est pas compatible avec ces exigences », ont déclaré les organisations.

« Il est également essentiel que les nouvelles autorités garantissent la protection des défenseurs des droits humains et activistes qui n’ont que trop subi des violations de leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique depuis des années. Les nouvelles autorités devront faire de la justice une condition sine qua non de leur action », ont déclaré les organisations.

La Cour pénale internationale (CPI) avait ouvert un examen préliminaire sur la situation en Guinée en octobre 2009. La CPI, conçue comme un tribunal de dernier recours pour les crimes les plus graves, prend le relais lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent pas ou ne veulent pas, instruire et juger ce type d’affaires. Dans son dernier rapport, la CPI avait indiqué avec déception que “le procès ne s’est pas encore ouvert et le Gouvernement de Guinée n’a communiqué aucun calendrier ou plan d’action à ce sujet.” La CPI avait indiqué que “les autorités guinéennes doivent démontrer, dans les prochains mois, qu’elles ont la volonté et la capacité à la fois de lutter contre l’impunité et de prévenir de nouveaux cycles de violences.”

Guinee28

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A LA UNE

France : pas de naturalisation pour Mamoud, jeune Guinéen qui avait sauvé la vie d’une jeune femme

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En 2019, Mamoud Diallo était fêté en héros dans le Vercors après avoir sauvé la vie d'une jeune cuisinière violemment agressée par un forcené. Grâce à cet acte de bravoure, il espérait être naturalisé, mais sa demande a été refusée par la préfecture de l'Isère (Grenoble), rapporte le site francetvinfo.

Depuis la rentrée, Mamoud Diallo est en formation en alternance pour une entreprise du bâtiment qui lui assure un petit salaire. Ce jeune Guinéen s'était illustré malgré lui en 2019 en sauvant une jeune cuisinière d'une mort certaine. Prenant son courage à deux mains il était intervenu alors qu'un forcené agressait violemment la jeune femme avec une arme tranchante.

Pour cet acte de bravoure, il avait reçu la médaille de la ville d'Autrans et espérait depuis un coup de pouce pour sa naturalisation. Mais voilà, la préfecture de l'Isère est pointilleuse et n'a pas accédé à sa demande. Elle lui a été refusée pour deux motifs. Mamoud Diallo aurait séjourné illégalement en France, il était pourtant demandeur d'asile 15 jours après son arrivée dans le pays. Son acte de naissance serait également non conforme.

Face à cette décision préfectorale, Dominique Daumin son parrain s'interroge. Il existe selon lui des naturalisations obtenues après des actes de bravoure, ce qui n'a pas été le cas pour Mamoud. Il cite volontiers la naturalisation d'un jeune Malien, Mamoudou Gassama, qui avait sauvé un enfant d'une chute d'un immeuble au péril de sa vie, en mai 2018 à Paris. Il cite aussi volontiers, la naturalisation de Lassana Bathhily, qui avait sauvé des otages des terroristes de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes en 2015.

Pourquoi l'acte de bravoure n'a pas été retenu ? Pour l'instant, le préfet n'a pas souhaité nous répondre. En attendant, la situation est critique pour Mamoud Diallo qui pourra refaire une demande dans 2 ans mais d'ici là, sa carte de séjour aura expiré. Son patron ne l'embauchera définitivement que s'il obtient sa naturalisation. "Si tu es étranger et que tu as rendu service en France, soupire-t-il, on te donne la nationalité française normalement, mais pas pour moi".

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

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A LA UNE

Inédit : quand le « procureur du troisième mandat », Sidy Souleymane N’Diaye, fuit la presse !

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Plus de deux semaines après la chute d’Alpha Condé, les concertations nationales se poursuivent encore entre les nouvelles autorités et les forces vives de la nation.

Ce mardi 21 septembre 2021, plusieurs magistrats, dont le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, ont été reçu par la junte, mais à la sortie de la rencontre, Sidy Souleymane N’Diaye a refusé de répondre aux questions des journalistes qui espéraient arracher sa réaction.

Le « procureur du troisième mandat », surnom qu’il a eu pour son "rôle joué" dans l’arrestation et l’emprisonnent des opposants au 3e mandat du président déchu,   a plutôt pris la tangente devant les caméras braquées sur lui au palais du peuple, provoquant une raillerie de l’assistance visiblement très médusée par la scène . (Image visionguinee)

Par Guinee28

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