Connect with us

Politique

Second mandat d’Alpha Condé : nouvelles armes, nouvelles victimes! (Tribune)

Published

on

Des rencontres inédites se tiennent actuellement entre Alpha Condé et ses adversaires politiques. Le président de la République n’hésite pas de tenter l’inimaginable pour faire des tête-à-tête avec ces plus farouches opposants. Au Nom de la réconciliation s’en presse à écrire la presse guinéenne.

Après tout, il est qu’en même normal de croire que le chef de l’Etat guinéen soit tenté à laisser une emprunte dans l’histoire de son pays en réalisant son idée de « Mandela de la Guinée ». Il ne lui reste que ça pour laver l’affront lié à sa double élection contestée (en 2010 et 2015).

Mais en attendant que l’avenir nous édifie, je me permets de m’immiscer dans la tête du Président et sortir d’autres idées qui y défilent.

En effet, après avoir eu ce qui lui préoccupait de plus dans ses profondes pensées nocturnes, une réélection pour un second mandat, Alpha Condé doit, et c’est logique, trouver la stratégie de bien mener ce quinquennat. Et surtout éviter certains obstacles rencontrés au cours de son premier mandat. Ceux des obstacles orchestrés par l’opposition à travers ces interminables revendications et manifestations publiques. En 2012, le gouvernement annonçait 12 milles milliards de manque à gagner au niveau recette causé par les troubles politiques. Pour bien cerner la situation, il suffit juste de voir ce qui attend Condé sur le plan politique :

Il y a tout d’abord la promesse de l’organisation d’élections locales au premier semestre de 2016. L’enjeu est bien sûr important. D’autant plus que l’opposition a récupéré, sur application de l’accord politique du 20 aout 2015, la gestion d’un nombre considérable des mairies.

Un an plus tard, en 2017, c’est le renouvellement du Parlement qui pointerait à l’horizon. Une autre échéance à d’autres enjeux. Le RPG aura la tentation de vouloir confirmer la légitimité du « coup KO » qu’il vient d’infliger à l’opposition ou tout au moins garder sa Majorité à l’Hémicycle. La bataille pour les cinq communes de Conakry s’annonce particulièrement rude à cet effet.

Rien qu’avec ces deux échéances électorales, Sékoutouréya est au besoin d’une forte énergie pour y faire face. Mais le très « politique » Alpha Condé n’aura pas besoin d’une pérennité de réflexion pour trouver la solution à cette équation. Quid d’adopter l’option bien connue en Afrique qui vise à diviser pour mieux régner ou contrôler, et par ricochet, caresser la joue de son adversaire pour bien gifler.

Faire d’une pierre deux coups

L’idéal serait donc d’amoindrir la force de l’adversaire. Et puis ce que celui-là est incarné par le chef de fils de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, « le complot » va donc logiquement viser ce dernier. L’objectif étant d’isoler complètement l’éternel opposant. Cette stratégie se ferait à deux niveaux :

D’abord, briser l’opposition en récupérant les alliés du président de l’UFDG, et cela quel que soit le prix à pays dans son propre camp. Les yeux doux envers Sidya Touré, troisième poids politique du pays et à d’autres leaders au sein de ce fourretout d’opposition nous amènent à y penser.

Ensuite casser l’appareil UFDG qui, on le sait compte deux courants idéologiques en son sein. Un incarné par Cellou Dalein Diallo, et l’autre par son Vice-Président Bah Oury. Et la meilleure occasion serait de tenter le coup au lendemain de la défaite de CDD à la course pour la magistrature suprême. « Battre le fer quand il est chaud » dira l’adage. La rencontre de Paris entre Condé et Oury en est-elle le point de départ ? Qui vivra verra.

En mettant une telle stratégie, qui ne sera que politique, donc non pas de réconciliation ou d’unité nationale, le Président Condé aura également réussi la seconde option, qui est celui de « caresser pour bien nicker », si je puis me permettre ce néologisme très courant chez les jeunes. C’est ce qu’on appelle faire  « d’une pierre deux coups ». Car, quoi de plus confortable pour un chef africain que de récupérer des adversaires pour les mettre dans un bateau et tenir le capitanat. Les transfuses politiques auront donc signé leur arrêt de mort avant même 2020. Après tout, il faut effriter aussi le chemin à la succession.

Il faut donc s’attendre à un quinquennat bien animé au niveau politique. Aux « nains » de bien viser et de savoir se défendre contre les coups. Et les premières déclarations des deux principaux acteurs semblent annoncer les couleurs. « Vous ne connaissez pas la politiques. Laissez-moi la faire » se targue Alpha Condé devant ses militants au siège du RPG, au lendemain de sa réélection. Pendant que Cellou Dalein annonçait à la Minière sa détermination à poursuivre le combat « jusqu’à la victoire finale ». Le leader de l’UFDG ne veut pas tarder à sécher ses larmes suite au fameux « coup KO ». « Nous devons mieux nous organiser et adopter une nouvelle stratégie pour faire face à la nouvelle situation » lance-t-il lors de la toute Première Assemblée Générale du parti après le 11 octobre.

Thierno Modoumba

Tel +1 347 224 1243

Email : thiernoamadoubah08@gmail.com

Columbus-Ohio, USA

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

Advertisement

A LA UNE

Guinée : création d’une école d’état-major

Published

on

Dans un décret lu mercredi 29 juin 2022 à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a créé une école d’état-major en République de Guinée.

Cette nouvelle école en abrégé EEM a été placée sous l’autorité du chef d’état-major des armées.

« Elle est située à Conakry au Camp Alpha Yaya Diallo, elle peut être transférée à tout autre lieu du territoire national en raison des nécessités de service lorsque les circonstances l’exigent », précise le décret.

Elle va être dirigé par le colonel N’Famara Oularé, précédemment préfet de Kissidougou.

Par Guinee28

Continue Reading

A LA UNE

Notre sort en de bonnes mains Cédéaoennes

Published

on

Organiser les élections et quitter la scène politique dans les plus brefs délais. Voilà ce que demande, plus que tout autre chose, la Cédéao au régime du colonel. L’organisation ouest-africaine tient au retour à la démocratie en Guinée. Elle y travaille lentement mais sûrement. Avec la junte, elle manie la carotte et le bâton. A un moment, elle a décidé de sanctionner le régime du colonel s’il ne présentait pas un calendrier de transition acceptable avant fin avril 2022. Ce délai est passé.

Elle a accepté de se faire violence afin d’amener la junte à saisir cette occasion pour revenir à de meilleurs sentiments. Au bilan, rien n’a marché. La Cédéao a conseillé la junte de se mettre ensemble avec les forces sociopolitiques pour proposer souverainement un calendrier et définir les tâches de la transition. La junte n’a pu se soumettre à cette demande.

On lui a fait savoir qu’en de tels moments, suivre la voie tracée par la Cédéao est une nécessité, sinon le régime court le risque d’être l’auteur de sa propre caricature. Elle a préféré se confier au CNT.  C’est là où, évidemment, le bât blesse à quelques heures du 3 juillet. Date à laquelle l’organisation ouest-africaine, qui tient la démocratie en de bonnes mains, va infliger des sanctions au régime du colonel en raison du retard pris dans l’organisation du retour des civils au pouvoir.

J’ai dit.

Par Alpha Abdoulaye Diallo (Billet paru dans Le Populaire du lundi 27 juin 2022)

Continue Reading

A LA UNE

Transition : le président du CNT s’agace contre le premier ministre

Published

on

Le président du conseil national de la transition (CNT)  n’a pas mâché sa ‘’colère’’ contre le premier ministre.

A l’occasion du  lancement de l’atelier de formation des conseillers nationaux ce  29 juin,  Dansa Kourouma  s’est offusqué que plus de dix mois depuis le début de la transition, Mohamed Béavogui n’a toujours pas déclaré sa politique générale. Face à cette situation, il a lancé une dernière interpellation au chef du gouvernement, chargeant ainsi le ministre du Budget, présent à la cérémonie, de lui transmettre le message.

« Nous voulons savoir les grands axes stratégiques. Comment ce gouvernement compte transformer le quotidien des Guinéens ? Nous sommes pressés. C’est la troisième interpellation officielle de ma part. Je l’ai fait par courriers, je l’ai fait par rencontre. Aujourd’hui, je profite pour dire que c’est la dernière interpellation sur le sujet », a déclaré Dansa Kourouma. « Nous attendons avec exigence et insistance le discours de politique générale de son excellence Monsieur le Premier ministre », insiste-t-il, rappelant que  « la bonne gouvernance exige de nous un certain nombre de vertus, de valeur, notamment la culture de l’intégrité, la transparence et surtout le contrôle de l’efficacité des politiques publiques ».

Par Mariam Bâ

Continue Reading

Facebook

Advertisement
Advertisement

A PROPOS DE GUINEE28

Siège social : Lansanaya barrage commune de Matoto.

Téléphone: +224 624 24 93 98/+224 666 39 29 09

Email : alfaguinee28@gmail.com

Tendance