Connect with us

A LA UNE

Visite de Hage GEINGOB en Guinée : Communiqué conjoint

Published

on

Sur invitation de son frère et ami, son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée, son Excellence le Dr. Hage G. GEINGOB, Président de la République de Namibie, a effectué une visite de travail et d’amitié en République de Guinée du 18 au 20 septembre 2018.

 Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays.

Les deux Chefs d’Etat ont magnifié les relations fraternelles et d’amitié entre les deux pays, à la base du combat de libération pour l’indépendance de la Namibie. Dans ce contexte, ils ont rappelé et salué la forte position panafricaine du premier Président de la République de Guinée, le Président Ahmed Sékou Touré et sa contribution à la décolonisation de l’Afrique et à la lutte de libération nationale de la Namibie à travers l’appui diplomatique, matériel et politique à la SWAPO.

Les deux Chefs d’Etat ont réitéré leur engagement en faveur de l’unité et de la solidarité africaine et ont appelé les dirigeants africains à toujours parler d’une seule voix sur les questions de politiques internationales. Ils se sont en outre engagés à travailler sans relâche à la réalisation des visions stratégiques de l’Union Africaine pour l’intégration économique.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont examiné et convenu de renforcer et améliorer la coopération bilatérale, y compris les différents échanges entre les deux pays.

En tant qu’Etats côtiers, les deux Chefs d’Etat ont reconnu les possibilités et le potentiel de l’économie bleue pour la croissance économique, le développement durable et la création d’emplois et ont donc décidé d’explorer la coopération dans le secteur maritime, et en particulier entre les autorités portuaires des deux pays.

Ils ont également souligné l’importance du développement des énergies renouvelables en Afrique.

En renforçant l’industrialisation par la valeur ajoutée, pour assurer la prospérité de leurs populations, les deux Présidents ont convenu d’instaurer une coopération dans le secteur des mines, de l’agriculture et de l’énergie. Ils ont également convenu de coopérer dans le domaine du tourisme et de créer un environnement favorable afin que le secteur privé des deux pays s’engage dans la promotion du commerce et de l’investissement.

Ils ont reconnu les défis posés par le chômage des jeunes sur le continent africain, et, partant, l’importance de l’autonomisation des jeunes, en particulier dans les domaines de la science et de la technologie, de la finance et des sports.

Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à renforcer et à diversifier la coopération bilatérale dans l’intérêt mutuel de leurs peuples en créant une Commission Mixte de Coopération et ont chargé leurs Ministres des Affaires Etrangères, des Relations Internationales et de la Coopération, à tenir la séance inaugurale au premier trimestre de 2019, pour assurer la mise en oeuvre rapide et efficace des mémorandums d’accord et des accords conclus entre les deux pays.

En présence des deux Chefs d’Etat, la signature de quatre premiers accords qui suivent a été établie :

-Accord de coopération

-Accord sur la création d’une commission mixte

-Mémorandum d’entente sur les consultations politiques et diplomatiques

-Mémorandum d’entente sur l’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques et officiels (service).

Les deux Chefs d’Etat ont examiné un large éventail des questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Dans le cadre politique et économique de l’Union Africaine, en ce qui concerne l’agenda 2063, ils ont souligné la nécessité d’un engagement total de l’Afrique pour sa réalisation. Ils ont échangé des vues sur les objectifs de développement durable (ODD) et se sont engagés à travailler ensemble sur les questions de l’environnement, en particulier la sécheresse, la désertification et la dégradation des terres.

Les deux dirigeants ont appelé à la reforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Abordant les questions de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face à la multiplication des attaques terroristes et la montée de l’extrémisme violent en Afrique et dans le reste du monde. A cet égard, ils se sont engagés à développer la concertation et la coopération dans la lutte contre ces fléaux ainsi que la prolifération et la circulation illicite des armes légères en Afrique.

Les deux Chefs d’Etat ont renouvelé leur engagement à renforcer l’Architecture africaine de la Paix et de la Sécurité, en particulier ce qui concerne la fin des conflits, conformément à l’Agenda 2063.

Leurs Excellences, les Présidents Dr Hage GEINGOB et Professeur Alpha CONDE, ont noté avec satisfaction leur convergence de vue sur l’ensemble des questions nationales et internationales évoquées, ainsi que le parfait climat d’entente et de cordialité qui a marqué leur entretien.

Au terme de sa visite officielle en Guinée, son Excellence le Dr. Hage GEINGOB, Président de la République de Namibie, au nom de sa délégation, a remercié son Excellence le Pr. Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat guinéen, le Gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil fraternel et chaleureux et les marques d’hospitalité légendaire dont lui-même et sa délégation ont été l’objet durant leur séjour.

Son Excellence Hage GEINGOB, Président de la République de Namibie, a adressé une invitation à son Excellence le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de la Guinée, Chef de l’Etat, pour effectuer une visite d’amitié et de travail en Namibie.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée de commun accord par voie diplomatique.

Fait à Conakry le 19 septembre 2018

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE, M. MAMADI TOURE, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES GUINEENS DE L’ETRANGER

POUR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DE NAMIBIE, APHEUS A.G.INARUSEB MINISTRE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU ET DES FORETS

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

 

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

Santé : la Guinée déclare à nouveau la fin de la fièvre Lassa

Published

on

Près de trois mois après la réapparition de l’épidémie de la fièvre Lassa en Guinée, les autorités du pays déclarent à nouveau la fin de la maladie.

L’annonce a été faite par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Mamadou Péthé Diallo, vendredi 01 juillet 22, à Guéckédou, où le virus a ressurgi le 20 avril dernier sur une patiente de 17 ans.

«  Aujourd’hui, il y a 42 jours exactement que nous n’avons plus enregistré de nouveau cas de fièvre Lassa dans la préfecture de Guéckédou, après la sortie du dernier malade qu’on avait au centre de traitement épidémiologique », a déclaré le ministre, or la durée d’incubation de la maladie varie de 2 à 21 jours.

Le 20 avril dernier, le virus avait réapparu sur une patiente de 17 ans, originaire de la sous-préfecture de Kassadou, à 65 km de la ville de Guékédou. Deux semaines après, un deuxième cas a été détecté dans la même zone.

Hormis ces deux cas, le dernier signe du virus Lassa remonte en mai 2021 en Guinée avec un cas de décès et plus de 30 contacts, précisément dans la préfecture de Yomou.

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit principalement en Afrique occidentale. Elle se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

Continue Reading

A LA UNE

Afrique de l’Ouest : plus de 57 tonnes de cocaïne saisies en 3 ans

Published

on

Selon le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), présenté en début de semaine à Abidjan en Côte d’Ivoire, plus de 57 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l’Ouest depuis 2019,  principalement au Cap Vert (16,6), au Sénégal (4,7), au Bénin (3,9), en Côte d’Ivoire (3,5), en Gambie (3) et en Guinée-Bissau (2,7) entre 2019 et 2022, preuve que plus aucun pays côtier de la sous région n'est épargné par ce fléau. En janvier 2021, plus de 100 kilos de cocaïne avait été saisies dans une villa à Conakry.

Le rapport précise que "la consommation de drogue en Afrique touche principalement les jeunes hommes de moins de 35 ans" et que "93% des personnes traitées pour des troubles liés à la consommation de drogues en Afrique sont des hommes" dont "l’âge moyen est d’environ 30 ans".

L'ONUDC souligne aussi que "les atteintes à l'État de droit générées par les conflits et les tensions politiques offrent un environnement propice à la production et au trafic de drogues, générant des revenus aux groupes armés qui, à leur tour, alimentent les conflits".

"Si 90% de la cocaïne saisie dans le monde suit les routes maritimes, d’importantes saisies enregistrées au Niger (214 kg), au Burkina Faso (115 kg) et au Mali (33,9 kg) depuis 2021, démontrent que la route sahélienne reste une zone de transit relativement importante", estime-t-on dans le document.

"Les arrestations en Afrique de l'Ouest associées à des saisies record de cette drogue dans la région suggèrent également que le trafic, en dehors de la zone de conflit du Sahel, pourrait financer les groupes armés qui y opèrent. Plusieurs individus soupçonnés d'être impliqués dans des saisies de cocaïne dans les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, notamment en Guinée Bissau, en Gambie et en Côte d'Ivoire, détenaient par exemple des passeports de pays sahéliens", ajoute-t-il.

Par Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Tierno Monénembo : l’Afrique face à la guerre du blé

Published

on

Une balle éclate en Ukraine et c’est la famine au Sahel. L’effet « mondialisation » fait penser à « l’effet papillon » cher à Edward Lorenz, l’un des maîtres à penser de la fameuse théorie du chaos : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » Pour extraordinaire que cela paraisse, ce scénario catastrophe est plausible sur le plan météorologique aussi bien que sur le plan alimentaire. Une feuille morte tombe en Australie et c’est l’avalanche au Groenland ! Un grain de blé se perd à Kiev,  et c’est la pénurie de semoule à Bamako ! Il n’y a pas de petite querelle, disait Hampâthé  Bâ, il n’y a pas de petite cause non plus. C’est un simple soupir de bébé qui déclenchera le big-bang final, si ça trouve. La vie est un tout. C’est pour avoir oublié cela que nous avons bâti ce monde absurde de frontières factices et de nations belliqueuses.

Mais bon, ce n’est pas en 2 022 que nous allons corriger les erreurs commises au Néolithique. Le nationalisme est devenu notre dogme et   la guerre, notre mode vie. Partout, même sur les atolls du Pacifique, la géopolitique a pris le pas sur la morale et la religion. Rangez votre bible, parlez-moi d’intérêt et de stratégie ! Point de regret ! Si l’habitude est une seconde nature, l’erreur, elle est une seconde erreur. Faisons comme De Gaulle, prenons le monde « tel qu’il est » et tant-pis, si plus personne ne peut limiter les dégâts. Et le monde tel qu’il est, c’est d’abord et  avant tout, la guerre d’Ukraine ou plutôt la guerre du blé.

La Russie et l’Ukraine exportent à eux seuls 30% du blé mondial. C’est dire que le conflit entre ces deux nations slaves,  entraînera inévitablement une crise alimentaire de grande importance (l’ONU parle déjà d’un ouragan de famines »). Et bien que fort éloignée de la zone de turbulence, l’Afrique en sera la première victime. Et pour cause, c’est elle qui dépend le plus des céréaliers de Moscou et de Kiev : en moyenne, 40% de sa consommation, 65% pour le Sénégal, 68% pour la RD du Congo, 75 % pour le Bénin et le Soudan, 85% pour l’Egypte, 100 % pour la Somalie.

Pourquoi croyez-vous que Macky Sall (président en exercice de l’Union Africaine)  et Moussa Faki Mahamat (Secrétaire Exécutif de ladite organisation) ont rencontré Poutine à Sotchi le 3 Juin dernier ? Bien sûr, pour prôner la paix et l’amitié entre les peuples comme le veut la liturgie diplomatique mais aussi et surtout pour exhorter le nouveau tsar de toutes les Russies à débloquer  les 20 000 000 de tonnes de céréales que la guerre a bloquées dans les ports de Kharkiv et d’Odessa.

Dans l’imagerie universelle, quoi de plus normal que l’Afrique quémande à manger ! Et pourtant, ce continent, à lui seul, pourrait nourrir l’humanité. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les spécialistes de la FAO. Elle disposerait de 50 à 60% des terres arables disponibles dans le monde. Là, comme dans les autres secteurs d’activité, ce ne sont pas les moyens qui manquent, c’est la volonté politique, c’est l’imagination au pouvoir. Nos dirigeants n’ont pas encore compris que la dépendance alimentaire est la pierre angulaire de la dépendance politique. Nous resterons assujettis et sous-développés tant que nous cracherons sur le manioc et l’igname, le niébé et la banane- plantain pour nous empiffrer de ce blé qui ne pousse même pas sur nos terres.

Malgré les projets faramineux et les discours grandiloquents, aucun de nos Etats n’a réussi à briser cette intolérable absurdité née de la domination européenne : l’Afrique est le seul continent qui produit ce qu’il ne consomme pas et qui consomme ce qu’il ne produit pas. Au fond, la colonisation n’est pas dans le canon, elle est dans l’assiette.

Tierno Monénembo, in  Le Point

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance