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Un premier médicament fabriqué en Afrique pour prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson approuvé par l’OMS

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Un premier médicament de qualité fabriqué en Afrique pour prévenir le paludisme chez la femme enceinte et le nourrisson a été approuvé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).  Avec le soutien de l’organisation Medicines for Malaria Venture (MMV) et d’Unitaid, la société Universal Corporation Ltd (UCL) devient le premier fabricant de médicaments africain à obtenir une préqualification de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’association sulfadoxine-pyriméthamine

GENEVA, Suisse, 25 août 2022/ -- L’association sulfadoxine-pyriméthamine (SP) est un traitement bien toléré, efficace et abordable utilisé pour prévenir le paludisme chez les femmes enceintes et les nourrissons ; Presque tous les cas et les décès de paludisme surviennent en Afrique. Pourtant jusqu’à présent, le continent reposait entièrement sur les importations pour son approvisionnement en SP de qualitéCette nouvelle avancée répond au besoin de production locale de médicaments de qualité en Afrique dont le manque a été mis en évidence en 2020 par la pandémie de COVID-19. Le continent avait alors souffert d’un accès limité à des produits de santé vitaux.

Une importante étape a été franchie aujourd’hui pour soutenir la production locale d’un médicament utilisé dans toute l’Afrique à des fins de prévention du paludisme. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient en effet d’attribuer une certification de qualité au premier fabricant africain d’un médicament pouvant prévenir le paludisme chez les femmes enceintes et les enfants. Grâce à cette certification, le fabricant kényan Universal Corporation Ltd (UCL) sera en mesure de soutenir la production locale d’un traitement de qualité à base de l'association sulfadoxine-pyriméthamine (SP), appuyant ainsi les efforts régionaux en matière de lutte contre le paludisme. La préqualification d’UCL a été obtenue grâce au financement de l’agence de santé mondiale Unitaid et au soutien de l’organisation MMV.

La procédure de préqualification de l’OMS permet d’évaluer la qualité, la sûreté et l’efficacité des médicaments. L’assurance qualité octroyée au produit Wiwal, l’association SP d’UCL, ouvre de nouvelles voies d’approvisionnement pour les partenaires mondiaux de mise à l’échelle, permettant d'améliorer l’accès à ce médicament antipaludique et de renforcer la capacité de l’Afrique à lutter contre les maladies endémiques.

« Unitaid salue la certification obtenue par UCL pour la production de ce médicament antipaludique de qualité en Afrique, où surviennent environ 95 % de tous les cas et décès imputables au paludisme à travers le monde. Renforcer la production locale de médicaments là où les besoins sont les plus importants est essentiel pour bâtir des réponses sanitaires plus robustes et plus résilientes, a déclaré le docteur Philippe Duneton, directeur exécutif d’Unitaid.

 

Concernant le paludisme, les jeunes enfants et les femmes enceintes font partie des personnes les plus vulnérables : 80 % de tous les décès dus au paludisme en Afrique surviennent chez des enfants âgés de moins de cinq ans. L’association SP est un traitement généralement bien toléré, efficace et abordable utilisé pour prévenir cette maladie. Pourtant, sa distribution et son déploiement à grande échelle étaient jusqu’à présent limités, entre autres en raison d’un approvisionnement inadéquat et instable, reposant entièrement sur des médicaments importés ou de faible qualité.

« UCL s’engage à fournir les médicaments de qualité dont les populations du continent africain ont le plus besoin. Nous sommes non seulement la première entreprise pharmaceutique à recevoir une préqualification pour l’association sulfadoxine-pyriméthamine en Afrique, mais également l’un des seuls fabricants du continent (cinq en tout) à avoir reçu cette certification de qualité pour un produit. Nous comblons ainsi une importante lacune », a précisé Perviz Dhanani, fondateur et directeur général d’UCL.

Le manque de fabricants préqualifiés en Afrique soulève des inquiétudes quant à la qualité des médicaments et aux incertitudes d’approvisionnement qui compromettent le traitement des maladies chroniques et infectieuses. Ces risques ont été clairement identifiés lorsque la COVID-19 a perturbé les chaînes mondiales d’approvisionnement, laissant à l’Afrique un accès limité à des produits vitaux. La production de médicaments de qualité sur le continent est essentielle, non seulement pour la sécurité des personnes qui y vivent, mais également pour soutenir l’approvisionnement régional et la diversification de la production mondiale des médicaments.

La fabrication accrue de l’association SP est vitale pour assurer la réussite à long terme de la stratégie d’Unitaid en matière de chimioprévention du paludisme. Celle-ci s'appuie sur un soutien financier de près de 160 millions de dollars américains déjà investis pour optimiser et déployer à grande échelle l’association SP ainsi qu’un traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes et les nourrissons. Avec le financement d’Unitaid, l'action de MMV vise à renforcer les chaînes mondiales d’approvisionnement et soutenir l’utilisation appropriée de médicaments de qualité essentiels pour la réponse au paludisme.

« Les chercheurs et les fabricants des pays les plus touchés par le paludisme doivent jouer un rôle de premier plan dans les efforts d’éradication de la maladie. Nous saluons donc cette excellente nouvelle », a indiqué David Reddy, PDG du MMV. « Nous félicitons Universal Corporation Ltd, premier fabricant africain à recevoir une préqualification de l’OMS pour l’association SP de prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les nourrissons. Nous sommes ravis de les avoir accompagnés dans cette démarche ».

Source : Medicines for Malaria Venture

 

 

 

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Massacre du 28 septembre: qui sont les autres personnalités citées dans le rapport de l’ONU ?

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En plus du capitaine Moussa Dadis Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du capitaine Claude Pivi, du colonel Abdoulaye Chérif Diaby…, plusieurs autres personnalités, militaires et civiles, sont aussi citées dans le rapport de l’ONU sur le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée.

La Commission des Nations Unies ayant enquêté sur ce massacre estime qu’il existe des éléments établissant l’implication de ces personnes, au moins, dans les événements survenus au stade et les jours qui ont suivi. Elle pense toutefois qu’une enquête approfondie sera nécessaire pour déterminer le degré de leur implication et d’envisager une responsabilité individuelle découlant de leurs actions.

Au nombre de ces personnes, le rapport cite :

– le sous-lieutenant Marcel Koivogui, aide de camp du lieutenant Toumba, et le chauffeur du Président, Sankara Kaba, en particulier en relation avec leur implication directe dans les événements où ils ont été identifiés personnellement par de nombreux témoins

– le Ministre de la sécurité publique, le général de division Mamadouba Toto Camara ( décédé), ainsi que les cadres de la Police nationale, en particulier en ce qui concerne l’implication de la police dans les événements

– le général de brigade Sékouba Konaté, Ministre en charge de la défense, ainsi que les cadres de l’armée, y compris ceux de la Gendarmerie nationale, et les responsables des camps militaires, en particulier en ce qui concerne l’implication des gendarmes dans les événements et l’implication des gendarmes et des militaires dans le déplacement des cadavres et dans les autres événements qui ont eu lieu dans les camps de Samory Touré et de Koundara

– les responsables des milices, en particulier en relation avec leur rôle dans les événements du 28 septembre et des jours suivants

– Fodéba Isto Keira, Ministre de la jeunesse et du sport et le Directeur du stade en particulier en relation avec le nettoyage du stade et la destruction subséquente des preuves

– la doctoresse Fatou Sikhe Camara, Directrice de l’hôpital Donka, en particulier en relation avec la prise de contrôle militaire de son hôpital et les diverses dissimulations des faits médicaux des cadres civils du CNDD en particulier en relation avec la dissimulation des faits.

Par Guinee28

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Dialogue inclusif : les principales coalitions politiques rejettent l’appel du premier ministre

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Les principales coalitions politiques guinéennes (ANAD,  FNDC politique,  CORED et RPG-Arc-en-ciel), ont à nouveau indiqué qu’elles ne prendront pas part au cadre de dialogue inclusif mis en place par le premier ministre, Bernard Gomou.

La décision a été prise ce lundi 3 octobre 2022, à l’issue d’une plénière tenue au QG de l’UFDG, à la Minière.

Dans une déclaration commune ayant sanctionné la rencontre, ces coalitions politiques  ont déploré le caractère ‘’ unilatéral’’ de la création de ce nouveau cadre de dialogue et sa ‘’subordination’’ au CNRD et au gouvernement, alors que ceux-ci sont parties prenantes, disent-elles.

Outre cela, elles ont estimé que le médiateur de la CEDEAO est plus figuratif qu’architecte capable de lever tous les obstacles, notamment les atteintes inadmissibles aux droits et libertés fondamentaux, pour rendre possible et fécond le dialogue nécessaire à une sortie réussie de la transition.

De fait, l’ANAD,  le FNDC politique,  la CORED, et RPG-Arc-en-ciel souhaitent que ce cadre de dialogue soit dirigé par le médiateur de la Cedeao en Guinée, Yayi Boni,  alors que le premier ministre a désigné trois femmes, Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno, comme facilitatrices.

Par Mariam Bâ    

 

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Burkina Faso : le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a accepté de démissionner

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Le chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, destitué vendredi par le capitaine Ibrahim Traoré mais qui refusait d'abdiquer, a finalement accepté de démissionner dimanche 2 octobre, ont annoncé des chefs religieux et communautaires.

"Suite aux actions de médiation" menées par ces chefs entre les deux rivaux, "le président Paul-Henri Sandaogo Damiba a proposé lui-même sa démission afin d'éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves", écrivent-ils dans un communiqué.

Le lieutenant-colonel Damiba a posé plusieurs conditions à son départ. La poursuite des opérations militaires sur le terrain, la garantie de la sécurité et de la non-poursuite des soldats qui s'étaient engagés à ses côtés, la poursuite du renforcement de la cohésion au sein des forces de sécurité, la poursuite de la réconciliation nationale, le respect des engagements pris avec la Cédéao – en clair, le respect des échéances devant mener à un retour à l'ordre constitutionnel –, la poursuite de la réforme de l'État et, enfin, la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs.

Après sa démission, il est parti au Togo.

Guinee28

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