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Presse en danger : les associations des médias appellent à un sit-in devant la HAC

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Les associations professionnelles des médias en Guinée haussent le ton contre les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse dans le pays. Alors que le Fondateur du Groupe de presse Le Lynx-La Lance-Lynx FM, doyen Souleymane Diallo et le Directeur Général de la Radio Lynx FM, Boubacar Alghassimou Diallo dit Abou Bakr viennent d’être placés sous contrôle judiciaire, ces associations appellent à un sit-in devant le siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC), lundi 26 août 2019, pour attirer l’attention de ses commissaires sur les multiples violations des procédures dans la gestion des délits de presse en Guinée.

COMMUNIQUE CONJOINT DES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DES MEDIAS EN GUINEE

Les membres des organisations professionnelles de presse URTELGUI, AGUIPEL, APAC, REMIGUI, UPLG, AGEPI, UFSIG, SPPG, AJPRG et l’UPF-Guinée se sont retrouvés ce jeudi 22 août 2019 en réunion d’urgence.

Les débats ont porté sur la violation manifeste de la Loi 002 portant liberté de la presse en Guinée marquée par le placement sous contrôle judiciaire de M. Diallo Souleymane, Fondateur du Groupe de presse Le Lynx-La Lance-Lynx FM et Boubacar Alghassimou Diallo dit Abou Bakr, Directeur Général de la Radio Lynx FM.

Ces cas viennent allonger la liste des journalistes déjà sous contrôle judiciaire et/ou en procès comme Mohamed Bangoura, Directeur de Publication du site mosaiqueguinee.com, Lansana Camara, Directeur de Publication du site conakrylive.info.

Ces organisations regrettent et dénoncent avec force que ces confrères soient poursuivis sur la base de la loi 037 portant cyber-sécurité et protection des données à caractère personnel.

Ces organisations déplorent et dénoncent les agissements de certains magistrats et autres auxiliaires de justice qui violent la procédure en matière de gestion des délits de presse et des délits commis par voie de presse. Elles rejettent catégoriquement l’interdiction faite à Abou Bakr d’animer l’émission « Œil de Lynx » jusqu’à nouvel ordre.

Par conséquent, les organisations ci-haut mentionnées, décident de :

-L’organisation d’un sit-in le lundi 26 août 2019 devant le Palais du 25 Août, siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à 10heures. Le sit-in vise à attirer l’attention des commissaires de la HAC sur les multiples violations des procédures dans la gestion des délits de presse en Guinée.

-L’organisation d’une première synergie des radios privées sur les violations de la liberté de la presse en Guinée, de 11h à 13h, le jeudi 29 août 2019. Cette synergie sera relayée par les sites internet en direct et les journaux.

-Enfin, les associations de presse se réservent le droit d’organiser des journées sans presse sur toute l’étendue du territoire.

Les organisations professionnelles des médias en Guinée savent compter sur l’esprit de confraternité qui a toujours caractérisé la presse nationale et invitent celle-ci à une mobilisation sans faille dans cette nouvelle épreuve d’autoprotection pour que plus jamais ça en Guinée.

Fait à Conakry, le 22 Août 2019

Ont signé:

L’AGEPI, L’AGUIPEL, L’URTELGUI, REMIGUI, L’APAC, UFSIG, LE SPPG, L’AJPRG, L’UPLG et  L’UPF-Guinée

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La junte joue-t-elle contre la montre ?

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Cela fait déjà plus de deux semaines depuis la chute d’Alpha Condé, délogé par le Groupement des forces spéciales (dont il est lui-même géniteur), dirigés par le colonel Mamady Doumbouya. Si quelques jours après leur prise du pouvoir, les nouvelles autorités ont engagé des consultations nationales qui se poursuivent toujours d’ailleurs au palais du peuple avec les acteurs socio-politico-économiques du pays, rien n’a encore été fait concrètement pour un démarrage effectif de la transition.

De fait, treize jours après le coup d’Etat opéré contre Alpha Condé,  on n’ignore encore les militaires et civils qui composent le CNRD (conseil national pour le rassemblement et le développement). Aucune feuille de route n’a été définie, la formation du gouvernement tarde à venir. Pour la durée de la transition, les nouvelles autorités n’en parlent quasiment pas, comme si elles n’étaient pas prêt à partir de sitôt.

Alors que la Cédeao réclame une durée de six mois, colonel Mamady Doumbouya et ses collègues répliquent que la Guinée est souveraine et que les problèmes guinéens se résolvent par les Guinéens. Même s’ils sont soutenus par quelques Guinéens, soit en quête de repositionnement et de postes, ou qui ne veulent pas voir un véritable opposant du président déchu à la tête du pays, des interrogations commencent à naitre.

Et dans ces conditions, l’euphorie qu’a suscité la chute d’Alpha Condé, lui-même ayant opéré dans le sang un coup d’Etat constitutionnel pour se maintenir au pouvoir, au-delà  de ses deux mandats constitutionnels, risque de se transformer en une inquiétude. Grosse inquiétude nourrit par le fait qu’après la libération de 79 détenus politiques civils, au lendemain du putsch, les détenus politiques militaires sont toujours coincés eux en cellule. Malgré les cris de leurs avocats, appelant à leur libération, la junte garde encore la sourde oreille à la grande impatience de leurs proches qui attendent chaque jour de les voir rentrer à la maison.

Comme le souligne l’écrivain Florent Couao Zotti, « la plupart des pays où les militaires ont interrompu les processus politiques n’ont jamais été exemplaires […]. Les militaires reprochent aux civils d’avoir “bordélisé” la République mais quand ils arrivent au pouvoir ils font la même chose, ils s’accrochent au pouvoir et c’est l’éternel recommencement ». Reste à savoir si dans le cas Guinéen, la junte surprendra-t-elle cette fois-ci, en menant une transition dans un délai raisonnable et accepté de tous, grâce notamment à l’organisation d’une élection présidentielle libre, transparente et inclusive ?

Par Alpha A. Diallo

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« Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte »

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Deux semaines après la chute d’Alpha Condé, déposé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre, les concertations nationales se poursuivent entre le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte au pouvoir,  et les acteurs socio-politico-économiques, en vue de préparer la transition. Pour Me Kpana Emmanuel Bamba  qui a participé à ces échanges en tant que président de la Ligue guinéenne des droits de l’homme (Liguidho), la lutte contre l’impunité doit être une priorité des nouvelles autorités. Pour cela, elles doivent commencer par balayer devant leur porte, a-t-il estimé sur RFI (Invité Afrique).

« Dès la prise du pouvoir, étant donné que le président du CNRD avait dit que « La justice sera la boussole qui guidera chaque citoyen en Guinée », nous pensons que nous allons doter la justice de moyens suffisants pour lui permettre de lutter farouchement contre la corruption et les crimes de sang en République de Guinée », a-t-il déclaré.

Poursuivant,  Me Kpana Emmanuel Bamba a invité la junte à mener « une lutte sans merci contre ceux qui ont détourné des deniers publics, dont les biens certainement sont cachés en Guinée ou à l’étranger », dit-il.

« Nous attendons à ce que la justice et les autres institutions soient fortes. Nous attendons à ce que la transition ait un délai raisonnable pour permettre de poser les fondements d’un véritable État de droit », insiste-t-il, indiquant que la lutte contre l’impunité doit aller jusque dans le camp du chef de la Junte, le colonel Mamady Doumbouya  lui-même.

« Si dans son camp, il y a aussi des gens qui ont engagé leur responsabilité pénale, il faut qu’ils soient traduits en justice. Pour que les autorités de la transition soient crédibles, elles doivent commencer par balayer devant leur porte », pense Me Bamba

Par Ibrahim Bangoura

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Une collision entre deux trains fait au moins un mort à Conakry

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Une collision entre deux trains minéraliers de la société Rusal CBK, a fait au moins un mort et plusieurs blessés.

Le drame s’est  produit dans la matinée de ce lundi 20 septembre 2021, à Wanindara dans la commune de Ratoma.

Selon nos confrères de guineematin, les deux trains étaient chargés de bauxite, en direction du port autonome de Conakry.  Le premier serait tombé en panne et est resté immobilisé sur les rails. C’est là où le second  train est venu l’a heurté, explique la même source, qui souligne qu’en plus de la perte en vie humaine et des blessés, on dénombre d’importants dégâts matériels.

Par Guinee28

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