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Recyclage des dignitaires du régime Condé : la société civile interpelle le colonel Doumbouya

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Dans une déclaration conjointe, une dizaine d’organisation de la société civile s’est offusquée de la nomination de certains anciens dignitaires du régime déchu d’Alpha Condé, notamment au sein du Conseil Supérieur de la Défense. Ces organisations appellent au chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, de respecter son engament de ne pas procéder au recyclage des ex dignitaires du défunt régime.

Déclaration :       

Nous, organisations de la société civile initiatrices de cette déclaration, attirons l’attention du Colonel Mamadi Doumbouya, Président de la Transition, sur l’importance du respect des engagements qu’il a pris devant les Guinéens lors de son discours du jeudi 23 septembre 2021 au Palais du Peuple à Conakry.

A cette occasion, il a clairement exprimé son opposition au recyclage des anciens dignitaires du régime déchu de Monsieur Alpha Condé. Cet engagement fort qui a été salué par l’écrasante majorité du Peuple de Guinée a suscité de l’espoir et mis fin à la crainte d’un retour à la case de départ. Le respect de cet engagement est impératif pour entretenir cet espoir de casser un système qui nous a coûté cher.

C’est pourquoi, le mercredi 13 octobre 2021, nous avons constaté avec beaucoup de regret et d’inquiétude la nomination, au sein d’un Conseil Supérieur de la Défense, de certains hauts gradés de l’armée qui ont activement participé au changement de la Constitution et à la promotion du 3ème mandat.

Nous sommes vivement préoccupés par certaines de ces nominations à de hautes fonctions. Car, le non recyclage ne doit pas concerner uniquement les membres du gouvernement et les autres cadres au sein de l’administration publique. Le même principe doit être valable notamment pour des militaires ayant joué un rôle politique et dont les actes ont contribué au changement de la Constitution et à la promotion du 3ème mandat en Guinée.

Nous invitons le Colonel Mamadi Doumbouya à tirer les leçons des nombreuses fausses promesses faites par l’ancien régime dont les conséquences ont été, entre autres, la banalisation de la parole publique et la perte de confiance des populations en leurs dirigeants.

Vu la fragilité du tissu social, nous vous invitons, Monsieur le Président de la Transition, au respect de votre parole de soldat, à la vigilance et la rigueur dans le choix des personnes qui doivent participer à la conduite des affaires publiques pendant cette transition.

Nous vous rassurons que la société civile jouera pleinement, à vos côtés, son rôle de veille, d’alerte et de proposition pour la réussite de cette Transition pour le bonheur du Peuple de Guinée.

Ont signé :

1) ABLOGUI

2) ACTION MINES

3) CELLULE DU

BALAI CITOYEN

DE GUINÉE

4) FONDATION BA

MAMADOU

5) AVIPA

6) RESADEL

7) MOUVEMENT G+

8) WANEP

9) FORUM CIVIL

GUINÉEN

10) COFEL

11) OGDH

12) RAJGUI

13) PUBLIEZ CE QUE

VOUS PAYEZ

14) REPSFECO

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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