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Tierno Monénembo – Hourra à ceux qui partent à temps !

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Nos chefs d'État ne nous donnent pas souvent l'occasion de les glorifier. C'est bien dommage, car il est bien plus agréable de jeter des fleurs au roi que de lui tresser une couronne d'épines.

Pour une fois que des chefs d'État africains acceptent de partir, nous n'allons pas bouder notre plaisir. Alors, allons-y tout de suite et disons mille bravos à leur excellence Mahamadou Issoufou et Mohamed Ould Abdelaziz. À un moment où le navire Afrique prend eau de toutes parts, le président du Niger et celui de la Mauritanie nous offrent un somptueux cadeau : ils partent à la fin de leur mandat sans se faire prier. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous. Dans les pays « normaux », c'est l'inverse qui aurait fait scandale. Mais on est en Afrique, où nos mortels de présidents aspirent tous ou presque à l'éternité des dieux.

Bravo !

Oui, bravo, Excellences, mais entendons-nous bien : s'ils sont spontanés et sincères, nos applaudissements sont circonscrits. Ils se limitent à votre noble intention de respecter à la lettre la Constitution sur la base de laquelle vous avez été élus. Nous nous garderons bien de juger dans le fond le bilan de vos exercices. Nous laissons cette souveraine initiative à vos concitoyens. Aux Nigériens de noter la politique économique et la diplomatie de monsieur Issoufou. Aux Mauritaniens de dire s'ils sont satisfaits du taux de chômage et de l'état des routes que leur laisse monsieur Ould Abdelaziz.

Vous...

Chez nous, le peuple est si crédule, si réceptif aux mensonges et à la démagogie journellement distillés par les radios et les télévisions nationales que nous nous garderons bien d'en rajouter. Cette précision n'enlève d'ailleurs en rien la grandeur de votre geste. Vous avez pris une très bonne décision. Vous préservez votre pays du chaos qui guette votre famille, de la vindicte populaire, et votre personne, du ridicule. Vous quitterez le pouvoir la tête haute. Vous profiterez d'un repos bien mérité à l'abri du besoin, des poursuites judiciaires et des quolibets. Vous laisserez dans l'histoire l'image de patriotes soucieux de l'avenir de leur pays et de la stabilité de ses institutions. Vous resterez – quels que fussent vos faits et gestes antérieurs – dans la mémoire collective des hommes d'État avisés qui auront placé les intérêts supérieurs de leur nation au-dessus de leurs petites ambitions personnelles.

La raison perdue des ex-opposants

Je vous assure que, dans l'Afrique d'aujourd'hui, ce n'est pas rien. Beaucoup de vos homologues, parfois à un âge avancé, persistent à s'accrocher à leur fauteuil en dépit de la décence, du bon sens et de la raison. Certains, opposants de longue date, se sont dépêchés en arrivant au pouvoir de reproduire les schémas qu'hier ils reprochaient à leurs prédécesseurs : le népotisme, la corruption, la manipulation ethnique, la tentation morbide du pouvoir sans fin. Un ou deux ans au sommet de l'État, et voilà qu'ils manifestent les mêmes symptômes que l'héroïnomane : impossible de modérer la dose, impossible de décrocher ! Hélas, les toxicologues n'ont pas encore trouvé de remède pour ce genre de maladie. Et puis non, pour eux, c'est trop tard : rien, ni l'expérience du passé, ni les mises en garde des organisations internationales, ni les conseils des amis, ne leur fera retrouver la raison. Ils iront jusqu'au bout, quitte à sombrer corps et biens, quitte à y laisser l'honneur et la patrie.

C'est vrai qu'ayant très peu le sens de l'histoire rien ne les prédispose à en tirer la leçon. Ils auraient mieux fait de consulter Ben Ali et Moubarak, Dadis Camara et Blaise Compaoré, Omar el-Béchir et Bouteflika avant d'endosser le rôle risqué de l'usurpateur. Mais pourquoi ne s'inspirent-ils pas de Léopold Sédar Senghor, Alpha Oumar Konaré, John Kufuor ou Ketumile Masire  ? La retraite paisible des démocrates serait-elle fade à leur goût  ? La question mérite d'être posée.

Par Tierno Monénembo

NB : cette tribune a été publiée en premier par le point.fr

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L’ancien président Français, Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un ferme

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Il est devenu, lundi 1er mars, le deuxième ancien président de la France condamné sous la Ve République. Nicolas Sarkozy a écopé de trois ans de prison, dont un ferme, lundi 1er mars, dans l’affaire dite des « écoutes ».

L’ancien chef de l’Etat a été déclaré coupable de corruption et trafic d’influence. La décision a été lue dans un très grand silence au tribunal correctionnel de Paris, que Nicolas Sarkozy a par la suite quitté sans faire aucune déclaration. Il a dix jours pour faire appel de cette condamnation.

Les faits remontent à 2014. M. Sarkozy était suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations confidentielles le concernant, voire de faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt. M. Azibert, avocat général dans une chambre civile, n’intervenait pas directement dans ce dossier mais il aurait joué de ses relations. En échange, M. Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco. L’accusation se fondait sur des conversations interceptées par la justice entre l’ancien président et son avocat sur une ligne officieuse – deux téléphones prépayés achetés sous le nom de « Paul Bismuth ».

Le tribunal correctionnel a estimé lundi qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ancien président de la République, aujourd’hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. « La preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes », a relevé le tribunal.

Nicolas Sarkozy, qui a été « garant de l’indépendance de la justice, s’est servi de son statut d’ancien président pour gratifier un magistrat ayant servi son intérêt personnel », a déclaré la présidente de la 32e chambre correctionnelle de Paris, Christine Mée. Il devient le deuxième ancien président condamné sous la Ve République, après Jacques Chirac, en 2011, dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Source : AFP

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Sékoutoureyah : tête à tête entre Ibn Chambas et Alpha Condé

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Le président Alpha Condé, réélu pour un troisième mandat contesté, a reçu ce lundi 1er mars 2021, Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial des Nations-Unies en Afrique de l'Ouest.

Les deux hommes ont discuté ‘’de divers sujets d'intérêts communs’’, selon la présidence guinéenne, sans plus de détails.

Toutefois, cette rencontre intervient quelques jours après une sortie de la cheffe des droits de l’homme de l’ONU. Sortie dans laquelle, Michelle Bachelet a exhorté les autorités guinéennes à libérer les opposants détenus, estimant que leur détention « sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », dit-elle.

Par Mariam Bâ

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Menace d’arrestation contre l’opposant Aliou Bah

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Le président du Model, Aliou BAH, serait recherché par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Selon le front national pour la défense de la Constitution (de 2010, ndlr) qui donne l’alerte, des agents de la DCPJ aurait reçu l’ordre d’arrêter  le jeune  farouche opposant au troisième mandat  d’Alpha Condé et de son régime.

Pour le moment, cette information n’est pas confirmée par les autorités judiciaires. Cependant, Aliou Bah, interrogé par nos confrères d’Africaguinee, dit être serein.

« Tout ce que je dis, je l'assume parce que ce sont des choses qui sont réelles », déclare-t-il, soulignant que son rôle en tant qu'opposant, c'est de critiquer la gouvernance et de proposer des alternatives.

Ces derniers mois, le harcèlement et l’emprisonnement des opposants sont devenus récurrents en Guinée.

Par Ibrahim Bangoura

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