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Nous sommes fatigués de la propagande ! (Opinion)

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Selon Alpha Condé, l'usine militaire de confection de tenues au camp Alpha Yaya va s'ouvrir bientôt. D'un coût de réalisation de 32 millions de dollars, 1.558 emplois seront créés. Elle sera donc le premier employeur (hormis l'Etat) du pays, donc plus que la CBG.

Croyez-vous à ce chiffre de 1.558 d'emplois créés par une usine qui n'a coûté que 32 millions de dollars? Moi je n'y crois pas, 1.558 emplois, c'est énorme. Si tel est le cas, cette usine ne sera pas rentable, elle fera rapidement faillite en raison de ses coûts salariaux par rapport aux revenus attendus, dès lors que son marché est très étroit et que son principal client, l'Etat guinéen, est un mauvais payeur.
Ensuite, il nous dit que plus de 10.000 salles de classes ont été construites (sans préciser en quelle année, est-ce en 2017?)  Je n'y crois pas non plus, en attendant qu'on me prouve le contraire. Pour me confondre, le gouvernement n'a qu'à acheter quelques pages publicitaires dans les journaux de la place, pour publier la liste de toutes les écoles construites avec le nombre de salles de classe, en précisant le nom du quartier ou le district d'une commune donnée du pays et la date d'inauguration de l'édifice scolaire, par exemple une école de six salles de classes à Kouroula dans la commune rurale de Timbo, inaugurée le 25 mai 2017. Il faut construire près de 2000 écoles de 6 classes pour atteindre les 10.000 salles. Même si ce sont les ressortissants de ces localités ou des ONG qui ont financé la construction de ces écoles, peu importe, mais je doute fort que ce chiffre soit atteint en 2017, déjà à la présidentielle de 2015, il avait avancé le chiffre de 5.000 classes, bon je ne sais pas si c'est 5.000 salles supplémentaires construites en deux ans ou bien les 10.000 salles ont été réalisées en 2017, l'année du bilan? J'attends les preuves.
Je pense que nous devons demander à Alpha Condé de nous donner les preuves de ce qu'il avance. La parole présidentielle doit être crédible, notamment en parlant des réalisations concrètes faites par le pouvoir. C'est comme lorsqu'il nous dit que ce qu'il a fait en cinq ans, ses prédécesseurs ne l'ont pas fait en 50 ans. Eh bien, qu'il nous cite exactement les infrastructures qu'il a construit avec nos deniers publics. Il ne sera question que des infrastructures construites avec de l'argent public, y compris les partenariats public-privé, donc il ne s'agit pas de nous montrer des projets qui n'ont pas reçu un franc d'investissement public. Je rappelle au passage que sur la période 2011-2017, le montant cumulé des dépenses d'investissements publics représente plus de 33.000 milliards de francs, soit environ 4,5 milliards de dollars. Sur ce point aussi, le gouvernement n'a qu'à nous publier la liste des infrastructures, avec les montants et la date d'inauguration. Comme ce montant 33.000 milliards de francs est tiré des lois de finances, normalement, chaque montant affecté à un projet donné est indiqué dans un article précis du budget, notamment dans les annexes, c'est donc facile de nous prouver que notre argent a été effectivement dépensé pour l'objet prévu dans la loi de finances de chaque année sur la période 2011-2017.
Si Alpha Condé et son gouvernement ne sont pas capables de relever ce défi que je leur lance, qu'ils se taisent. Nous sommes fatigués de la PROPAGANDE comme mode de gouvernance.

Par Alpha Saliou Wann

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Djibouti: Ismaïl Omar Guelleh réélu pour un 5e mandat avec 98,58 % des voix

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Le président sortant Ismaïl Omar Guelleh a été réélu vendredi à 98,58 % des voix, selon les chiffres officiels provisoires, à la tête de Djibouti, un petit pays stratégique de la Corne de l'Afrique qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-deux ans.

"Le président Ismaïl Omar Guelleh obtient 167 535 voix, soit 98,58 % (...) Tels sont les résultats provisoires du scrutin présidentiel de ce 9 avril 2021", a annoncé vers 03 h 15 dans la nuit de vendredi à samedi , Moumin Ahmed Cheick, le ministre de l'Intérieur, sur la télévision publique RTD.

Agé de 73 ans,  Ismaïl Omar Guelleh se présentait pour un cinquième et, théoriquement, dernier mandat face à Zakaria Ismail Farah, un homme d'affaires de 56 ans fraîchement débarqué en politique et dont les chances de victoire semblaient maigres.

Guinee28

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Guinée : RSF et l’AIPS s’associent pour réclamer la libération de deux journalistes emprisonnés

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L’Association internationale de la presse sportive (AIPS ) et l’ONG Reporters sans frontières (RSF ) s’associent pour demander la libération immédiate du journaliste Amadou Djouldé Diallo, l’un des doyens de la presse guinéenne, qui est incarcéré à Conakry. Ils demandent simplement que la loi dépénalisant les délits de presse en Guinée soit respectée.

Amadou Djouldé Diallo a été arrêté le 27 février à Conakry. Il venait de participer à une émission journalistique diffusée sur une radio privée guinéenne au cours de laquelle il avait violemment critiqué l’action du chef de l’Etat, Alpha Condé, récemment réélu président de la République de Guinée pour un troisième mandat. Inculpé le 1er mars, pour « délit au chef de l’Etat et diffamation », il a été placé en détention. Son état de santé défaillant a nécessité son transfert de la prison centrale à l’hôpital Ignace Deen de Conakry.

Plusieurs jours avant l’arrestation d’Amadou Dioulde Diallo, un autre journaliste sportif, Ibrahima Sadio Bah, a été condamné à six mois de prison ferme et à une amende de 500 000 francs guinéens (environ 40 euros) pour « diffamation, insultes publiques et dénonciation calomnieuse » contre le président de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT), Mamadou Antonio Souaré.

Il a été condamné le 4 février pour un article sur le site guinee7.com relatif à des accusations de corruption d’un candidat non retenu contre le vainqueur de l’élection présidentielle FEGUIFOOT. Le procureur avait cependant demandé la libération du prévenu pour une infraction non prouvée.

«La détention de journalistes, même si la loi ne le permet pas, reste trop fréquente en Guinée», déplore le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. «Ils sont également sans précédent dans leur durée. Nous appelons à la libération sans aucune condition de ces journalistes conformément aux lois applicables. »

Historien et journaliste, Amadou Djouldé Diallo est le président de l’Association guinéenne de la presse sportive et le vice-président de la section africaine de l’AIPS, qui regroupe 166 associations nationales de journalistes sportifs des cinq continents.

«L’AIPS défend le libre accès aux événements sportifs et la liberté d’expression pour tous les journalistes du monde entier», déclare le président de l’AIPS, Gianni Merlo. «Nous sommes choqués que deux de nos collègues guinéens dont l’un est notre membre aient été incriminés et emprisonnés en raison de propos tenus dans l’exercice de leur profession, même si, comme dans le cas de M. Diallo, ce n’était pas dans les reportages sportifs. Nous demandons également la libération sans aucune condition de nos collègues conformément aux lois applicables.

L’AIPS et RSF notent que la détention provisoire d’Amadou Djouldé Diallo est contraire à la constitution de la République de Guinée, article 10 qui stipule que << Toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression. Loi L002 sur la liberté de la presse a dépénalisé les délits de presse en Guinée. L’objectif de cette loi est d’empêcher l’arrestation et la mise en prison de citoyens pour des délits commis par voie de presse.

Amadou Djouldé Diallo a été arrêté le 27 février sans convocation préalable. Tous les efforts de ses avocats pour obtenir sa libération pour qu’il puisse préparer librement sa défense ont été vaines. Sa famille est préoccupée par sa santé. Une première lettre de l’AIPS au Président de la République de Guinée, M. Alpha Condé, demandant la libération de M. Diallo est restée sans réponse.

Président de l’AIPS Gianni Merlo      

Secrétaire général de Reporters sans frontières

Christophe Deloire

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Un migrant Guinéen écope de 10 ans d’interdiction sur le sol français

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Trois hommes, un ressortissant du Bengladesh, un Guinéen et un Sénégalais,  tous en situation irrégulière, ont été condamnés mercredi 7 avril pour escroquerie et interdits de séjour en France. Interpellés la veille par la police de l’air et des frontières, à Montpellier, ils se faisaient passer depuis plusieurs mois pour des mineurs non accompagnés, rapporte france3-regions.

Les deux premiers ont écopé de 3 mois de prison avec sursis et de 10 ans d’interdiction sur le territoire français. Le troisième (Sénégalais) sera reconduit à la frontière.

Les tests osseux auxquels ont été soumis les trois hommes ont établi qu’ils auraient "entre 7 et 20 ans de plus que l’âge qu’ils avaient déclaré aux autorités", explique pour sa part Infomigrants.

Utilisés en dernier recours lorsqu’un doute persiste sur l’âge d’une personne se déclarant mineure, ces tests sont critiqués par les associations d’aide aux migrants mais aussi par une grande partie du corps médical. "Il y a une marge d’appréciation de deux ans et ils ont été établis à partir d’une référence caucasienne des années 1930", dénonçait en octobre Ludivine Erragne, responsable du plaidoyer juridique de la mission France de Médecins sans frontières (MSF) dédiée au mineurs non-accompagnés, interrogée par InfoMigrants.

Par Guinee28

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