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Afrique

Sénégal : vague d’arrestations d’imams pour apologie du terrorisme

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Les autorités sénégalaises s’engagent dans une campagne contre les imams et prêcheurs qui font l’apologie du terrorisme. Trois imams ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt le vendredi 6 novembre. Des imams accusés d’actes de terrorisme, menace de complot, financement du terrorisme, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs.

Arrêtés il y a deux semaines à Kaolack, Rufisque et dans la banlieue dakaroise par la section de recherche de la gendarmerie, les imams ont été inculpés pour leur proximité avec des milieux djihadistes. Il leur est également reproché d’avoir tenu des propos incitant au terrorisme au cours de prédication hebdomadaire, après la prière du vendredi. Ce coup de nettoyage dans le milieu des imams et autres prêcheurs s’inscrit en droite ligne d’une vaste opération de prévention du terrorisme religieux.

Lancée depuis le début du mois d’octobre par le gouvernement sénégalais, cette opération a permis l’arrestation d’une trentaine d’imams et de prêcheurs. La première arrestation est intervenue le 9 octobre dans la région de Kolda, au sud du pays, avec l’interpellation de l’imam Ibrahima Sèye, par ailleurs professeur au lycée Alpha-Molo-Baldé de Kolda. Il lui a été reproché de faire l’apologie du terrorisme, mais également d’avoir traité lors d’un sermon les présidents Macky Sall, François Hollande et Barack Obama de « mécréants profanateurs de l’islam ».

Des documents saisis qui font l’apologie du terrorisme

Le 27 octobre 2015, l’imam Alioune Ndao de Kaolack, également secrétaire exécutif régional de la Ligue des imams et prêcheurs du Sénégal, est lui aussi arrêté. Il s’en est suivi l’interpellation de six de ses proches dont l’imam Mamadou Ndiaye de Rufisque et l’imam Youssou Ndiaye, ainsi que Coumba Niang et Marième Sow, deux religieuses au discours jugé radical.

Tout serait parti de l’arrestation de Diokhané un présumé terroriste interpellé au Nigeria. L’enquête menée par la police nigériane a révélé que M. Diokhané, arrêté le 3 novembre à la frontière du Nigeria, entretenait des relations étroites avec des djihadistes de Boko Haram et assurait la coordination avec certains imams au Sénégal. Une perquisition effectuée par les gendarmes sénégalais chez les imams concernés a permis aussi de découvrir des documents qui font l’apologie du terrorisme. Suite à ces arrestations, la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal a très vite souligné que « l’Etat peut agir pour prévenir et éradiquer le terrorisme autrement que par la répression ».

Au sein de l’opinion sénégalaise, les avis sont divergents, même si les populations condamnent unanimement le terrorisme. Aïssata Bâ, tête voilée la trentaine révolue, estime que la place d’un imam n’est pas en prison. Foncièrement contre les actes de banditisme, Aïssata Bâ demande qu’une enquête sérieuse soit menée pour éviter que les imams soient sacrifiés à l’autel d’une lutte contre le terrorisme dictée d’ailleurs. « La population n’acceptera pas une chasse à l’homme qui cible les imams pour satisfaire des lobbies et autres puissances occidentales. Les imams ont une grande responsabilité sur la gestion du pays, ils font parties des socles sur lesquels repose le Sénégal », souligne-t-elle.
Le Sénégal est composé à 90 % de musulmans qui pratiquent un islam modéré porté par plusieurs confréries. Les plus en vue sont la Tidjania, dont le fondateur est Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, érudit de l’islam (1150-1230 de l’Hégire), et le Mouridisme fondé par le Sénégalais Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), théologien, juriste musulman et soufi.

Journaliste traitant des questions de religion, Matèle Bocoum pense qu’il faut savoir raison gardée. Faire la promotion d’un islam radical ne signifie pas forcément être un djihadiste. « L’islam a ses règles et ses préceptes qu’il faut respecter et dire en tant que tels. A mon avis, il faut abordre cette question avec beaucoup de sérénité et ne pas jeter l’opprobre sur une frange de la population », précise-t-elle.

« Un islam modéré et tolérant »

Enseignant à l’Institut des droits de l’homme et de la paix de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, Aynina Diop préconise une gestion responsable de la question pour éviter les dérives. Il avertit que « l’islam pratiqué au Sénégal est certes confrérique mais il est modéré et tolérant. Il faut le préserver à tout prix ».

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A LA UNE

Ghana : le Parlement de la CEDEAO ouvre sa 2ème Session extraordinaire de l’année

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Ouverture officielle ce lundi matin à Winneba, au Ghana de la 2ème Session extraordinaire de l’année 2021 du Parlement de la CEDEAO. Elle consiste à examiner et à adopter le projet de budget du Parlement au titre de l’exercice 2022. L’essentielle des activités sera orienté aux programme de lutte contre la pandémie du coronavirus et du renforcement de la sécurité et de la démocratie dans l'espace CEDEAO.

L'examen et l'adoption du budget du parlement s'équilibre en recette et en dépense à plus de 20 millions Unités de compte soit une hausse de 0% par rapport au budget de 2021. Un budget élaboré conformément aux consignes de la CEDEAO.

Conformément aux consignes relatives à la préparation du budget 2022 pour toutes les institutions de la CEDEAO, la priorité est accordée aux programmes ayant un impact direct et des effets durables sur les États membres. Cela tient compte surtout des perturbations causées par la pandémie de COVID-19 et des problèmes sécuritaires que traverse la région. Le Parlement est très préoccupé par le risque de récession que pourrait entraîner le coronavirus. La troisième vague de la pandémie semble être en voie de stabilisation dans nos États. Mais le nombre de cas reste élevé avec un total de 649.077 malades dans la région à la date du 14 octobre 2021.

En tant que représentants des communautés, ces députés sont appelés pour l'heure à faire face à plusieurs préoccupations à cause des changements fondamentaux qui s’imposent dans tous les domaines. Au regard de ces changements, des efforts sont encore à fournir dans les domaines comme celui des libertés civiles, de l'État de droit, de l’obligation de rentre compte et du développement économique.

Dans son allocution, le Président du parlement invite les députés à faire preuve de leadership, car pour lui, ils restent et demeurent une lueur d’espoir pour la sous-région, surtout en ces temps difficiles marqués par l’instabilité politique dans certains des États membres.

Une dépêche d’Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Mali: la Cédéao se montre ferme avec le président de la transition Assimi Goïta

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Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a effectué, dimanche 17 octobre, une visite au Mali pour s’enquérir de l’état d’avancement du processus qui devrait sortir le pays de la crise. Il a rencontré le président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo et le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, ont eu deux entretiens dimanche 17 octobre. Un tête-à-tête et des échanges en présence de leurs deux délégations. De source proche des rencontres, le colonel Assimi Goïta a fait un plaidoyer de la situation : les problèmes que rencontrent son pays, notamment l’insécurité, les chantiers ouverts, les assises nationales annoncées. « Assimi Goïta a parlé comme d’habitude calmement, mais avec clarté », confie l'un de ses proches.

Sur un autre point, l’affaire Wagner, il a rappelé qu’on lui cherche des poux dans la tête et que son pays n’a, à ce stade, rien signé avec cette société privée russe qui utilise les mercenaires.

Respect des engagements sur la tenue des élections

De son côté, d’après nos informations, le président en exercice de l’institution sous-régionale a pris la parole pour rappeler que les militaires maliens doivent respecter leurs engagements en organisant les élections présidentielle et législatives fin février 2022. Nana Akufo-Addo a rappelé qu’avant la fin de ce mois d’octobre, les autorités maliennes s’étaient engagées à rendre public un chronogramme de tous les actes à poser jusqu’à la fin de la transition. En clair : à donner une date de fin de la transition.

D’après nos informations, deux émissaires de la Cédéao devraient revenir avant la fin du mois pour faire le point de la situation.

RFI

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A LA UNE

Burkina Faso : 34 après, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre à Ouagadougou

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Trente-quatre ans après sa mort, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre ce lundi 11 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tient sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité.

Dans le dossier de l’instruction, plus d’une soixantaine de témoins ont été entendus. Ils pourront être appelés à la barre. Les accusés devront aussi s’expliquer, ils sont quatorze. Douze seront présents. En revanche, Blaise Compaoré, l’ancien président du Burkina qui se trouve être le principal accusé, et Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir mené le commando fatal à Sankara, seront jugés par contumace. Le premier, réfugié en Côte d’Ivoire, a refusé de se présenter devant la justice. Ses avocats ont dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception ». Quant au deuxième, il a disparu depuis 2015.

Mais pour Stanislas Benewendé Sankara, avocat de la famille de Thomas Sankara, l’absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d’origine » et « dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle ».

Le 15 octobre 1987, l’ex-président et « père de la révolution burkinabè », Thomas Sankara, était tué lors d’un coup d’État, ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir au Burkina Faso.

Par Ibrahim Bangoura

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