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Surévaluation du plan de riposte au Covid-19 : le gouvernement reconnait les faits, mais conteste les chiffres avancés par la BM

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Accusé d’avoir surévalué à plus de 40 millions de dollars le coût d’aide destiné à la prise en charge des factures d’électricité des consommateurs de la catégorie sociale par la Banque mondiale, dans le cadre de la riposte contre la pandémie de coronavirus, le gouvernement guinéens a reconnu que ses chiffres étaient erronés. Mais  en même temps il conteste la somme avancée par l’institution de Bretton Wood  qui est aussi « erronée », selon la primature.

« La Primature a constaté, avant même la réception des commentaires de la Banque mondiale, que les données fournies par le ministère chargé de l’énergie sont erronées. Dès la publication (nécessitée par l’urgence) du plan, le cabinet du Premier ministre a parallèlement demandé à EDG de revoir les données et de fournir des éléments précis sur le nombre d’abonnés au tarif social, les montants théoriques facturés et les montants effectivement recouvrés. Ce travail de reprofilage a permis, à la date du lundi 20 avril 2020, soit avant le courrier de la Banque mondiale, de situer le niveau de la prise en charge de la gratuité pour les abonnés au tarif social de l’électricité à 126 milliards GNF (et non 456 milliards GNF comme précédemment indiqué par le ministère de l’énergie) pour le trimestre couvert par le plan de riposte. Ce chiffre de 126 milliards GNF est maintenant confirmé dans le plan de riposte et met en cause l’estimation elle-même erronée contenue dans les commentaires de la Banque mondiale », a justifié le gouvernement à travers le cabinet de la primature.

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Commentaires de la Banque mondiale au plan de riposte économique au COVID-19

Le Premier ministre confirme avoir reçu, en date du 21 avril 2020, des commentaires de la Banque mondiale sur le plan de riposte du Gouvernement. Ces commentaires suscitent de très nombreuses réactions dans la presse. Ainsi, pour éclairer l’opinion et garantir la transparence dans la gestion des affaires publiques économiques, la Primature tient à apporter des clarifications sur les points suivants :

  1. Sur la faiblesse de la projection anticipée de la croissance économique :
  2. L’hypothèse retenue dans le plan de riposte économique du Gouvernement est une contraction (ou baisse) de « seulement » 0,7% du PIB. Nos partenaires de la Banque mondiale estiment, sans donner d’estimation quelconque, que cette projection est timide et de ce fait la pandémie devrait affecter plus négativement la croissance économique.

La Primature assume, et a déjà eu l’occasion de le dire, que le plan de riposte du Gouvernement repose sur des hypothèses conservatrices. Dans son discours du 6 avril, le Premier ministre a indiqué que le Gouvernement ne souhaitait pas faire des annonces fantaisistes. Il fallait de ce fait reposer le plan de riposte sur des hypothèses macroéconomiques réalistes et crédibles.

Ainsi, cette première phase du plan de riposte couvre la période d’avril à décembre 2020, avec une sortie de crise projetée pour juin 2020. Le Premier ministre a par ailleurs fait remarquer que le plan de riposte est conçu dans une perspective dynamique, donc sujet à ajustement au fur et à mesure de l’évolution de la crise. La plupart des pays procèdent ainsi. L’Allemagne, par exemple, dont le premier plan date d’il y a plus d’un mois, vient de le compléter par des mesures additionnelles cette semaine.

Aucun Gouvernement, aucune institution (y compris la Banque mondiale), ne peut aujourd’hui prédire avec une marge d’erreur tolérable ce que devrait être la dimension de l’impact négatif de la crise sanitaire sur l’activité économique. Des projections macroéconomiques plus robustes provenant d’institutions aussi crédibles que le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) ont déjà été revues plusieurs fois en l’espace de quelques semaines, signe de la difficulté de l’exercice.

  1. C’est à dessein que le détail opérationnel du fonctionnement du fonds spécial COVID19 n’a pas été indiqué dans le plan, parce que le plan de riposte n’est pas le lieu d’un tel exercice, lequel les ministères compétents, en l’occurrence l’économie, le budget et la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), sont en train de travailler.
  2. Pour ce qui concerne le fonds destiné à appuyer les groupements d’intérêt économique (GIE), il reste clair qu’un travail d’évaluation est en cours. Une remontée d’informations est attendue des ministères et institutions en charge (finances, BCRG, APIP, notamment) pour arbitrage final du Premier ministre.
  3. Sur la protection sociale, en particulier sur le plan d’urgence de l’ANIES :

La composante sociale du plan d’urgence du Gouvernement est portée par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), qui est soutenue, et nous nous en réjouissons, par la Banque mondiale à hauteur de 70 millions de dollars américains.

  1. Les observateurs noteront que la Banque est ainsi le principal bailleur de fonds de la composante sociale du plan de riposte à travers l’ANIES. C’est à ce titre que les délais des procédures ont été raccourcis par la banque mondiale en vue du passage du dossier dès le mois prochain au conseil d’administration.
  2. Comme indiqué dans le plan de riposte, le plan d’urgence de l’ANIES est financé par les économies réalisées par l’Agence sur son budget 2019, la réaffectation de 70% de son budget 2020 ainsi que par une partie du financement de la Banque mondiale et un apport du Gouvernement des Émirats arabes unis. C’est donc à ressources constantes que l’ANIES assure le financement de la composante sociale du plan de riposte économique du Gouvernement.
  3. Pour ce qui concerne les transferts monétaires de l’ANIES, il est confirmé que lesdits transferts concernent les zones pilotes (une préfecture par région administrative et la zone spéciale de Conakry). Le détail concernant les mécanismes de réalisation des transferts est en cours de finalisation, à la lumière de la collecte de données économiques et sociales déjà réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) et de la procédure de digitalisation en cours auprès de la multinationale française IDEMIA.

Il convient également de rappeler que sur le budget total de 439 milliards GNF, les transferts monétaires représentent à eux seuls 428 milliards GNF, soit 97% du budget total. Le Gouvernement confirme que, à compter de ce mois de juin 2020, 240 000 ménages (soit 1,6 million de Guinéens) toucheront 25 dollars par mois et par ménage sur les ménages pilotes identifiés. Si davantage de ressources venaient à être mobilisées, des zones autres que celles actuellement identifiées seraient ajoutées au nombre des bénéficiaires.

III. Sur l’estimation du secteur de l’énergie :

Le plan de riposte accorde la gratuité de l’eau et de l’électricité aux abonnés au tarif social.

La Primature a constaté, avant même la réception des commentaires de la Banque mondiale, que les données fournies par le ministère chargé de l’énergie sont erronées. Dès la publication (nécessitée par l’urgence) du plan, le cabinet du Premier ministre a parallèlement demandé à EDG de revoir les données et de fournir des éléments précis sur le nombre d’abonnés au tarif social, les montants théoriques facturés et les montants effectivement recouvrés. Ce travail de reprofilage a permis, à la date du lundi 20 avril 2020, soit avant le courrier de la Banque mondiale, de situer le niveau de la prise en charge de la gratuité pour les abonnés au tarif social de l’électricité à 126 milliards GNF (et non 456 milliards GNF comme précédemment indiqué par le ministère de l’énergie) pour le trimestre couvert par le plan de riposte. Ce chiffre de 126 milliards GNF est maintenant confirmé dans le plan de riposte et met en cause l’estimation elle-même erronée contenue dans les commentaires de la Banque mondiale.

En conclusion, les insinuations suivant lesquelles la Banque mondiale aurait rejeté le plan de riposte économique du Gouvernement sont absolument fausses et infondées. Il y a lieu de rappeler que la composante sociale du plan de riposte est financée à hauteur de 30 millions de dollars (sur les 45 millions du plan d’urgence de l’ANIES) par la Banque mondiale.

Par ailleurs, en guise de soutien encore plus fort du plan, la Banque mondiale a demandé aux autres projets à capacité de décaissement faible d’orienter une partie de leurs ressources vers l’ANIES.

La Primature rappelle enfin qu’un plan de riposte économique a un caractère dynamique, et que ses hypothèses continueront d’être ajustées sur une base bimensuelle en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et de la situation économique.

Source : le cabinet de la Primature 

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La démocratie sénégalaise en danger (AfricTivistes )

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Communiqué/ Des heurts et autres manifestations sont notées sur l’ensemble du territoire national sénégalais. Ils dénoncent une machination politique avec comme principal objectif de liquider le leader politique et chef de l'opposition en l’occurrence le Député Ousmane Sonko arrivé 3e aux dernières élections présidentielles de 2019.

Pour rappel, tout est parti d’une plainte pour viol et menaces de mort déposée le 03 février par une masseuse et visant le député et opposant politique Ousmane Sonko. Le déclenchement de cette procédure judiciaire a eu des répercussions sur la stabilité du pays. Mercredi 03 mars, alors qu'il était en chemin pour répondre à la convocation du juge, les autorités ont voulu lui imposer un itinéraire. Ce qu'il n'a pas voulu suivre en restant sur sa position de continuer son itinéraire d'origine. Il s'est fait arrêté par la suite pour des infractions de "troubles à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée". En plus des accusations de viol, Sonko est poursuivi pour ces deux nouveaux chefs d'accusation qui lui ont valu d'être mis en garde à vue depuis mercredi 3 mars 2021.

Une série d’arrestations dans de nombreuses localités, souvent avec comme prétexte l'interdiction de rassemblements à cause de la pandémie à coronavirus, est à déplorer depuis février. Une centaine d’arrestations a été notée dans le pays. Si la plupart de ces citoyens ont été libérés, il n’en demeure pas moins que des dizaines de personnes sont placées à ce jour sous mandat de dépôt pour des délits divers: atteinte à la sûreté de l’Etat, menaces de morts contre des personnalités du régime, appel à l’insurrection, etc.

Il est à noter que les manifestations se poursuivent ce vendredi 5 mars. Au-delà des dégâts matériels notés pendant ces trois jours, nous déplorons la mort d'au moins 4 personnes (notamment des jeunes).

Le réseau internet ainsi que les réseaux sociaux sont perturbés depuis ce matin du vendredi 5 mars 2020 comme l’atteste la publication de l’organisation NetBlocks.org. Nos propres diagnostics nous ont aussi révélé des perturbations sur les plateformes de réseaux sociaux.

La Constitution sénégalaise en son article 8 garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales dont les libertés d’opinion, d’expression, de la presse, d’association, de réunion, de déplacement, de manifestation, entre autres. Toujours dans l’article 10 de la charte fondamentale sénégalaise, il est indiqué que chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public.

Des principes qui tirent leur sens dans les textes et conventions internationales. La déclaration universelle des droits de l’homme notamment en son article 19 dispose que “tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit”. Quant à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, elle indique dans son article 6 que “tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement”.  Dans son article 9, il est noté que toute personne a droit à l'information et d'exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.

En plus de ces arrestations le plus souvent préventives, il a été noté une perturbation d’internet dans le pays et une entrave à la liberté de la presse. Lors de la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Ousmane Sonko, les journalistes étaient parqués et interdits d’accès à l’hémicycle. Et lors des manifestations du mercredi 3 mars dernier, ils ont été contraints de quitter les théâtres d'opérations pour les parquer loin des évènements. Pire, il y a eu au moins deux blessés parmi les journalistes. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a également mis en application ses menaces de couper le signal de certains médias d’informations privées pour une supposée "incitation à la violence".

Tout cela démontre un recul démocratique et donne une image hideuse de la démocratie sénégalaise. AfricTivistes condamne vigoureusement cette situation et interpelle le Président Macky Sall et son gouvernement sur toutes ces dérives et des conséquences qui vont en découler.

AfricTivistes appelle au calme et demande au pouvoir judiciaire de se ressaisir et de gérer dans la responsabilité cette affaire de mœurs, source de toutes ces tensions alors qu'à priori elle devrait être une affaire civile entre deux citoyens sénégalais.

Nous dénonçons également toutes ces arrestations préventives pour une soi-disant prévention de troubles publics. Ces arrestations préventives, des fois sous la coupe de délit d'intention, sont illégales et illégitimes et symbolisent aujourd’hui le recul démocratique constaté au Sénégal.

AfricTivistes alerte et dénonce avec la plus grande fermeté le cryptage du signal des deux télévisions privées en l’occurrence la SENTV et la WALFTV.

AfricTivistes alerte sur la circulation de personnes armées supposées "nervis" qui essayent de faire régner indûment l’ordre alors que c’est du ressort exclusif de la police et de la gendarmerie. Nous pensons que ceci est un précédent dangereux pour le pays.

AfricTivistes invite les autorités à respecter le droit d'association, d'informer et d'accès à l'information des citoyens. Nous appelons les organisations soucieuses des libertés de presse à se mobiliser pour que le droit à une information plurielle inscrit dans la constitution soit sauvegardé et respecté.

AfricTivistes invite la communauté internationale, les organisations de défenses des droits de l’homme, les institutions internationales comme la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies à prêter une attention particulière à cette situation.

AfricTivistes réitère encore son appel au calme et à l’apaisement et reste solidaire du peuple sénégalais face à ces inquiétantes menaces sur les droits et acquis démocratiques.

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Ebola et Covid-19 : la Guinée durcit les mesures sanitaires

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Le président Alpha Condé vient de durcir les mesures sanitaires pour faire face, non seulement  à l’augmentation des cas de la pandémie de la Covid-19, mais aussi à la résurgence de l’épidémie d’Ebola qui a déjà fait sept morts  en moins de trois semaines en région forestière.

Dans une décision prise jeudi soir, le chef de l’Etat a dévoilé de nouvelles mesures restrictives pour les zones du Grand Conakry  et la région de N’Zérékoré, où le virus Ebola a refait surface le 14 février dernier.

Il s’agit de : la suspension de toutes les  activités  culturelles et artistiques ; l’interdiction des activités publiques ou privées de regroupement de masse ainsi que les cérémonies de baptême, de mariage et de funèbre , et la fermeture des lieux de spectacles, des discothèques et boîtes de nuit.

Ces mesures complètent celles déjà en vigueur dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Par Ibrahim Sylla

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Alpha Boubacar Bah de l’UFDG prend une pause politique

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Jusque-là conseiller de  Cellou Dalein Diallo,  président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, le principal parti de l’opposition guinéenne, Alpha Boubacar Bah a annoncé qu’il prend une pause politique, pour des raisons personnelle.

« Après une quinzaine d’années d’engagement politique dont les dix dernières entièrement consacrées à l’UFDG et à son Président, j’ai décidé de mettre ma vie politique en pause pour des raisons de convenance personnelle», a-t-il annoncé jeudi sur sa page facebook, sans plus de détails.

Par Guinee28

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