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Politique

Voici les grands perdants du scrutin

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L’élection présidentielle 2015 est terminée en Guinée, place désormais aux recours devant la Cour constitutionnelle. Les principaux candidats Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne déposeraient pas de recours, alors que Lansana Kouyaté et Faya Millimono ont eux annoncé leur pourvoi. Sidya Touré et Lansana Kouyaté sont néanmoins les grands perdants de ce scrutin présidentiel.

En qualifiant dés le lendemain du vote, le scrutin présidentiel de « comédie électorale », Sidya Touré ignorait ce qui l’attendait, lui et son parti, l’Union des forces républicaines.

Des 13% en 2010, qu’il avait déjà énergiquement contestés en son temps et n’avait pas digérés, le leader de l’UFR s’est retrouvé juste avec la moitié de son score d’antan.

L’autre grand perdant de cette élection contesté s’appelle Lansana Kouyaté. Le leader du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) ne sait même pas où il a eu le plus de voix, dans quelle région et quelle préfecture il a été battu. Il ne fait pas de cette défaite, avec à peine 1% des suffrages, une préoccupation majeure. Cette « gigantesque fraude était dirigée contre moi et mon parti » explique-t-il lors d’une conférence de presse qu’il a animé à son domicile.

Lansana Kouyaté et Sidya Touré sont donc les plus grands perdants de cette élection présidentielle 2015, selon un proche de Sidya Touré, qui reconnaît néanmoins qu’avec ce score de 6% des suffrages, mérité sou pas, son parti a pris un grand coup.

Recoursà la Cour constitutionnelle

Si Sidya Touré, tout comme Cellou Dalein Diallo, a d'ores et déjà annoncé qu’il ne déposerait pas de recours à la Cour constitutionnelle, Lansana Kouyaté a, quant à lui, déclaré qu’il passerait par cette voie légale pour contester les résultats. « Quand vous vous estimez victime d’une fraude lors des élections, le recours ce n’est pas la rue mais les institutions judiciaires qui s’en occupe », estime-t-il.

Il a décidé de saisir la Cour constitutionnelle, parce que les fraudes sont « évidentes », selon lui. « Des cartes d’électeurs qui manquaient cruellement, des enveloppes qui manquaient et on a fini par mettre les bulletins de vote libres vides sans enveloppes dans les bureaux de vote. Par endroits, le nombre d’inscrits qui est resté inférieur au nombre de votants, alors que c’est le nombre de votants qui a été pris en compte. Par endroits ce sont les membres de nos délégations envoyés pour observer ces élections qui ont été interdits même d’entrer dans les cités à coups de bâtons et sous la menace de fusil qui ont dû rebrousser chemin », détaille Lansana Kouyaté.

Une fois que la Cour constitutionnelle aura ouvert la période d’examen des contentieux, les candidats auront ensuite 8 jours pour faire valoir leurs éventuelles contestations.

La mission d'observation électorale de l'UE suit le processus jusqu'a son terme, c'est-à-dire au-delà de l'annonce des résultats définitifs officiels. Et sa mission sur place encourage à ce titre la Céni à publier dans les plus brefs délais les résultats détaillés par bureau de vote.

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A LA UNE

Massacre du 28 septembre : Dadis, Tiegboro et Pivi écroués à la Maison centrale

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Après une longue audition au tribunal ad hoc chargé de juger le dossier des massacres du 28 septembre 2009, l'ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, ainsi que le Lieutenant-Colonel Moussa Thiegboro Camara et le Colonel Claude Pivi…, ont été déférés ce mardi 27 septembre, à la Maison centrale.

Leur placement en détention préventive intervient à la veille du début du procès du massacre du 28 septembre 2009.

Interrogé par la presse, Me Salif Béavogui , un de leurs avocats a dénoncé la décision estimant que le procès commence déjà par la ‘’violence des droits de la défense’’.

Tous les trois sont inculpés dans ce dossier.

Guinee28

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A LA UNE

Mettons les nerfs au réfrigérateur !

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Dans mon billet du 27 juin 2022 intitulé «Notre sort en de bonnes mains Cédéaoennes», j’écrivais : «La Cédéao a conseillé la junte de se mettre ensemble avec les forces sociopolitiques. (...)On lui a fait savoir qu’en de tels moments, suivre (cette) voie tracée (...) est une nécessité, sinon le régime court le risque d’être l’auteur de sa propre caricature». Dans le billet suivant titré : « La Cédéao confiée au président Emballo », je notais que le président Embalo et le médiateur Yayi étaient tous « en mission commando ».

J’aimerais dire et écrire à présent que les autorités actuelles n’ont rien à faire gagner la Guinée en restant fermes dans leur position priorisant une transition de trois ans au lieu de deux ans. Il n’est pas patriotique d’être au ban de la Cédéao concernant le retour à un régime civil. Et faire le choix d’engager un bras de fer avec cette institution, utiliser un discours qui traite de «mensonge grossier» les propos de son président dont le seul tort est d’avoir prévenu dans une interview à RFI et France 24 que le pays risquait de «lourdes sanctions si ses autorités maintenaient leur position de garder le pouvoir trois ans avant de céder la place à un régime civil, ou dire à tout va qu’«on n’est pas dans une relation de guignols ou de téléréalité » avec lui, je trouve cela un peu moins diplomatique.

De mon point de vue, la meilleure méthode pour résoudre le différend avec le président Embalo est de mettre les nerfs au frigo à la manière des putschistes Burkinabè. Et signer un contrat de 2 ans avec la Cédéao. J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye, in Le Populaire

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A LA UNE

Guinée : le FNDC politique exige la libération des détenus d’opinion

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La branche politique du front national pour la défense de la Constitution a exigé la libération sans conditions des prisonniers d'opinion en Guinée.

Déclaration :

Le FNDC POLITIQUE comprenant l’Union des Forces Républicaines (UFR) et le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a appris avec stupéfaction le kidnapping du Président du Parti Nos Valeurs Communes, M. Etienne SOROPOGUI, le samedi 24 septembre 2022, alors qu’il rendait visite à ses sœurs, après avoir participé à une émission radio de grande écoute.

Le FNDC POLITIQUE désapprouve totalement cette nouvelle interpellation extrajudiciaire après celles du Secrétaire Exécutif de l’UFR, Hon Saikou Yaya BARRY et de deux hauts responsables  du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont le Coordinateur National, Oumar SYLLA alias Foniké Manguè et Ibrahima DIALLO, chargé des Opérations.

Le FNDC POLITIQUE exige la libération sans conditions des prisonniers d’opinion et condamne avec la dernière énergie toutes les tentatives de musèlement des partisans de la démocratie ainsi que l’instrumentalisation à outrance de la justice à des fins politiques.

Conakry, le 25 septembre 2022

FNDC POLITIQUE

 

 

 

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