Connect with us

Economie

Transport aérien : un véritable défi pour l’Afrique de l’Ouest

Published

on

Le transport aérien est un véritable défi en Afrique de l’Ouest. C’est le constat fait par le ministre d’Etat, ministre des Transports du Niger, Omar Hamidou Tchiana, le 17 mai 2016, à Niamey, à l’ouverture de l’atelier de validation du rapport final provisoire de l’étude pour le développement des infrastructures aéroportuaires en Afrique de l’ouest.

Pour lui, le sous-secteur du transport dans la sous-région ouest-africaine est caractérisé par des coûts élevés du fret et du cargo, des infrastructures inadéquates, ainsi que des liaisons difficiles et des risques d’accidents élevés.

Or, de nos jours, a laissé entendre M. Tchiana, les impératifs de croissance et de renforcement de l’intégration dans cette partie du monde, exigent une intensification des échanges entre les différents pays.

Face aux défis régionaux du développement des infrastructures de transport, en particulier aéroportuaires, Omar Hamidou Tchiana préconise des réponses globales, coordonnées et concertées ; d’où justement l’intérêt du présent atelier, a-t-il indiqué.

Il a invité les participants à examiner de manière approfondie le rapport qui sera soumis à leur attention, et formuler des recommandations pertinentes autorisant la poursuite de l’étude, par le consultant, dans les directions correspondant aux intérêts de l’ensemble des Etats membres de la CEDEAO.

A propos de cette étude, la Commissaire chargée des Infrastructures de la Commission de la CEDEAO, Dr Antoinette Weeks, a rappelé son objectif qui est de conduire une analyse situationnelle sur les infrastructures et équipements aéroportuaires dans les Etats membres et de déterminer les besoins actuels et à long terme.

L’étude, a-t-elle précisé, identifiera également les projets et programmes régionaux prioritaires pour améliorer le transport aérien dans l’espace communautaire.

Dr Weeks a fait savoir que le secteur de transport constitue un des facteurs clés de l’intégration régionale et est un élément essentiel pour la croissance économique et le développement social.

Malgré les profits engrangés à travers les reformes institutionnelles entreprises dans le transport aérien, le secteur fait encore face à des grands défis, a-t-elle fait remarquer.

«L’Afrique a un taux de 12% d’accident aérien, qui est six fois la moyenne globale. En plus, 60% d’accidents aériens se passent dans cinq pays africains, y compris les pays de la CEDEAO. Celles-ci sont des statistiques très déconcertantes et un effort concerté sera nécessaire pour renverser la tendance», a conclu Dr Weeks.

Face à cette situation peu reluisante, la Commission de la CEDEAO, à travers son Unité de préparation et de développement des projets d’Infrastructures (PPDU), basée à Lomé, au Togo, a conduit une étude de faisabilité sur le développement des équipements et infrastructures aéroportuaires des aérodromes se trouvant dans ses Etats membres. Cette étude entend élaborer un schéma directeur de renforcement et de développement desdits équipements et infrastructures.

L’étude vise spécifiquement pour l’Afrique de l’ouest à faire un état des lieux des équipements et infrastructures aéroportuaires par pays, une proposition sur les besoins actuels et futurs, et définir la viabilité des programmes et projets identifiés.

Elle ambitionne également d’élaborer un plan de financement à court, moyen et long termes, et de proposer un mécanisme de coordination régionale pour la mise en œuvre du schéma proposé.

L’atelier de Niamey, initié par le PPDU, fait suite à une série de rencontres sur les résultats de l’étude de faisabilité. Dans un premier temps, le rapport préliminaire de l’étude, soumis en septembre 2015, a été validé par les experts des Etats membres et d’autres parties prenantes lors d’une réunion tenue, un mois plus tard, à Lomé.

Ensuite, une rencontre de démarrage de l’étude a eu lieu en avril 2015, toujours dans la capitale togolaise. Elle a été suivie, courant mai et juin 2015, d’une mission de collecte de données dans les Etats membres de la CEDEAO et dans divers institutions régionales ; avec la visite d’une trentaine d’aéroports de la région.

Les participants à l’atelier de Niamey sont des représentants des Etats membres et des partenaires techniques et financiers de la CEDEAO, des organisations internationales chargées de l’Aviation civile, ainsi que des cadres du PPDU et du Département des Infrastructures de la Commission CEDEAO.

Source : CEDEAO

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

A LA UNE

CEDEAO : deux millions de dollars pour accélérer les réformes du secteur de l’électricité

Published

on

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 28 juin 2022/ Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, vendredi 24 juin 2022 à Abidjan, un don de deux millions de dollars américains pour une assistance technique visant à accélérer les réformes du secteur de l’électricité au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ce don du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) – est destiné à l'Autorité régionale de régulation de l'électricité de la CEDEAO. L'objectif ultime est de stimuler le commerce transfrontalier de l'électricité et d'améliorer l'accès à l'énergie dans les 15 pays de la région.

Le projet comporte cinq composantes : la première englobe les règlements et les indicateurs clés de performance du rapport phare de la Banque africaine de développement sur l'indice de réglementation de l'électricité pour l'Afrique que doit adopter l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Communauté pour qu’ils soient appliqués dans les pays membres de façon uniforme. Dans le cadre de cette composante, le projet renforcera les capacités des pays membres pour la collecte et la communication de ces indicateurs sur une plateforme commune.

La deuxième composante consistera à mener une étude - en tenant compte des sexo-spécificités - afin d’actualiser l’analyse comparative des tarifs de l’électricité et de leurs facteurs sous-jacents tout au long de la chaîne de valeur du secteur de l'électricité au sein de la CEDEAO.

Le troisième volet consiste à développer un système centralisé de gestion de base de données, où seront collectées les données et toutes informations pertinentes sur l’énergie provenant des pays membres, avant qu’elles ne soient stockées et diffusées sur une plateforme numérique commune.

Une étude est prévue dans le cadre du quatrième volet, afin d’évaluer et d’identifier les goulots d'étranglement et les risques du projet dans les pays membres de la CEDEAO et recommandera une approche cohérente pour éliminer progressivement les obstacles pour l'investissement dans le secteur de l’énergie électrique à chaque étape, avant et après l’instauration du marché régional de l'électricité de la CEDEAO.

Enfin, la cinquième et dernière composante est axé sur la gestion du programme et le renforcement des capacités.  Ces actions seront cofinancées avec l'Autorité régionale de régulation de l'électricité. Toutes les composantes du projet prendront en compte les données sexospécifiques.

« À terme, ce projet va faciliter le commerce régional de l’électricité et contribuer à améliorer l’accès à l’électricité », assure Solomon Sarpong, chef d’équipe du projet à la Banque africaine de développement. « Il va s’attaquer aux principales causes de la fragilité, comme les goulets d’étranglement au niveau des infrastructures, le chômage des jeunes, les défis environnementaux, les inégalités entre les sexes et le déséquilibre du développement régional ».

Créée le 28 mai 1975 avec le Traité de Lagos, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest est une organisation régionale qui promeut l’intégration économique dans tous les secteurs d’activité des pays membres. Elle compte quinze pays membres : Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Couvrant environ 6,1 millions de km2, la CEDEAO compte une population estimée à 360 millions d’habitants.

Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Orange Money : le dépôt à distance va rependre mais à une condition

Published

on

Après une rencontre entre la BCRG, l’ARPT et les Etablissements de monnaie électronique, Orange Finances Mobiles Guinée  a accepté d’annuler les 1000 gnf que l’opérateur avait décidé d’imposer sur chaque dépôt à distance. Ces opérations vont également reprendre ce mercredi 15 juin 2022, a-t-on annoncé dans un communiqué.

Toutefois, pour se faire, désormais cette opération est soumise à la présentation d’une pièce d’identité valide par le déposant, souligne-t-on.

Communiqué :

Continue Reading

A LA UNE

Transfert d’argent à distance : Orange défie l’ARPT

Published

on

Alors que l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) ordonne à Orange Finances Mobiles Guinée de suspendre tout simplement les frais des dépôts à distance qu’elle a imposé il y a quelques jours, la société a plutôt opté pour la défiance des autorités guinéennes.

Dans un communiqué, l’opérateur de téléphonie en réaction, a décidé à la surprise générale de suspendre les transactions économiques à distance.

«En application de la réglementation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, les opérations à distance sont suspendues », « Vous pouvez alimenter votre compte Orange Money gratuitement pour faire diverses opérations dont le transfert, le retrait ou le paiement chez un marchands », ajoute le document.

Or, le 9 juin, dans un courrier, l’ARPT qui a dénoncé une décision unilatérale,  mettait en demeure l’opérateur d’annuler purement et simplement sa nouvelle tarification sur les transactions financières introduite début juin. Dans cette tarification, elle facturait à 1000 gnf pour chaque dépôt d’une zone à une autre.

Avec la suspension désormais des opérations à distance décidée par Orange, les clients se tournent vers la réaction de l’ARPT. Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Par Alpha Abdoulaye Diallo

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance