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Société

Violence à Touba: Derrière la mosquée, l’argent de l’Etat !

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Les 15 et 16 novembre dernier, au moins trois personnes ont été tuées dans des heurts opposants deux familles(les Karambayas et Touraya) à Touba, dans la préfecture de Gaoual, au tour de la construction d’une mosquée.

Suite à ces violences, 13 personnes ont été arrêtées selon le procureur de la Cour d’Appel de Conakry, Moundjour Chérif. Mais avant la fin de l’enquête des autorités, on n’en sait un peu plus sur les causes des ces heurts.

En effet, fondé en 1815 par un imam sénégalais, Touba abrite principalement deux familles : les Karambayas, qu’on dit être les descendants directs du fondateur de la ville, et les Touraya, une famille de l’ethnie Diakhanké.

Avec une seule mosquée, les deux familles venaient prier ensemble. Mais depuis 2012, le partage d’une subvention de l’état à la ville crée de tensions entre les deux familles, selon un journaliste locale cité par les observateurs de france24.

C’est ainsi, les Tourayas se sentant marginaliser dans le partage du butin ont décidé de construire une seconde mosquée. Opposés à cette construction les Karambayas ont donc décidé de casser le mur de l’édifice. Puis les affrontements à l’arme blanche s’en sont suivi les 15 et 16 novembre dernier faisant 3 morts selon autorités guinéennes.

Après ses affrontements, le président Alpha Condé a demis de leurs fonctions le ministre de l’intérieur Mahmoud Cissé, le secrétaire général aux affaires religieuses El hadj Abdoulaye Diassy, ainsi que son adjoint Elhadj Aboubacar Fofana pour « faute lourde ».