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Afrique

Sécurité: Keïta et Koufa, l’inquiétant duo terroriste du Sud

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Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Le flou qui entourait il y a encore quelques mois les deux derniers nés de la galaxie jihadiste au Mali, le Front de libération du Macina (FLM) et la katiba Khalid Ibn Walid, plus connue sous le nom d'« Ansar Eddine Sud », se dissipe peu à peu.

Au fil des semaines et des arrestations, les services de renseignements maliens se sont fait une idée assez précise de ce que représentent ces groupes. Pour eux, comme pour les services de renseignements français, pas de doute : aujourd’hui, en dépit du danger que représentent les autres milices jihadistes qui sévissent dans le pays depuis plusieurs années et qui pourraient être derrière la prise d’otages du Radisson de Bamako, le 20 novembre (on ignore encore l’identité exacte des assaillants même si l’attaque a été revendiquée par Al-Mourabitoune et Aqmi), ce sont ces deux entités qui font peser la plus grande menace tant sur le Mali que sur ses voisins méridionaux, qui, jusque-là, pensaient pouvoir échapper au terrorisme salafiste.

Un rapport des services de renseignements maliens daté du mois de septembre, dont J.A. a obtenu une copie, est sans ambiguïté. « Les opérations militaires ont conduit au morcellement de la scène jihadiste », peut-on y lire. Mais « la menace terroriste persiste et s’est quasiment propagée sur toute l’étendue du territoire national avec l’apparition de nouveaux groupes au centre et au sud ».

Selon ce document, Al-Mourabitoune et Aqmi, les deux groupes les plus puissants en 2012, ont été amoindris depuis l’intervention de l’armée française en janvier 2013. Ce n’est pas le cas d’Ansar Eddine, le groupe commandé par Iyad Ag Ghaly. Ce dernier est aujourd’hui le plus influent des jihadistes opérant au Mali – il se terre quelque part entre ce pays et l’Algérie – et pas seulement parce qu’il reste une autorité au sein de la communauté des Ifoghas. Depuis quelque temps, il a entrepris de porter le jihad dans le sud du pays.

La DGSE malienne le présente ainsi comme le parrain des « deux nouvelles franchises » – FLM et katiba Khalid Ibn Walid – qui ont vu le jour cette année. Un des membres de ce dernier groupe, Souleymane M. (arrêté le 8 juillet dans les environs de Sévaré), aurait ainsi effectué trois missions auprès de Iyad afin de se faire remettre de l’argent. Selon la DGSE malienne, qui se fonde sur une lettre interceptée du chef d’Ansar Eddine, le Touareg inciterait les katibas du Sud à « multiplier les attaques contre les postes isolés des forces de sécurité ».

Le FLM, « problème majeur du Mali »

Le premier groupe opère au centre, dans la région de Mopti, sous les ordres d’Amadou Koufa, un prêcheur peul dont on a longtemps pensé qu’il était mort lors de l’attaque de Konna, en 2013. Le FLM a mené des attaques sanglantes contre les forces armées maliennes et a semé la terreur dans plusieurs villages, tuant tous ceux qui s’opposaient à lui. Selon un bon connaisseur de la région, ses hommes font passer le message suivant partout où ils passent : « Ne vous mêlez pas de nos affaires. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. » Le FLM a également mené l’assaut contre un hôtel de Sévaré en août (13 morts).

Selon la DGSE, l’homme qui faisait le lien entre les deux groupes se nomme Hassan Dicko

La DGSE malienne estime à environ 170 le nombre de combattants du FLM, tous – ou presque – de jeunes Peuls. Selon un spécialiste du monde peul, « ce groupe dispose d’un grand vivier de combattants car cette région est délaissée depuis très longtemps par l’État et par les ONG ». Ses hommes « évoluent en moto », « disposent d’armes d’infanterie » et « jouissent de complicités locales ». Koufa, dont les liens avec Iyad sont avérés, revendique « le rétablissement du califat peul d’El Hadj Sékou Amadou » (un empire théocratique qui a prospéré au XIXe siècle) et appelle à faire de Mopti sa capitale. Selon un haut responsable des renseignements militaires français, le FLM est aujourd’hui « le problème majeur au Mali ».

Les liens entre le FLM et le deuxième groupe opérant dans le Sud, la katiba Khalid Ibn Walid, qui revendique l’application de la charia au Mali et qui compte en son sein de nombreux anciens membres de la police islamiste qui a régné sur Tombouctou en 2012, sont extrêmement étroits. « Les deux agissent de façon imbriquée dans la conduite de leurs opérations », indique la note des renseignements. Selon la DGSE, ils auraient « conjointement réalisé sept opérations », dont deux ont été déjouées par les forces de l’ordre. L’une d’elles visait à attaquer un club nautique de Bamako fréquenté par des Occidentaux. Selon la DGSE, l’homme qui faisait le lien entre les deux groupes se nomme Hassan Dicko (ou « Abou Leila »). Ce Peul de 35 ans est né au Mali et a été élevé dans le Sud, à Kadiolo, mais ses parents sont originaires du Burkina. Cet ancien de la police islamique de Tombouctou est présenté comme le bras droit de Koufa. Il a été arrêté le 5 septembre.

Les combattants d’Ansar Eddine Sud ne sont pas tous maliens

Ansar Eddine Sud a également mené des opérations « en solo », comme les attaques en juin de Fakola et de Misseni, deux villages situés près de la frontière avec la Côte d’Ivoire. Selon une source sécuritaire malienne, la katiba a été considérablement amoindrie en juillet, lorsque l’armée a attaqué sa position dans la forêt de Sama, à l’extrême sud du Mali. Sur la trentaine de combattants qui s’y étaient réfugiés, cinq ont été abattus, quatorze ont été arrêtés par les forces maliennes, puis sept autres, quelques jours plus tard, par les forces ivoiriennes.

Les autres ont fui. Depuis, la DGSE, qui parle de « débandade », a recueilli de nombreux éléments sur ce groupe. Et ce qu’elle a découvert a de quoi alarmer tous les voisins du Mali. « La stratégie est d’autant plus inquiétante que ces moudjahidine, en plus du bénéfice de la couleur de peau, de la langue et de la connaissance du terrain, jouissent de continuités familiales dans toute la zone ouest-africaine, leur donnant la facilité de s’infiltrer, de s’équiper et d’atteindre les positions isolées des forces armées loyalistes sans risque d’être dénoncés », indique le rapport de la DGSE.

Des liens un peu partout dans la sous-région

L’organigramme d’Ansar Eddine Sud tel qu’établi par les renseignements maliens démontre que ses combattants ne viennent pas du septentrion malien, mais du sud du pays, voire de Côte d’Ivoire et du Burkina, et qu’ils ont des liens un peu partout dans la sous-région. Son émir, Souleymane Keïta, est né au Mali, à Kangaba, à moins de 50 km de la frontière guinéenne, en 1968. Il serait passé, au fil des ans, par le Sénégal, la Gambie, l’Égypte et l’Arabie saoudite, et aurait fait la connaissance de Iyad au milieu des années 2000 à Bamako.

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Tchad : l’armée annonce la mort du président Idriss Déby après des blessures reçues pendant des combats avec les rebelles

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La réélection du président tchadien Idriss Déby pour un sixième mandat, lundi, avait provoqué des combats entre les rebelles et l'armée.

Le président tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis trente ans et réélu lundi, est mort mardi 20 avril à l'âge de 68 ans des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord du pays durant le week-end, annonce l'armée.

"Le président de la République, chef de l'Etat, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille. C'est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad", précise le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l'antenne de TV Tchad.

Réélu pour un sixième mandat lundi

Le président Idriss Déby Itno, qui dirigeait le Tchad d'une main de fer depuis trente ans, avait été réélu lundi pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés à la présidentielle du 11 avril. Sa réélection avait entraîné des combats depuis plusieurs jours, ainsi que la mort de 300 rebelles et cinq militaires.

Source : francetvinfo.fr

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Le Vatican demande l’annulation de la dette de l’Afrique

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Ce n'est pas la première fois que le pape François se prononce pour l'annulation de la dette des pays africains, mais il vient de réitérer son vœu à l'issue du webminaire, le 7 avril 2021. Il regroupait les plus hautes autorités religieuses d'Afrique et de Madagascar.

Les femmes et les hommes catholiques africains et malgaches ont participé au "webminaire" organisé par le Vatican, ce 7 avril 2021, en présence du Pape François. À la fin de ces travaux, le souverain pontife a plaidé en faveur de l'annulation de la dette des pays de ce continent. Les émissaires du Vatican ont expliqué dans les différents médias que l'objectif est d'amortir la crise Covid-19 : "Nous ne pouvons pas sortir de cette crise sanitaire, économique, sociale, politique et culturelle, sans alléger le poids de la dette. Il s'agit d'une question de justice," explique le père Zamprini dans L'Express de Madagascar.

Pour le saint-siège, cette question devient primordiale à l'heure des premiers effets du réchauffement de la planète : "Nous ne pouvons pas oublier la dette écologique des Grands, qui sont les premiers responsables du changement climatique dont le fardeau incombe, toutefois, en grande partie, aux nations les plus pauvres, comme ceux d'Afrique", poursuit le porte-parole du Pape François.

L'annulation de la dette de l'Afrique, un sujet récurrent

En 2007, déjà, le Pape Benoît XVI avait demandé dans une lettre à Angela Merkel, la chancelière allemande, d'intercéder en faveur de cette annulation de la dette africaine auprès des pays les plus riches, comme l'écrivait La Croix. Une demande qui est restée sans effet. En septembre 2020, un article de Madagascar-Tribune relayait l'intervention d'Andry Rajoelina, président de Madagascar, à l'ONU (Organisation des Nations Unies). Le chef de l'Etat, sur ce même sujet, avait appelé : "À la solidarité internationale, pour l'effacement de la dette des pays les plus vulnérables et les plus durement touchés par les effets de la pandémie".

Le temps faisant son œuvre, cette énième démarche du 7 avril 2021, a trouvé un écho dans les plus grands journaux de la planète (le quotidien Le Monde en France), en autres. Par ailleurs, afin d'éviter les raccourcis habituels quand il est question de l'Afrique, le cardinal Turkson, préfet du dicastère vaticane souhaite : "Développer un système de vérifications et de contrôles afin que les ressources libérées au profit du continent aillent là où elles sont réellement nécessaires pour croître et améliorer les conditions des peuples et des personnes". Il ne s'agit pas de chèque en blanc conclue Vatican News, mais la prise de responsabilités mutuelles.

Source : France tv

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Djibouti: Ismaïl Omar Guelleh réélu pour un 5e mandat avec 98,58 % des voix

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Le président sortant Ismaïl Omar Guelleh a été réélu vendredi à 98,58 % des voix, selon les chiffres officiels provisoires, à la tête de Djibouti, un petit pays stratégique de la Corne de l'Afrique qu'il dirige d'une main de fer depuis vingt-deux ans.

"Le président Ismaïl Omar Guelleh obtient 167 535 voix, soit 98,58 % (...) Tels sont les résultats provisoires du scrutin présidentiel de ce 9 avril 2021", a annoncé vers 03 h 15 dans la nuit de vendredi à samedi , Moumin Ahmed Cheick, le ministre de l'Intérieur, sur la télévision publique RTD.

Agé de 73 ans,  Ismaïl Omar Guelleh se présentait pour un cinquième et, théoriquement, dernier mandat face à Zakaria Ismail Farah, un homme d'affaires de 56 ans fraîchement débarqué en politique et dont les chances de victoire semblaient maigres.

Guinee28

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