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Quitter un maître au profit d’un autre, n’est pas révolutionnaire !

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La Russie n'est pas au Mali parce qu'elle aime le Mali ou pour une mission caritative. Si vous doutez de l'impérialisme russe, demandez aux Georgiens, aux Tchétchènes, aux Ukrainiens, aux Afghans, etc. Alors demandons-nous quelle est la contrepartie de l'assistance Russe au Mali? Que concède le Mali à la Russie ?

La vraie révolution c'est lorsqu'on saura se défaire de l'une et de l'autre de ces puissances impérialistes et compter sur nous-mêmes pour résoudre nos problèmes.

Le panafricanisme n'est pas que ces discours creux dont nous servent des leaders parfois médiocres dès qu'ils sont incapables d'offrir du mieux à leur peuple. Malheureusement, la jeunesse africaine désillusionnée a tendance aujourd’hui à s’accommoder très facilement d’autocrates qui humilient et font souffrir quotidiennement leur peuple. Il suffit qu’un de nos dirigeants prononce un discours anti-Occident pour qu’il devienne le héros du jour. Ce fut le cas de Yahyah Jammeh, de Mugabe, etc.

On ne peut affronter le reste monde que par l'unité et le travail. S'il est vrai que la France a été pendant longtemps et continue d’ailleurs à être instigatrice de l'instabilité en Afrique, il faut aussi reconnaître la responsabilité et la complicité de nos dirigeants qui ont toujours privilégié leur pouvoir et leurs intérêts personnels au détriment des intérêts de leurs peuples.

Il faut reconnaître aussi que ces frontières que nous ont léguées l'Europe à la suite de la conférence de Berlin sont arbitraires et artificielles. Nous africains devrions repenser la notion de pays et de nation pour la paix et la stabilité en Afrique. En ce 21ème siècle et plus de 60 ans après les indépendances, nous ne devrions plus verser du sang africain pour simplement préserver des frontières dont le tracé nous a été imposé. Ces micro-états ainsi que nos pays actuels ne sont pas des entités viables. Il faudrait accorder donner plus d’autonomie aux peuples, le tout dans des ensembles plus vastes.

Nous devrions aussi tout faire pour que la compréhension et la confiance soient rétablies entre nous peuples africains. Ceci ne sera pas possible avec les dictatures civiles ou militaires. Il nous faut bâtir des nations sur la base de l'inclusion, de l'égalité, de l'équité, de la justice mais aussi et surtout il faut que nos dirigeants offrent à leur peuple des conditions de vie meilleure.

Nous ne pouvons pas passer les prochaines décennies à nous abreuver de discours nationalistes creux lorsque les jeunes africains sont prêts à braver le Sahara et la Méditerranée ou les forêts de l'Amérique latine avec le risque d’y mourir dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe ou en Amérique du Nord.

Pour restaurer la dignité africaine, il faut non seulement offrir un cadre de vie normal et respectable aux peuples africains mais aussi et surtout offrir à la jeunesse africaine l'espoir d'une vie meilleure à l'intérieur du continent noir. La dignité africaine ne sera pas rétablie par des slogans ou des invectives à l'encontre de l'Occident.

L’impérialisme et le néo-colonialisme sont des réalités à considérer mais ils ne doivent pas servir d’excuses permanentes pour expliquer et justifier les échecs répétés de nos dirigeants ou pour justifier les abus qu’ils font subir à leurs populations.

Nous n’aurons pas le respect et la dignité que nous réclamons tant que nous continuerons à tendre la main à l’Occident, à maintenir les langues et les systèmes éducatifs occidentaux.

Nous devons nous libérer par le travail !

Par Barry Abdoulaye

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Burkina : les premiers mots du capitaine Traoré, nouvel homme fort du pays

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Arrivé au pouvoir en janvier par un coup d’Etat, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, vient d’être évincé dans les mêmes conditions.

Le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration dont il était le leader s'est finalement retourné contre lui pour l'éjecter de la tête du pays, en le reprochant d'avoir ''trahi '' leur '' seul idéal qui est la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire.''

Au lendemain de ce nouveau putsch, le nouvel homme fort du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré vient de s’exprimer. Alors que des coups de feu ont de nouveau retenti à Ouagadougou dans la mi-journée de ce samedi 1er octobre 2022, il a donné des précisions sur le type de transition qu'il entend mettre en place.

Dans un entretien avec VOA Africa, le capitaine Traoré a indiqué que la transition ne sera pas forcément militaire. Concernant la position de la Cédéao, qui exige « le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les autorités de transition [démises, NDLR] pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024, le capitaine a assuré que le calendrier sera respecté.

Par Guinee28

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Massacre du 28 septembre en Guinée : que note le rapport d’enquête onusien sur Tiegboro ?

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité.

Après donc le capitaine Dadis Camara et le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, voici ce que note le rapport d’enquête sur Moussa Tiégboro Camara.

Lisez :

  1. Le commandant Moussa Tbégboro Camara
  2. Le commandant Thégboro est présumé responsable du meurtre de deux manifestants par ses gendarmes sur la terrasse du stade pendant la matinée. Pendant et après l’attaque du stade, ses gendarmes ont été responsables de meurtres, de violences sexuelles, d’actes de torture et d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de disparitions forcées. Les hommes sous son commandement ont été directement impliqués dans les opérations de dissimulation dans les hôpitaux et morgues. De l’ensemble de ces éléments, la Commission conclut à une implication directe du commandant Thégboro, pour ses actes et ceux de ses subordonnés.
  3. Le commandant Thégboro a déclaré à la Commission qu’il était entré dans le stade avec seulement deux de ses subordonnés – un adjoint du nom de Blaise et un autre individu – et qu’il n’y était resté que dix minutes seulement, le temps d’accomplir sa mission d’aide aux leaders politiques blessés. Il a déclaré qu’il n’avait, pendant ce temps, été témoin d’aucune tuerie, violence sexuelle ou blessure, excepté les blessures des leaders politiques. En ce qui concerne les viols, le commandant Thégboro a déclaré : « Dans des conditions comme ça, comment une telle chose peut-elle se passer? Cela se prépare. Violer une femme pendant une manifestation, il faut être fou! fi faut préparer cela dans la tête à l’avance. Ça ne peut pas se concevoir en 10 minutes». La Commission ne s’explique pas comment le commandant Thégboro n’a pas pu voir les viols commis au stade, sachant que les leaders politiques qu’il accompagnait ont remarqué des femmes en train d’être violées.
  4. La Commission est d’avis, par conséquent, qu’il pourrait y avoir des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du commandant Thégboro dans la commission des crimes décrits dans le présent rapport.
  5. Le commandant Thégboro est l’un des hommes forts de la junte et assume un commandement ainsi qu’un contrôle effectif sur ses subordonnés. À aucun moment il n’a suggéré que ses hommes aient pu agir en dehors de son commandement; il a simplement déclaré que ses hommes n’étaient pas présents au stade, ce qu’ont confirmé deux de ses subordonnés contrairement à la majorité des témoignages recueillis par la Commission. Par conséquent, le commandant Thégboro savait, ou aurait dû savoir en tout cas, que ses subordonnés commettaient ou avaient commis ces actes, et il ne les a pas empêchés d’agir et n’a pas mené d’enquêtes sur les faits.
  6. La Commission est d’avis, par conséquent, qu’il pourrait y avoir également des motifs suffisants de présumer la responsabilité de chef militaire et supérieur hiérarchique du commandant Thégboro dans la commission des crimes décrits dans le présent rapport.

Prochainement, Guinee28 vous plongera sur le cas du capitaine Claude Pivi, alias Coplan .

 

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Dialogue inclusif : trois femmes désignées facilitatrices

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Le premier ministre Bernard Goumou a désigné les trois facilitateurs nationaux du cadre de dialogue inclusif.

Il s’agit de trois femmes : Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno.

Toutes anciennes ministres, elles ont été choisies pour  ‘’leur moralité, leur neutralité et leur expertise’’.

Elles auront en charge de présider les planaires, des modérer les discussions, de faciliter la bonne communication entre les parties prenante, de rapprocher les positions des protagonistes, de veiller  au respect  des modalités pratiques du dialogue et d’œuvrer pour l’atteinte des objectifs escomptes par le dialogue.

Par Mariam Bâ

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