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Politique

Présidentielle guinéenne : voici le constat de la CEDEAO

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DECLARATION PRELIMINAIRE

ECOWAS COMMISSION * COMISSÃO DA CEDEAO * COMMISSION DE LA CEDEAO

GUINEE 2015–ELECTION PRESIDENTIELLE

I- INTRODUCTION

  1. Conformément aux dispositions pertinentes du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance (2001) relatives à l’assistance électorale aux Etats Membres, Son Excellence Monsieur Kadré Désiré OUEDRAOGO, Président de la Commission de la CEDEAO, a déployé une mission d’observation électorale (MOE) pour observer l’élection présidentielle du 11 octobre 2015 en République de Guinée.
  2. La MOE est dirigée par S.E. Professeur Amos SAWYER, ancien Président par intérim du gouvernement d’unité nationale du Libéria. Elle est constituée des membres du Conseil des Sages de la CEDEAO, des Ambassadeurs des Etats Membres accrédités auprès de la Commission de la CEDEAO à Abuja, des experts en provenance des Ministères des Affaires Etrangères et des organes de gestion des élections des Etats Membres ainsi que des membres des organisations de la société civile. La Mission a bénéficié de l’assistance technique d’une équipe de la Commission de la CEDEAO.

II- CONTEXTE GENERAL DE L’ELECTION

  1. La Commission de la CEDEAO a continué de suivre le développement de la situation politique en République de Guinée, à travers le Bureau de la Représentation Spéciale du Président de la Commission de la CEDEAO et son Mécanisme d’Alerte Précoce. Conformément aux directives de la 47ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement qui s’est tenue le 19 mai 2015, à Accra, au Ghana, la Commission de la CEDEAO a dépêché une mission de Haut Niveau de solidarité et d'information en République de Guinée du 18 au 25 juillet

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  1. L’objectif de la était de créer un environnement politique favorable à la tenue de l’élection présidentielle crédible, paisible et acceptable pour tous les acteurs politiques.
  2. La Mission a tenu des consultations avec les principales parties prenantes et structures impliquées dans le processus électoral y compris le Gouvernement de la Guinée, les partis politiques, les acteurs de la société civile et les partenaires internationaux. Les principaux défis évoqués lors de ces consultations s’articulent comme suit :
  3. a) la composition de la CENI ; b) les questions relatives aux délégations spéciales et c) le fichier électoral. Ces consultations ont contribué à faire avancer le processus électoral pour la tenue de l’élection présidentielle du 11 octobre 2015.

Les résultats de ces concertations sont :

? L’appel au dialogue politique et la concertation entre le gouvernement et le chef de file de l’opposition ;

? La mise en place d’un cadre de dialogue sous l’observation de la Communauté internationale ;

? La signature de l’accord du 20 août 2015, immédiate conséquence du dialogue politique inter-guinéen;

? La mise en place d’un comité technique de suivi (CTS) chargé de soutenir la consolidation et la finalisation du fichier électoral;

? et d’un comité de suivi de la mise en oeuvre de l’accord;

III- ASSISTANCE AU PROCESSUS ELECTORAL

  1. Dans le cadre de l’appui au processus électoral en Guinée, la Commission de la CEDEAO a mis en place les moyens suivants:

? Le déploiement d’une mission d’information et de solidarité de haut niveau en juillet 2015 ;

? Le déploiement d’une mission d’expertise du fichier électoral du 21 septembre au 20 octobre 2015 ;

? Le déploiement d’une Mission d’Observation Electorale de long terme (MOELT) comprenant 12 observateurs déployés dans les quatre (4) régions naturelles de la Guinée, du 21 septembre au 20 octobre 2015 et la mise en place d’une salle de situation à Conakry

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pour servir de centre de coordination et de mécanisme d’alerte et de réponses rapides afin d’assurer un suivi efficace du processus électoral ;

? L’appui technique et financier au processus électoral ;

? Le déploiement d’une mission d’observation à court terme du 7 au 13 octobre 2015 composée de 67 membres.

IV- ARRIVEE DE LA MOE ET CONSULTATIONS

  1. Dès son arrivée, le Chef de la Mission d’observation de la CEDEAO, S.E. Professeur Amos Sawyer a rencontré quelques candidats dont le Chef de l’Etat Son Excellence Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté. Il a également rendu visite à la CENI et a eu des consultations avec quelques Missions Diplomatiques. Il a en outre invité toutes les parties prenantes à respecter les mécanismes prévus dans le dispositif électoral pour assurer la transparence et l’intégrité du scrutin et réitéré la nécessité de respecter le suffrage de l’électorat Guinéen. Il a également rencontré les Chefs des Missions d’observation de l’Union Africaine, de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de l’Union Européenne ainsi que le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et d’autres agences des Nations Unies dans le pays.

Campagne électorale :

  1. La mission d ‘observation de la CEDEAO note que la campagne électorale s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire nationale. Les candidats ont pu accéder aux régions et préfectures pour les campagnes. La campagne a démarré dans une atmosphère calme, mais après une dizaine de jours, le climat politique est devenu très tendu. La mission d’observation a relevé des affrontements entre militants qui ont débouché sur des arrestations, la destruction de biens matériels et noté les informations concernant de nombreux blessés graves et même des pertes en vies humaines à Koundara, Nzérékoré et Conakry.

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V- JOUR DU SCRUTIN

Ouverture, déroulement du vote, fermeture et décompte

  1. La Mission d’Observation électorale de la CEDEAO a été déployée dans les quatre (4) régions géographiques du pays et a coordonné les analyses de sa salle de situation basée à Conakry.
  2. Le chef de la Mission a effectué des visites de travail et eu des échanges avec les salles de situation des femmes, de la société civile et des Ambassadeurs de la CEDEAO.
  3. Sur la base des informations recueillies par les observateurs et après analyse préliminaire des rapports de chaque région, la MOE a fait les observations préliminaires sur le déroulement du scrutin :
  4. a) De façon générale, la mission d’observation de la CEDEAO note que l’élection présidentielle du 11 octobre 2015 en Guinée s’est déroulée dans l’ordre, le calme et la paix.
  5. b) La MOE a observé une large participation des électeurs dans la plupart des bureaux de vote visités
  6. c) Le vote a démarré dans le calme sur toute l’étendue du territoire. Les bureaux de vote ont ouvert pour la plupart entre 7h et 8h; A quelques exceptions près notamment dans la région de N’zérékoré à Gonia où le vote a commencé aux environs de 11h.
  7. d) La disponibilité du matériel électoral a été observée dans la plupart des bureaux visités. Toutefois dans certains bureaux de vote le nombre d’enveloppes prévues pour le vote était insuffisant. A Conakry, le bureau de vote No.16 à Makeba sur 450 inscrits il y a seulement 50 enveloppes disponibles.

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  1. e) La liste électorale dans plusieurs bureaux de vote n’est ni dans l’ordre alphabétique ni numérique. Ces cas ont été observés dans les bureaux de vote á Kamsar (BOKE), Ecole primaire privée Boiro salle 2 et au Collège N’Dama salle 1 et à Kindia à l’école primaire Kaliyakory au bureau de vote 3 ainsi qu’à Conakry, Mamou et Kankan.
  2. f) La présence relative des représentants des candidats (RPG, UFDG, UFR) au niveau des bureaux de vote est observée sur l’ensemble du territoire.
  3. g) Une forte prédominance des femmes et de jeunes est observée dans la majorité des bureaux de vote;
  4. h) La présence des agents de sécurité dans la plupart des centres de vote a été noté, néanmoins la mission a observé leur absence dans plusieurs localités surtout au début du scrutin.
  5. i) Le dispositif pour faciliter le vote des personnes handicapées est presque inexistant dans la plupart des bureaux de vote.
  6. j) La patience démontrée par les électeurs au début du scrutin a progressivement cédé place à des mécontentements dans certaines localités du fait de l’arrivée tardive du matériel électoral.
  7. k) Outre les observateurs de la CEDEAO, ceux de l'Union africaine (UA), de l’Union Européenne, de l’Ambassade des Etats Unis, de l’OIF ainsi que les observateurs domestiques des organisations de la société civile étaient présents dans plusieurs bureaux de vote ;
  8. l) Le dispositif pour prévenir la propagation du virus Ebola, n’était pas disponible dans la plupart des bureaux de vote ;
  9. m) Compte tenu du retard observé lors de l’ouverture du vote la CENI a prorogé l’heure de fermeture des bureaux de vote ;
  10. n) Le dépouillement et les décomptes ont eu lieu immédiatement á la fermeture des bureaux de vote.

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  1. La Mission estime que le présent scrutin est déterminant, non seulement pour la consolidation de la gouvernance démocratique en Guinée, mais aussi pour la réconciliation et l’unité nationale.
  2. La Mission regrette, toutefois, les incidents qui ont occasionné des victimes. La mission conjointement avec les membres de la Communauté Internationale a lancé un appel au calme à toute la population guinéenne, aux candidats ainsi qu’à leurs militants et sympathisants, à s’abstenir de tout acte de violence, d’intimidation ou de provocation durant cette phase capitale de consolidation de la paix et de la démocratie, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Elle exhorte les candidats de s’abstenir d’annoncer tout résultat provisoire. La Mission exhorte en particulier tous les candidats à recourir exclusivement aux voies légales pour le règlement de tout éventuel contentieux électoral.
  3. La Commission rappelle que la paix en Guinée est capitale pour la population guinéenne mais aussi pour les Etats membres de la CEDEAO.
  4. La MOE de la CEDEAO continuera l’observation des développements postélectoraux jusqu’à la proclamation des résultats. Elle transmettra des recommandations appropriées pour la consolidation des processus électoraux dans la région.

Fait à Conakry le 12 octobre 2015

S.E. Professeur Amos SAWYER

Chef de la Mission d’Observation

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A LA UNE

La Guinée doit environ 40 millions USD d’arriérés à des Organisations et Institutions internationales

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La Guinée s’acquitte-t-elle de ses cotisations dans les Organisations et Institutions internationales dont elle est membre ? La réponse est non si on se fie au dernier compte rendu du conseil des ministres du 22 juillet.

En effet, il ressort qu’à cette date notre pays doit 8 896 737 USD aux titres des contributions annuelles,  et 30 495 684 USD des arriérés à des Organisations ou Institutions internationales.

« Le montant consolidé des contributions annuelles non payées à date s’élève à 8 896 737 USD et celui des arriérés à 30 495 684 USD », a expliqué  le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, qui faisait une communication relative à la situation des Organisations et Institutions Internationales au titre des contributions de la Guinée.

Au total, 260 Organisations et Institutions internationales ont été identifiées au titre de l’affiliation du pays. Mais pour la majorité de ces affiliations, les instruments juridiques ne sont pas disponibles, souligne le ministre.

Face à cette situation, le président de la République, Alpha Condé, a demandé que la Guinée se retire de toutes les instances ne ‘’présentant aucun intérêt stratégique’’ pour le pays. Pour les autres, ‘’il a exigé à ce qu’il soit procédé à une classification par importance et par utilité tout en mettant en exergue les organisations pour lesquelles l’adhésion de notre pays a fait l’objet de ratification par le Parlement’’.

Il a également instruit le ministre des Affaires étrangères de produire un état détaillé du paiement de contributions de la Guinée afin de clarifier la situation à date des arriérés de cotisation.

Par Ibrahim Bangoura

 

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A LA UNE

Alpha Condé réfractaire aux exigences de l’apaisement

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Il gracie, libère provisoirement, puis fait kidnapper et emprisonner.

Deux jours avant d’officialiser la libération provisoire accordée à quatre gros bonnets du principal parti d’opposition, en l’occurrence Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, parmi les 325 opposants en détention depuis 2020, le régime a fait kidnapper l’opposant Thierno Yaya Diallo et emprisonner Keamou Bogola Haba le 14 juillet.  Ce procédé digne d’une danse à reculons embrume la voie de sortie de crise.

A la veille de la tabaski célébrée du mardi 20 au mercredi 21 juillet 2021, le régiAme Alpha Condé a accordé, vendredi 17 juillet, une liberté provisoire à quatre gros bonnets des 325 prisonniers politiques en détention depuis 2020. A savoir : Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah.

Ces prisonniers ont bénéficié d’une liberté conditionnelle, pour leur permettre de poursuivre les traitements prescrits par leurs médecins personnels. Ils ont été placés en détention en novembre 2020. Malades, ils suivaient des soins à l’hôpital national Ignace Deen situé à quelques mètres de la prison centrale de Coronthie.

Libérés, ils sont tenus de ne pas sortir de Conakry sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire qui peut, à tout moment, requérir leur replacement en prison.

Les quatre gros bonnets de l’Ufdg, principal parti d’opposition, ainsi que des dizaines d’autres avaient été renvoyés le 29 avril dernier devant le tribunal de Dixinn pour être jugé des faits notamment de «détention, fabrication d’armes, pillage,  participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public». Ils attendent de connaître la date de leur procès.

Cette « décision que vient de prendre la justice de notre pays est un acte souverain qui est de nature certes à contribuer à apaiser les esprits et les cœurs. C’est aussi et surtout une raison de plus, de faire confiance en nos institutions », a commenté, le 17 juillet 2021, le ministre d’Etat, ministre porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

Selon Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime Alpha Condé, les bénéficiaires de cette mesure, « sont des innocents, tout comme beaucoup de leurs compagnons de bagne, (...) Etienne Soropogui, Foniké Menguè et Ismaël Condé qui croupissent en prison depuis plus de 8 mois, ainsi que Keamou Bogola Haba, déféré (...) à la Maison centrale » de Conakry.

L’opposant laisse entendre que, « cette libération conditionnelle ne peut réparer et atténuer cette injustice et les préjudices physiques et moraux qu’elle a causés à ces innocentes victimes, à leurs familles et à l’Ufdg, leur parti».

«Cela dit, renchérit Sékou Koundouno, responsable des Stratégies et planification du Fndc (Front national de défense de la constitution) dans une tribune publiée par les médias,  il ne faut pas se tromper sur le caractère politique de ce dossier comme les avocats l’ont toujours dénoncé».

« Sur le plan juridique, la semi-liberté est un régime d’exécution d’une peine. Autrement dit, elle concerne une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation». Mais il se trouve qu’ «Elhadj Ibrahima Chérif Bah et ses compagnons d’infortune n’ont pas encore été jugés à plus forte raison condamnés », souligne Koundouno.

Retour à la case départ

A deux jours de cette libération provisoire qui ouvrait la voie à un apaisement politique favorable au contexte marqué par la nomination de Fodé Bangoura, un ancien cacique du régime Conté, au secrétariat général permanent du dialogue social et politique – suivie d’une série de grâces présidentielles accordées à des prisonniers membres de l’Ufdg, deux opposants membres de l’Anad, nouvelle version, ont été inquiétés à Conakry.

Le jeune leader politique Thierno Yaya Diallo a été enlevé à son domicile de Lambanyi en compagnie de son homologue Keamou Bogola Haba, le mercredi 14 juillet, quelques heures seulement après avoir assisté à la signature officielle de la Charte de l’Anad.

M. Diallo a été relaxé après son audition à la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). Quant à M. Haba, il a été accusé d’« incitation à la désobéissance civile» et jeté en prison à la Maison centrale de Conakry.

Ce procédé du régime Condé, digne d’une danse à reculons, embrume la voie de sortie de crise, remet en question sa volonté d’aller à l’apaisement avec le camp Cellou Dalein Diallo et renforce l’union sacrée des leaders de l’Anad autour de  leur objectif.

Par Diallo Alpha (Le Populaire)

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A LA UNE

Justice : quatre détenus politiques bénéficient d’une liberté conditionnelle

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Quatre responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée, (UFDG), le principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo, incarcérés depuis novembre dernier, ont bénéficié d’une liberté conditionnelle et devraient sortir de la maison centrale ce samedi 17 juillet.

Il s’agit de Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Abdoulaye Bah et Mamadou Cellou Baldé.

Dans un communiqué lu vendredi nuit à la télévision nationale, le directeur de l’administration pénitentiaire a expliqué qu’il a pris cette décision pour raison de santé.

En séjour médical prolongé au CHU Ignace Deen, ces quatre prévenus vont désormais poursuivre leurs traitements à domicile à Conakry, avec des obligations comme, déférer à toute réquisition de l’administration pénitentiaire, ou ne pas sortir de la capitale guinéenne sans autorisation préalable de l’administration pénitentiaire.

Ils ont tous poursuivis pour « atteinte aux institutions de la république », « trouble à l’État par la dévastation et le pillage », « participation à un mouvement insurrectionnel », « menace de violence ou de mort par le biais d’un système d’information », et « production, diffusion et mise à disposition d’autres de données de nature à troubler l’ordre public ou la sécurité publique. »

Plusieurs autres détenus politiques comme Etienne Soropogui, président du mouvement politique Nos valeurs communes, croupissent toujours en prison.

Aucune date d’audience n’a encore été fixée pour eux.

Par Guinee28

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