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Politique

Transporteurs, religieux et sages au cœur de la Semaine de la Citoyenneté

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La Guinée vibre au rythme de la Semaine nationale de la Citoyenneté et de la Paix qui, en a sa troisième journée, a vu des transporteurs routiers, des chefs religieux et sages s'engager pour l'adoption de comportements citoyens favorisant la paix et la cohésion sociale.

S'il y a bien un souci qui anime le concepteur de la Semaine de la Citoyenneté et de la Paix en Guinée, c'est bien la pérennité des  "actes forts et symboliques" posés depuis quelques jours. Ce,  par de simples citoyens, des couches socio-professionnelles, des hauts de cadres de l'Etat  et mêmes des ministres de la République ! Le ministre de l'Unité nationale et de la Citoyenneté, Kalifa Gassama Diaby, insiste dans chacune de ses allocutions, à rappeler que le bon comportement dans la vie en société doit être une affaire de tous les jours.

La société civile rend propre la gare routière de Madina

Ce jeudi 3 novembre, marquant la première journée d'immersion, le ministre de l'Unité nationale et de la Citoyenneté a distribué aux écoliers du complexe "Mes Fleurs" de Tombo à Kaloum, des livrets  sur le civisme. Dialoguant avec ces jeunes écoliers, il a eu l'engagement de ces plus petits à faire bon usage de ces documents.

A la Gare routière de Madina, plusieurs membres des organisations de la Société civile avaient posé leurs actes citoyens du jour. Armés de balais, ces jeunes ont rendu ces lieux propres.

Le porte-parole des syndicats des transporteurs routiers, après le discours du ministre Gassama  Diaby, a relaté leurs difficultés à rendre cette gare routière propre. Les chauffeurs qui y garent  leurs véhicules cotisent pour la location de véhicules de ramassage des ordures regroupées, chaque week-end.

"L'ethnocentrisme est derrière nous à la Belle-vue"

A la Belle-vue, des jeunes scouts ont procédé à la distribution d'une importante quantité de chlore. L'opération a débuté tôt ce jeudi dans ce quartier. La délégation a été reçue à la mosquée dudit quartier.

"C'est ce que nous avons pu accomplir pour montrer que nous sommes bien dans la semaine de la Citoyenneté" affirme Aboubacar Bangoura, porte-parole des jeunes.

En plus de cette distribution, une opération d'assainissement était en cours, sous la houlette des Conseils de quartier.

"Si nous devenons une seule personne dans ce pays, nous atteindrons tous nos objectifs. Mais si chaque communauté veut montrer sa suprématie, rien ne bougera. Que Dieu nous en garde" affirme l'Imam de la mosquée de Belle-vue.

Entouré de sages, cet homme de Dieu a fait des bénédictions pour le renforcement de la cohésion sociale en Guinée et un succès franc à la Semaine de la Citoyenneté.

La caravane de la Citoyenneté chez le Kountigui de Dubréka

Toutes les couches sociales sont touchées par les messages de civisme et de paix, cette semaine. A Dubréka, à la périphérie de Conakry, le ministre de l'Unité nationale, Gassama Diaby, était l'invité de la radio rurale de cette ville. Dans une tranche spéciale, M. Diaby s'est adressé aux populations de Dubréka sur la nécessité de renforcer les actes citoyens, gage de la paix en Guinée.

Les jeunes de la localité ont attendu toute la journée d'ailleurs  la caravane de la Citoyenneté. Avec l'animation de l'orchestre de Dubréka, ils ont égaillé les caravaniers.

Le ministre de l'Unité nationale et de la Citoyenneté a aussi rendu une visite de courtoisie à l'Autorité morale de Dubréka, Momo Damba. Histoire d'impliquer ce Kountigui également dans tous les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de cette semaine de la Citoyenneté.

L'Imam de Dubréka, El hadj Conté, a commencé par accuser les "hauts cadres d'Etat" de poser des actes inciviques dans les communautés.

"L'Etat leur donne des véhicules administratifs au bord desquels ils jettent des peaux de bananes et autres ordures dans la rue. La punition doit commencer par eux, avant les pauvres citoyens" soutient-il.

Hamdallaye entonne l'hymne national

C'est en apothéose que cette journée marathon s'est achevée au carrefour Hamdallaye. Oui, ce grand carrefour jadis connu pour des manifestations politiques violentes, a entonné l'hymne national vers 21heures avec les caravaniers de la Semaine nationale de la Citoyenneté.

"On est en  droit de réclamer  la Justice, l'égalité, la liberté, la dignité  à l'Etat. Mais l'on doit aussi quelque chose à l'Etat, à la Nation, à la société, à chacun d'entre nous. C'est le respect de nos devoirs et de nos obligations. Cette chose est importante. La seule façon d'aimer la Guinée, c'est de ne pas faire ce qu'elle n'aime pas. Ne pas avoir de comportements civiques détruit la Guinée. Ne pas respecter les lois, c'est détruire le contrat social, la volonté  de vivre ensemble. Jeter des ordures dans la rue, c'est menacer la paix sociale, détruire l'honneur de la Guinée. On a tous besoin d'une belle image de la Guinée. Ne pas respecter le Code la route, c'est détruire le pacte sociale. Ne pas payer les factures d'EDG, de la SEG, c'est affaiblir la Guinée. Si vous aimez la Guinée, je n'en ai aucun doute, adoptez des comportements pour qu'elle soit fière de vous, qu'elle soit heureuse de nous, heureuse qu'on foule sa terre" s'est adressé le ministre Gassama aux populations présentes au concert artistique organisé à Hamdallaye. Plusieurs artistes et comédiens ont pris part à cet événement.

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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Guinée : « un coup dur est porté à la démocratie et aux droits de la personne »

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En Guinée, la « dissolution » du FNDC par la junte remet sérieusement en cause le retour du pays à un véritable processus démocratique, a indiqué Human Rights Watch.

(Nairobi) – Le 8 août 2022, la Guinée a dissous le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une importante coalition d’organisations de la société civile et de partis d’opposition guinéens, pour des motifs politiques, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.

La décision du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a sérieusement remis en cause le retour du pays à un véritable processus démocratique. La coalition n’a pas été en mesure de contester efficacement la décision, qui reposait sur des allégations vagues et générales, devant un organe judiciaire indépendant ayant le pouvoir d’annuler l’arrêté. .

« Le gouvernement de transition guinéen contrôle déjà étroitement l’espace politique », a constaté Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Cette mesure visant le FNDC ne fera qu’affaiblir davantage la démocratie en décourageant toute opposition significative. »

L’arrêté  accuse la coalition d’organiser des manifestations publiques armées, de recourir à la violence, d’inciter à la haine et de se comporter comme des « milices privées ». Cette décision est intervenue quelques heures après que la coalition a annoncé de nouvelles manifestations à travers la Guinée et à l’étranger pour réclamer un dialogue crédible entre les autorités militaires de transition et les partis d’opposition et la société civile.

Le 5 septembre 2021, des officiers militaires du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) autoproclamé ont renversé le gouvernement d’Alpha Condé. En mai, le colonel Mamady Doumbouya, qui dirige depuis septembre 2021 la junte militaire, s’est engagé à transférer le pouvoir aux civils dans un délai de trois ans. Mais des acteurs nationaux, dont la coalition du FNDC, et des organismes régionaux – en particulier la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) – ont rejeté ce délai, jugé trop long.

La coalition a été fondée en avril 2019 pour protester contre le projet de révision constitutionnelle de Condé et sa volonté de briguer un troisième mandat. Elle s’est heurtée à des tentatives d’intimidation et d’abus de la part des gouvernements de Condé et de Doumbouya. Les 30 et 31 juillet, les forces de sécurité ont arrêté trois éminents dirigeants de la coalition à Conakry, la capitale de la Guinée, et les ont accusés de manifestations illégales, de destructions de biens publics et privés, et de coups et blessures. En mai, la junte militaire a interdit toute manifestation publique pouvant être considérée comme une menace à l’ordre public, s’attirant les critiques du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

La décision du gouvernement de dissoudre la coalition du FNDC viole la liberté d’expression, d’association, de réunion pacifique et de participation démocratique, a souligné Human Rights Watch. Ces droits sont garantis par le droit international des droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que la Guinée a ratifié en 1978, et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Dans une déclaration en date du 10 août, la coalition a indiqué que la décision du gouvernement était « illégale, sans fondement et arbitraire », appelant à des manifestations à travers tout le pays le 14 août.

Alseny Sall, un éminent militant des droits humains à Conakry, a déclaré à Human Rights Watch : « Il s’agit d’un grand pas en arrière dans les efforts de la Guinée pour rétablir un régime démocratique après la prise de pouvoir par les militaires et d’une autre façon de museler la dissidence. »

Les autorités militaires guinéennes devraient immédiatement revenir sur leur décision et permettre au processus d’élections libres et équitables de se poursuivre dans le plein respect des droits et libertés fondamentaux, a recommandé Human Rights Watch. Les partenaires internationaux de la Guinée devraient dénoncer ce revers et appeler à un retour au pluralisme politique et à un régime démocratique.

« Cette attaque contre tout opposant au régime militaire n’est pas de bon augure pour la transition et les prochaines élections », a conclu Ilaria Allegrozzi. « Le gouvernement guinéen devrait annuler la dissolution du FNDC et mettre fin à l’ingérence dans les partis d’opposition et la société civile. »

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