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Santé & Environnement

Santé : réunion à Conakry pour accélérer la livraison de vaccins contre des maladies virales

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Les pays africains doivent avoir un stock suffisant de vaccins pour faire face aux épidémies de fièvres hémorragiques virales comme Ebola, ont estimé des participants à une réunion internationale qui s'est ouverte vendredi à Conakry en présence de chercheurs venus d'Europe, d'Amérique et d'Afrique.

"Nous avons tenu à organiser cet atelier scientifique international sur la problématique de l'accélération de la disponibilité des vaccins (...) afin d'avoir des vaccins de qualité, accessibles et abordables pour les populations exposées à la menace", a déclaré le président guinéen Alpha Condé au début de la réunion qui se poursuit jusqu'à dimanche.

Cette réunion doit notamment permettre de "faire le point sur les avancées scientifiques concernant les vaccins contre les différentes souches de virus Ebola, Marbourg, Lassa, de la Vallée du Rift ou de la grippe aviaire" et de "tirer les leçons sur les expériences acquises pendant les essais cliniques vaccinaux de la présente épidémie à virus Ebola en Afrique de l'Ouest", selon un communiqué du gouvernement guinéen.

Parmi les vaccins en cours d'élaboration contre Ebola, le VSV-EBOV - développé par l'Agence de la santé publique du Canada et dont la licence est détenue par les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck - est le premier à s'être révélé efficace, selon les publications médicales.

L'essai de ce vaccin a eu lieu en Guinée avant d'être étendu en Sierra Leone voisine.

"Nous devons négocier pour avoir un nombre suffisant de stocks parce que nous ignorons si nous serons à l'abri d'autres flambées", a expliqué Sakoba Keïta, responsable de la coordination nationale de lutte anti-Ebola.

Cette rencontre se tient onze jours après que le dernier cas connu d'Ebola en Guinée a été officiellement déclaré guéri. Il s'agit d'une petite fille de près de cinq semaines, dont la mère est décédée, qui doit sortir samedi du centre de traitement anti-Ebola de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) où elle a reçu un soutien médical spécialisé.

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11.300 morts sur 29.000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué d'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les victimes se concentrent à 99 % dans trois pays limitrophes: la Guinée, d'où est partie l'épidémie en décembre 2013, la Sierra Leone, où la fin de l'épidémie a été proclamée le 7 novembre, et le Liberia, où plusieurs cas ont été recensés ces derniers mois.

Le Liberia avait été déclaré exempt de transmission du virus une première fois en mai avant sa réapparition environ sept semaines plus tard, puis de nouveau le 3 septembre.

Un pays est déclaré exempt de transmission d'Ebola lorsque deux périodes de 21 jours - la durée maximale d'incubation du virus - se sont écoulées sans nouveau cas depuis le second test négatif sur un patient guéri.

La semaine dernière, les autorités libériennes ont annoncé la mort d'Ebola d'un garçon de 15 ans, Nathan Gbotoe, qui avait montré les symptômes de la maladie mi-novembre, devenant le premier cas premier cas signalé depuis le 3 septembre, une résurgence attribuée par l'OMS à la persistance du virus dans les liquides corporels de certains survivants.

Le père et le frère de l'adolescent, également testés positifs, étaient toujours sous traitement dans un centre anti-Ebola, a indiqué vendredi à la presse le directeur de la Santé au Liberia, Dr Francis Kateh.

"150 personnes susceptibles d'avoir été en contact avec eux étaient en quarantaine, incluant 25 personnels de santé dont dix sont considérés comme à haut risque", a dit Dr Kateh.

Selon lui, les Libériens tentent actuellement de déterminer l'origine de nouveau cas d'Ebola avec l'appui d'experts des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), et de déterminer s'il s'agit de la même souche de virus que les précédentes flambées.

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Covid-19 : Alpha Condé demande le renforcement de la surveillance dans les frontières

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Face à la présence de variant du Coronavirus dans certains pays voisins, notamment la Sierra-Léone et le Libéria, le président Alpha Condé  ne veut prendre aucun risque.

En conseil de ministres jeudi, il a ordonné à son ministre de la Santé de prendre ‘’des mesures énergiques afin de renforcer sérieusement la surveillance à nos frontières aérienne et terrestre’’.

Il a également insisté sur la nécessité d’accroître sensiblement les tests PCR compte tenu du nombre important de cas asymptotiques identifiés en Guinée.

Par Guinee28

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A LA UNE

Et si une réponse basée sur le genre était la clé de l’élimination du paludisme ?

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Il est temps de s'attaquer aux impacts non tangibles du paludisme sur les femmes et les filles. C'est l'objet du dernier rapport du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme et Malaria No More, lancé à l'occasion du Forum Génération Egalité cette semaine, qui se penche sur une approche genre pour lutter contre le paludisme et propose des options pour inclure cette dimension dans nos efforts collectifs de lutte contre la maladie.

ll est un fait avéré : le paludisme n'épargne personne. Pourtant ce sont les femmes qui s'investissent le plus au sein des différentes communautés pour combattre cette maladie à tous les niveaux. Et ce sont également elles qui supportent le poids sanitaire, sociétal et économique de cette maladie ancienne et mortelle, qui se développe dans la pauvreté, l'exacerbe et creuse les inégalités.

Il est temps de s'attaquer aux impacts non tangibles du paludisme sur les femmes et les filles. C'est l'objet du dernier rapport du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme et Malaria No More, lancé à l'occasion du Forum Génération Egalité cette semaine, qui se penche sur une approche genre pour lutter contre le paludisme et propose des options pour inclure cette dimension dans nos efforts collectifs de lutte contre la maladie.

Chaque année, des centaines de millions de femmes enceintes et d'enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables au paludisme, les enfants de moins de cinq ans représentant les deux tiers de tous les décès dus au paludisme. D'autres - en particulier les adolescentes - sont victimes de nombreuses insuffisances dans l'offre de services de lutte contre le paludisme, avec des conséquences sur le reste de leur vie.

Cependant le paludisme est aussi traitable et évitable. Depuis 2000, le monde a fait d'énormes progrès dans la lutte contre le paludisme : les décès dus à la maladie ont diminué de 60 % et les cas de près de 40 % ; 7,6 millions de vies ont été sauvées ; la pression sur les systèmes de santé a été réduite et, grâce à ces avancées, des milliards d'euros ont été débloqués pour l'économie mondiale. Toutefois, ces progrès considérables sont aujourd'hui ralentis. Il est nécessaire de définir de nouvelles stratégies et approches pour accélérer les progrès afin de mettre fin à cette maladie.

Dans les pays où le paludisme est endémique, les femmes sont les principales - mais peu reconnues - investisseuses dans la lutte contre le paludisme. Elles représentent 70 % du personnel de santé communautaire qui a contribué à faire baisser le nombre de cas de paludisme et de décès dans les communautés rurales et isolées au cours des deux dernières décennies. Les femmes et les adolescentes sont également les forces motrices de l' « économie informelle des soins » . Par exemple, selon une analyse récente, les femmes passent quatre fois plus de temps que les hommes à s'occuper des enfants atteints de paludisme au sein du foyer. Les femmes consacrent également quatre fois plus d'heures de travail non rémunéré que les hommes. Mais s'occuper des enfants et des membres de la famille qui peuvent souffrir du paludisme plusieurs fois par an les empêche d'avoir un travail stable ou de suivre des études.

Pourtant, pendant trop longtemps, la question du genre a été un angle mort dans la lutte antipaludique, qu'il s'agisse de l'absence de données séparées sur le nombre d'hommes et de femmes qui tombent malades et meurent du paludisme chaque année ou de l'adoption d'une approche unique pour des interventions vitales telles que la distribution de moustiquaires et la pulvérisation intra domiciliaire d'insecticide à effet rémanent. La communauté internationale n'a pas toujours adopté la perspective de genre dans sa lutte contre le paludisme.

Le nouveau rapport « Intégrer la question du genre dans la lutte contre le paludisme pour répondre à un double objectif », dévoile le double dividende que nous pourrions obtenir dans nos efforts communs en mettant en avant la dimension du genre pour venir à bout du paludisme.

Ce rapport montre, par exemple, que lorsque les femmes ont la possibilité de prendre des décisions au sein du foyer, elles obtiennent de meilleurs résultats en matière de santé. Il révèle que les femmes qui sont appréciées en tant qu'agents de santé communautaires en charge des pulvérisations à domicile peuvent devenir des « décideurs », au-delà d'être des agents de programmes de lutte contre le paludisme ; elles servent également de modèles aux autres femmes et filles de leur communauté. Les considérations de genre sont également essentielles lorsque les pays en voie d'élimination traquent les derniers cas de paludisme. Le rapport nous alerte sur le fait que les adolescentes sont confrontées aux plus grands obstacles pour accéder aux services de santé, en particulier lorsqu'elles sont enceintes, ce qui contribue à faire du paludisme la cinquième cause de décès chez les filles de 10 à 14 ans dans le monde. C'est également une autre raison pour laquelle les filles ne vont pas à l'école et sont plus exposées au mariage précoce, à la maternité et à l'exploitation sexuelle.

Finalement, lorsqu'on réduit la souffrance causée par le paludisme et ses impacts sur les

communautés entières, de nouvelles possibilités s'offrent aux femmes et aux adolescentes, qui sont essentielles pour améliorer d'autres résultats en matière de santé, maximiser le potentiel des femmes et des filles, catalyser la reprise économique et sortir les familles de la pauvreté. Si les états décident d'accompagner et soutenir davantage les femmes et les adolescentes qui sont le pivot de la lutte contre le paludisme, les effets n'en seront que plus bénéfiques, tant sur le plan de la santé que sur celui du genre.

Les investissements sur le genre dans les efforts de prévention, de contrôle et d'élimination du paludisme sont essentiels pour réaliser des progrès vers l'éradication qui ont pendant longtemps été difficiles à atteindre. Similairement, mettre fin au paludisme est peut-être la meilleure occasion de faire progresser la dimension genre dans le domaine de la santé. Et lorsque les femmes et les adolescentes sont autonomisées et que la prise en compte de la dimension genre s'améliore, nous déclenchons un cercle vertueux : un meilleur accès aux soins de santé entraîne une baisse des taux de mortalité infantile et une fin plus rapide du paludisme et d'autres maladies.

Il est essentiel que la lutte antipaludique se conjugue au féminin. Pour y parvenir, on a besoin d'un leadership à tous les niveaux - des communautés aux dirigeants, des foyers aux forums mondiaux, et aussi bien des hommes que des femmes. Il est temps d'accélérer les stratégies qui bénéficient des investissements déjà réalisés par les femmes et les adolescentes et de se concentrer sur l'impact considérable qu'on pourrait avoir si elles étaient placées au cœur de ce combat.

Par Professeure Awa-Marie Coll Seck & Dr Abdourahmane Diallo

In La Tribune Afrique

*Professeure Awa-Marie Coll Seck est Ministre d'Etat au sein du gouvernement de la République du Sénégal.

* Dr Abdourahmane Diallo est Directeur général du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme.

 

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A LA UNE

Covid-19 : la carte de vaccination obligatoire dès fin août pour tout déplacement vers l’intérieur du pays

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A partir de fin août prochain, la carte de vaccination contre le Covid-19 sera obligatoire pour tout déplacement de Conakry vers l’intérieur du pays, a annoncé ce mardi 06 juillet,  le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS).

« A toutes les sorties et rentrées de Conakry le pass vaccinal sera exigé pour tout déplacement, parce que nous cherchons une couverture vaccinale de plus de 60% des Guinéens. Les sorties de Conakry, à partir de fin août, vont être filtrées pour tous ceux qui n’ont pas été vaccinés », a déclaré Dr Sakouba Keita lors d’une conférence de presse.

Par Mariam Bâ

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