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Ratoma, l’enfer guinéen (opinion)

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Depuis six, sept ans il est clairement établi que vivre dans la commune de Ratoma est un gros risque. Parce que dans cette zone, l’Etat n’existe que par la présence massive des services de Police et de Gendarmerie prêts à réprimer dans le sang toute forme de contestation de la gouvernance d’Alpha Condé.

Les citoyens de Ratoma pour leur supposé soutien accordé à l’Opposition sont pourchassés jusque dans leurs foyers. Et leurs enfants, dont les âges varient entre seize et vingt-six ans (pour l’essentiel) sont des cibles potentielles, qui peuvent perdre le droit à la vie dès qu’un agent à la gâchette facile se présente devant eux. Pour toutes ces victimes, elles étaient à la date de ce mercredi, 14 mars 2018 à quatre-vingt-treize, jamais la justice guinéenne n’a manifesté la volonté de retrouver le coupable. Même lorsque, parfois, des images lui sont fournies grâce aux nouvelles technologies.

D’ailleurs, il est difficile d’espérer que cela arrive puisque des plaintes formulées par des proches de victimes ont été rejetées par certains hommes en robe. C’est justement pour cette raison qu’au niveau de l’appareil sécuritaire personne n’essaie depuis avril 2011 (date de l’assassinat du jeune Zakariaou Diallo, NDLR) d’engager des enquêtes administratives pour traduire les auteurs de ces actes en justice.

Seulement, il y’a peu de chances que cette situation change. Parce qu’en plus des difficiles circonstances politiques, il y’a des détails très subjectifs qui encouragent toutes ces graves violations des droits de l’Homme. Les prétendus réformes engagées dans les secteurs de la justice et la sécurité ne sont qu’une sorte de propagande, dont le seul but est d’arnaquer la communauté internationale afin de détourner cette dernière sur les dérives démocratiques du régime actuel. C’est dommage mais c’est cela.

Lorsque vous avez donc à faire à une justice manipulée et des services de sécurité partisans, il y’ a de quoi s’inquiéter. Il faut toutefois, rappeler à tous ces promoteurs de la haine qu’ils sont complices mais la Guinée restera debout. Car les valeureux fils et filles de ce pays ne le laisseront pas tomber. Et si les braves jeunes de Ratoma doivent encore supporter le coût, ils ne décevront pas leurs frères martyrs. Ils sont déterminés et prêts à tous les sacrifices pour une Guinée juste et qui traite tout le monde avec dignité.

D’une façon ou d’une autre, la raison prendra le dessus sur les politiques sectaires. Gandhi, Martin L. King, Nelson Mandela ont réussi leur lutte malgré qu’ils ne fussent pas vite compris.

Des tyrans comme : Benito Mussolini, Adolf Hitler et Staline ont été vaincus grâce à l’engagement et à la détermination des peuples. En fin, j’espère que l’enfer de la Guinée va s’éteindre. C’est alors que les jeunes martyrs deviendront des figures légendaires.

Aliou Baldé
+224 628 006 243

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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Dissolution de deux conseils communaux par le colonel Doumbouya

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Dans un décret lu jeudi 11 août à la télévision nationale, le président de la transition a décidé de mettre un terme à deux conseils communaux pour « mauvaise gestion et détournement des ressources de la collectivité ».

Il s’agit du conseil communal de la préfecture de Gaoual et celui de la sous préfecture de Dialakoro dans la préfecture de Mandiana.

Dans le décret, le colonel Mamadi Doumbouya instruit le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation de s’activer pour la mise en place d’une délégation spéciale. Objectif, conduire les affaires courantes, de ces deux communes urbaine et rurale.

Par Guinee28

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