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Révision de la Constitution en Guinée: la bataille des juristes

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Le débat sur l’opportunité d’une nouvelle loi fondamentale agite la Guinée, partagée entre le parti au pouvoir, qui fait campagne pour une nouvelle Constitution et l’opposition, qui y voit une stratégie pour rester au pouvoir.

C’est le sujet de toutes les discussions en Guinée depuis que le parti au pouvoir a lancé sa campagne pour une nouvelle Constitution. La semaine dernière, le Premier ministre Kassory Fofana s’est prononcé pour, affirmant que tous les membres du gouvernement partageaient son avis. Ses partisans avancent une « nécessaire modernisation des institutions », tandis que l’opposition y voit un prétexte pour permettre au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

Bien que personne n’ait officiellement consulté le projet, les deux camps s’affrontent à coups de communiqués mais aussi en mobilisant les juristes, qui débattent actuellement de la légalité d’une telle démarche.

Pour : « Le président de la République peut proposer tout projet de loi »

La tribune du constitutionnaliste Me Maurice Togba Zogbelemou a notamment fait le tour des médias et a été diffusée par les cadres du RPG, le Parti au pouvoir. L’ancien ministre de la Justice affirme que l’actuelle loi fondamentale, dont il est l’un des rédacteurs, autorise bel et bien le président de la République à proposer par référendum une nouvelle loi fondamentale après avoir recueilli l'avis de la Cour constitutionnelle sur sa conformité à la Constitution.

« Il s’agit d’une nouvelle Constitution, donc on ne peut pas utiliser les dispositions de l’article 152 de la Constitution, qui concerne la révision, affirme-t-il. Qu’est-ce qui reste donc dans le texte constitutionnel qui peut justifier la procédure d’élaboration de cette Constitution ? C’est l’article 51 ! Le président de la République peut proposer tout projet de loi. Ça peut être un projet de loi constitutionnel. »

Contre : « Un projet de Constitution ne peut pas faire l’objet d’un contrôle de constitutionnalité »

Un contresens évident selon Me Amadou Diallo, député d’opposition et lui aussi auteur d’une tribune co-signée par Nadia Nahman, la porte-parole de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition.

« L’article 51 prévoit un référendum de type législatif, ce n’est pas un référendum constitutionnel. Parce qu’un projet de Constitution ne peut pas faire l’objet d’un contrôle de constitutionnalité. On n’a jamais vu un projet de Constitution, qui est par définition abrogatoire de la Constitution en vigueur, faire l’objet d’un contrôle de constitutionnalité. Cela n’a aucun sens ! »

Le débat semble loin d’être clos. Pourtant, jusqu’ici, personne n’a officiellement consulté le projet de nouvelle Constitution.

RFI

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Kenya: William Ruto déclaré vainqueur de la présidentielle, son adversaire conteste

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Au Kenya, après six jours d'attente des résultats, le président de la Commission électorale, Wafula Chebukati, a déclaré William Ruto vainqueur de la présidentielle avec 50,49% des voix, ce lundi 15 août à Nairobi. Il devance de 233 211 voix son adversaire Raila Odinga qui conteste les résultats. Figure historique de l'opposition ce dernier qui avait reçu pourtant le soutien du chef de l'État sortant, n’a récolté que 48,85% des suffrages, selon le président de la Commission électorale.

Agé de 55 ans, William Ruto a promis, dans un discours, de travailler avec « tous les leaders » politiques du Kenya, dans un pays « transparent, ouvert et démocratique ». « Il n'y a pas de place pour la vengeance », a-t-il ajouté, se déclarant « totalement conscient » que le pays « est à un stade où nous avons besoin de tout le monde sur le pont ».

Toutefois, il faut noter que ces résultats ont été rejetés, peu avant leur annonce même, par une majorité des membres de ladite Commission électorale.  Plus tôt ce lundi, le président de la Commission électorale avait déjà tenté de faire une première fois son annonce, mais il en avait été empêché, entrainant des échauffourées en direct à la télévision sur l’estrade officielle des centres de compilation des résultats.

Par Guinee28

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Dixinn : les gardes communaux libérés, mais la grève continue !

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Interpellés puis écroués  samedi dernier, au commissariat central de Dixinn, les trois gardes communaux ont été finalement libérés ce lundi 15 août.

Accusés d'avoir appelé à une grève,  leur libération n'a cependant  pas impacter le mouvement des gardes communaux qui, en plus de leur mise en liberté, réclament aussi le paiement de leurs arriérés de neuf mois de salaire et leur intégration dans les rangs de la police et de la gendarmerie.

" Le mouvement de grève va continuer jusqu’à la satisfaction de nos revendications", a indiqué un garde communal, alors que l'accès à la mairie de Dixinn est bloqué depuis le matin par les grognards.

A noter qu'un garde communal est payé à 600 mille GNF par mois.

Par Mariam Bâ 

 

 

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Arrestation des trois gardes communaux à Dixinn

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Trois gardes communaux ont été arrêtés ce weekend et placés en garde-à-vue au commissariat central de Dixinn.

Il s’agit d’Alpha Oumar Cissé, Moussa Soumah et Tamba Kourouma.  Leur arrestation intervient suite à un appel à la grève qu’ils auraient lancé pour réclamer le paiement de neuf (9) mois d’arriérés de salaire et leur intégration dans la police ou la gendarmerie.

Leurs collègues menacent de manifester ce lundi 15 août 2022, devant la mairie de Dixinn pour exiger leur libération.

Selon nos informations, ces gardes communaux sont payés à 600 mille GNF par mois.

Par Mariam Bâ

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