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Prix du carburant : le gouvernement va-t-il faire machine arrière ?

Si l’on se fie aux déclarations du gouvernement, rien ne presage une baisse du prix du carburant à la pompe. Alors que la colère monte de plus en plus à Conakry, la capitale et dans plusieurs villes de l’intérieur contre cette décision, le premier ministre, Kassory Fofana, s’inscrit plutôt dans une logique d’initiation des mesures d’accompagnement. Il s’agit notamment de remettre en marche dans les jours avenirs le train Conakry Express, la mise en circulation d’une centaine de bus et la révision des tarifs de transports urbain et inter-urbain.

Il faut que la population accepte ce « sacrifice » afin de permettre à l’Etat de conforter sa surface financière et de redresser conséquemment le dérapage qui prévaut », avait par ailleurs déclaré la semaine dernière le ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, en marge d’une conférence de presse.

Mais si le gouvernement est obstiné à ne plus revenir sur sa décision, la société civile et le syndicat sont déterminés à faire fléchir le pouvoir et le contraindre à faire machine arrière.

Ce lundi 9 juillet 2018, à Conakry, toutes les activités sont paralysées, suite à une grève déclenchée par l’inter centrale syndicale. Les principaux axes routiers et même les routes secondaires sont complètement vides et le commerce et l’Administration fortement impactés, comme durant toute la semaine dernière.

Demain mardi, plusieurs organisations de la société civile appellent à une « grande » marche pour exiger le retour du prix du litre à 8000gnf. Face à cette pression populaire qui ne fait que grandir, le gouvernement pourra-t-il tenir  longtemps ?  Rien n’est moins sûr!

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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