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Politique

Présidentielle en Guinée : le choix du meilleur ou du pire

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À la veille de l'élection présidentielle et comme c'était prévisible, compte tenu des enjeux - chacun jouant un peu son sort et pas seulement les candidats déclarés -, on note une escalade dans la situation politique et sociale en Guinée.

Dans un pays où l’on joue trop souvent à se faire peur, où l’on ne va jamais jusqu’au bout de rien, où l’on défend plus les intérêts du moment que l’on se laisse tenter par des convictions quelconques, la question fatidique que chacun se pose aujourd’hui est : que sera la Guinée au lendemain de son élection présidentielle, tant les incertitudes bousculent tous les espoirs ?

C’est à croire que la Guinée est vouée à la fois à une impossible rédemption et à un éternel recommencement. Alors que la campagne pour l’élection présidentielle se déroulait sans les passions habituelles et les violences qui continuent à hanter le pays, les incidents survenus à Mamou, Koundara et surtout les graves événements de N’Zérékoré, au sud de la Guinée, rappellent que la démocratie reste à conquérir ; l’unité nationale demeure une préoccupation.

Malgré les manipulations politiques et les intrigues électorales, les Guinéens ont montré pourtant qu’ils sont capables de dépassement et de discernement à toutes les occasions. Ainsi, Alpha Condé dont on a dit pendant longtemps qu’il n’est pas le bienvenu au Foutah, a effectué une visite dans ce bastion de l’opposition sans rencontrer la moindre hostilité. Le chef de l’État qu’il est y a été accueilli avec respect et dignité. Cellou Dalein Diallo, son challenger et chef de fil de l’opposition a réussi à rompre l’isolement de l’UFDG en faisant campagne partout en Guinée dans une grande ferveur populaire. Il a scellé des alliances au-delà de son électorat naturel ; des alliances qui ont surtout été jugées improbables. Sidya Toure et Lansana Kouyaté, à leur tour aussi, ont fait l’effort de mobiliser les électeurs à travers tout le pays dans de nombreux rassemblements paisibles.

Menaces sur la démocratie

Tous les politiques semblent avoir compris, malgré quelques excès encore, que le repli communautaire et le rejet des autres menacent l’avenir d’une démocratie embryonnaire et constituent un péril certain pour l’unité fragile d’une nation en devenir. La Guinée a-t-elle appris de ses erreurs tragiques et de son histoire récente et très tumultueuse ?

La démocratie qui, le 11 octobre prochain – si la date est maintenue – sera encore à l’épreuve, ne doit pas être cette psychose ambiante à l’approche de chaque élection, mais un espoir de lendemains toujours meilleurs et prometteurs.

Malheureusement, de nombreuses années de dictature , autant dire de silence devant le crime, de résignation face à l’injustice, de soumission aveugle à l’ordre établi, n’ont pas toujours permis à la Guinée de goûter les délices de la liberté et de faire l’expérience exaltante de la démocratie. Aussi semble-t-il difficile d’en comprendre les ressorts et les enjeux. Aussi a-t-on limité l’élection à la victoire d’un homme et le triomphe d’un parti, donc à la frustration de la défaite ou l’amertume des vaincus contre l’arrogance et l’outrance du camp des vainqueurs. C’est en somme malheur au vaincu. Et comme tout le monde ne gagnera jamais à la fois et pour l’élection présidentielle, il n’y a qu’un fauteuil pour les nombreux prétendants, c’est toujours difficile en cette phase d’apprentissage laborieux de la démocratie de se résigner à la défaite et d’en faire aussi le deuil.

La présidentielle de 2015 s’annonce comme un tournant décisif dans la volonté de démocratisation du pays

Cependant, même si ce sera une  » marche forcée », la démocratie est l’avenir des peuples africains, y compris le peuple de Guinée qui joue à cache-cache avec elle depuis de longues années. Les Guinéens sont encore appelés aux urnes le 11 octobre prochain pour élire leur président de la République. Alpha Condé, le sortant, est candidat à sa propre succession. Il a l’intention de s’appuyer sur son bilan pour solliciter et obtenir un second mandat. Face à lui, d’autres candidats qui prônent le changement et entendent réussir l’alternance au sommet de l’Etat. À ce propos, il y a lieu de se réjouir que cette année, le profil des prétendants et la crédibilité des candidatures tranchent relativement avec l’élection présidentielle de 2010 de transition démocratique pendant laquelle des  » pieds nickelés » ont brigué la magistrature suprême.

Si en 2010, faut-il le rappeler, il s’agissait de mettre fin à un régime d’exception et si l’espoir était de renvoyer les militaires dans les casernes, le scrutin présidentiel de 2015 s’annonce comme un tournant décisif dans la volonté de démocratisation du pays et l’aspiration naturelle des Guinéens à la paix et à la sécurité pour leur pays. À présent, la Guinée a le choix de renouer avec les vieux démons de la violence, du désordre et de l’instabilité ou de s’engager définitivement dans la consolidation de ses acquis démocratiques et du renforcement des institutions héritées d’une longue transition, parfois chaotique. La Guinée, pour rester debout, a besoin d’un processus électoral bénéficiant de l’adhésion totale des acteurs et de la confiance des électeurs. Le défi est donc la transparence des élections afin d’en garantir l’acceptation des résultats par tous. Certes aussi bien en Guinée que dans les vieilles nations démocratiques, il n’y a pas d’élections parfaites ni de résultats qui pourraient faire l’unanimité, mais la confiance dans les institutions et le sens de la responsabilité et le patriotisme de toutes les parties limitent et évitent les risques de confrontations et de conflits dans la société.

Si, à l’issue de l’élection présidentielle guinéenne, le président élu bénéficie de la reconnaissance, de la confiance et du soutien de tous, la Guinée, comme chaque fois qu’elle a été confrontée à des difficultés et défis, aura montré que la situation de crise permanente n’est pas une fatalité, qu’elle est aussi capable de sursaut patriotique et démocratique.

La paix et la sécurité pour les citoyens dans les sociétés africaines devenues violentes et rebelles est un défi quotidien que seuls l’effort de chacun et une volonté partagée par tous de respecter les droits et libertés reconnus par la démocratie permettront de relever. L’enjeu de la démocratie ne pourrait se limiter alors à organiser des élections qui constituent toujours une période de tensions et d’incertitudes dans les États africains trop fragiles pour résister à de graves crises, il faut arriver à répandre et enraciner la culture démocratique, c’est-à-dire à organiser des élections sans morts, ni blessés, ni interpellations de militants, en général, de l’opposition.

Droits et devoirs

Il est plus que nécessaire que cohabitent dans le système démocratique un pouvoir reconnu et accepté par tous et une opposition écoutée et respectée par tous. Majorité et opposition ont des droits et des devoirs.

En attendant le jour où le choix de chacun sera reconnu, le vote de tous sera aussi accepté, force est de constater que la politique a divisé la Guinée, opposé les Guinéens, mais la confiance dans l’unité du pays est encore totale et l’espoir de Guinéens unis dans le même destin est une préoccupation commune à l’opposition et au pouvoir, à tous les patriotes et démocrates guinéens. Au soir du 11 octobre , sans préjuger du choix des électeurs souverains , la Guinée réussira son passage à une meilleure pratique de la démocratie en dépassant les surenchères actuelles ou se réveillera avec une gueule de bois à cause d’une compétition électorale qui aura tourné à la guerre des egos ou au choc des ambitions entre un président déterminé à se maintenir au pouvoir et une opposition décidée à lui succéder dès maintenant.

Certes la conquête et la conservation du pouvoir par le suffrage populaire font le charme de toutes les démocraties, mais le drame en Afrique, c’est de toujours croire qu’on peut être khalife à la place du khalife ou revendiquer la légitimité sans se soumettre à l’épreuve des urnes ou en ignorant royalement le choix du peuple. Celui-ci aura le dernier mot. Comme toujours. Et son verdict est attendu pour le meilleur et le pour le pire, selon qu’on s’y soumettra ou non. Le peuple peut être l’ami des imposteurs mais il est toujours ennemi des usurpateurs.

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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Crimes commis sous Alpha Condé: une information judiciaire contre X ouverte

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Alors que le président déchu Alpha Condé a quitté le pays pour un exil médical à durée indéterminée,  le Procureur de la République, près le Tribunal de Première Instance de Dixinn a ouvert  vendredi 20 janvier, une information judiciaire contre X afin d’élucider les crimes commis sous son régime entre 2010 et 2021.

Les faits visés sont notamment les cas de : meurtres, assassinats, complicité de meurtre et d’assassinat, homicide involontaire, coups et blessures volontaires, arrestations, enlèvements, séquestration torture, destructions et dégradations de biens publics-privés, pillages, vols, agressions sexuelles et viols etc.

Le cabinet du doyen des juges d'instructions a été désigné pour procéder à l'instruction préparatoire par rapport à ces faits, sur la base des dispositions de l'article 60 du code de procédure pénale et sur la base des rapports d'autopsie de certaines victimes réalisées par le médecin légiste et autres documents ou supports électroniques.

Toutes les victimes, parents de victimes ou toute personne physique ou morale, structure ou entité pouvant fournir des informations ou disposant d'éléments pouvant éclairer la lanterne de la justice sur ces crimes et délits sus mentionnés ont été appelés à se mettre en rapport avec le cabinet du doyen des juges d'instructions pour livrer leur part de vérité, souligne le procureur, assurant qu'il veillera sur leur protection durant toute la phase de la procédure.

Le 6 décembre dernier,  48 personnes avaient déposé une plainte contre Alpha Condé « pour les crimes dont ils ont été victimes » durant ses 11 ans de règne.

L’ancien président a quitté Conakry le 17 janvier dernier pour Abu Dhabi, officiellement pour des raisons médicales. Mais alors que la junte rassure que son retour est attendu à la fin de ses soins, ses partisans ne souhaitent plus son retour en Guinée, sans doute pour échapper à la justice.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

La majorité de la classe politique fait bloc autour de son champion : Dalein cherche adversaire désespérément

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Principal leader politique du pays à la tête d’une formation bien enracinée dans les quatre coins de la Guinée, Cellou Dalein Diallo a toujours remporté avec brio le combat électoral dans les urnes. Ce, de 2010 à 2020. Même face à des seconds couteaux, éternels récolteurs de zéro pour cent des suffrages valablement exprimés, et qui se prennent pendant cette période de transition pour des rois des urnes, il ne demande qu’à connaitre son prochain adversaire et la date du coup d’envoi du match électoral.

En Guinée, comme partout ailleurs dans le monde, le ring électoral attire des compétiteurs de toutes les catégories. Ces rendez-vous sont ouverts aux candidats de toute taille. Des nains aux colosses, des folkloriques aux éternels figurants, des m’as-tu-vu aux plus compétitifs des sérieux prétendants, Cellou Dalein Diallo demeure le plus apte à remporter la victoire avec la manière et le plus à même de s’installer au fauteuil du palais présidentiel.

Si les élections présidentielles ont lieu dans le courant de cette transition - dont on ne connait pas encore la date limite - l’homme qui fête ses 69 ans le 3 février 2022, a l’opportunité de porter l’écharpe de président issu des urnes.

Un état d’esprit

Les aras de la politique n’ont qu’à se tenir prêts. Les joutes auront bien lieu pour clôturer la transition.

Les membres de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) et des partis politiques de l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (Anad) resserrent la ceinture. Ils sont plus que jamais soudés et confiants en leur champion. Ils viennent d’être rejoints et renforcés dans leur élan de conquérants du fauteuil présidentiel par le Collectif des partis politiques (Cpp) dont ils sont eux-mêmes partie prenante.

Ils sont si sûrs d’eux et bien organisés, qu’ils ont formulé et apprêté un document portant des propositions concrètes à la réussite de la transition dans un mémorandum comportant les grandes lignes de la future constitution, du code électoral à revoir, du fichier électoral à réviser, ainsi que de l’organe de gestion des élections sous le regard des institutions supranationales comme la Cedeao, l’Union africaine et leurs partenaires de l’Union européenne et de l’Onu.

L’état d’esprit qui prévaut au sein de ce front commun est de porter au pouvoir leur candidat naturel dans le fair-play politique habituel porteur des valeurs pour lesquels Cellou Dalein Diallo dédie son combat.  L’heure de la victoire se prépare. Activement. Elle est sera dédiée aux martyrs de la démocratie et à toutes les personnes victimes de la répression du régime Condé.

Seul obstacle majeur à franchir par les soutiens et alliés de Cellou Dalein Diallo, le manque de chronogramme précis de la transition.

Un engagement

Le président de la junte auteure du coup d’Etat du 5 septembre 2021 est, quant à lui, prêt à rendre le pouvoir.

Le colonel Mamadi Doumbouya a déclaré être venu «tout simplement pour rendre le pouvoir au peuple». C’est un engagement solennel.

Tenir cet engagement, c’est tout ce que l’Ufdg et ses alliés de l’Anad et du Cpp souhaitent.

Du reste, ils sont tous convaincus d’avoir l’assise et l’expertise nécessaires pour  s’imposer dans le ring électoral et s’offrir la victoire devant n’importe quel adversaire.

Par Ahmed Tidiane Diallo (Le Populaire)

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A LA UNE

Revisitons l’histoire pour comprendre la fermeté de la CEDEAO contre les coups d’Etat

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Il faut revisiter l’histoire des pays membres de la CEDEAO pour comprendre la fermeté de l’organisation sous régionale contre les coups d’État militaires.

Le Sénégal est le seul pays de la sous-région qui n’a pas connu de coup d’Etat.

Les coups d’Etat ont été un frein pour le développement de ces pays durant la période 1960-1990. L’instabilité politique qui en découle a été un facteur de refoulement  des investisseurs étrangers dans ces pays, hormis dans l’exploitation minière.

Des régimes militaires corrompus et incompétents n’ont pu impulser le développement économique dans la région. Ce n’est  pas étonnant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient devenus durant cette période troublée les fleurons économiques en raison de leur stabilité politique. La Côte d’Ivoire a connu finalement un coup d’arrêt en fin 1990 par le coup d’Etat suivi de 10 ans de guerre civile. Elle n’a renoué avec la croissance économique forte qu’à partir de 2011 pour rattraper son retard.

Le Nigéria n’a pu profiter de son énorme potentiel pétrolier en raison de l’instabilité politique chronique liée aux coups d’Etat et la corruption endémique de ses chefs militaires. La dictature militaire prend fin en 1999. Depuis le 29 mai 1999, successions régulières de présidents élus.

Au Ghana, il a fallu l’arrivée au pouvoir du capitaine Jerry Rawlings (sans doute le seul militaire non corrompu  des années 1960-1980) pour mettre fin à la série des coups d’Etat. Depuis le 7 janvier 1993, successions régulières de présidents élus.

La Guinée est un cas particulier, car durant 26 ans, le pays était hermétiquement fermé et soumis à des violences inouïes qu’aucun pays de la sous-région n’a connu en temps de pays. Depuis 1984, il est devenu le théâtre des coups d’Etat.

Tous les autres pays de la CEDEAO dont le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau, le Bénin (qui a eu le record de quatre coups d’Etat en six ans), le Togo, le Libéria, le Burkina Faso et le Sierra Leone ont été victimes de coups d’Etat.

La CEDEAO veut mettre fin définitivement au cycle des coups d’Etat militaires. Dès lors que les géants de la Sous-région que sont le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont guéris de ce fléau et avec le soutien du Sénégal, vous comprendrez que les coups d’Etat militaires ne sont plus en odeur de sainteté, donc inacceptables dans l’espace politique CEDEAO.

Quand un pays adhère librement à une entité communautaire comme la CEDEAO, elle accepte par cet acte un transfert de souveraineté au profit de l’organisation supranationale, ce qui implique que les traités de la CEDEAO sont des normes supérieures à sa Constitution.

La CEDEAO a le droit de rappeler à l’ordre tout pays qui viole ses traités. C’est une union économique et politique. Aucun État de l’union ne peut se soustraire à l’application stricte des traités. Les règles sont encore plus contraignantes dans l’Union Européenne.

La discipline n’est vraiment pas la qualité des gouvernements africains. On ne peut pas adhérer en toute souveraineté à une organisation communautaire et crier au complot lorsqu’on en viole les règles.

Les coups d’Etat au Mali et en Guinée sont un facteur de risques systémiques pour la CEDEAO. Pour parer aux critiques récentes contre son inaction, l’organisation  sera à l’avenir plus regardante sur les violations de ses traités par des gouvernements civils qui favorisent l’intrusion des militaires sur la scène politique.

Toutefois, rien ne justifie que l’armée confisque le pouvoir politique, même temporairement. Elle a le devoir de retirer sa confiance, donc de désobéir à un pouvoir civil qui viole systématiquement la Constitution et les lois de la République, instaure la violence comme mode de gouvernance et entretient un climat de crise politique grave dans le pays.

Dans ce cas, nos armées doivent suivre la jurisprudence des armées de certains pays de l’Est lors de soulèvements populaires en Serbie, en Ukraine et en Géorgie.

L’armée doit se ranger derrière les forces politiques et sociales et garantir le déroulement du processus de transition démocratique par de nouvelles élections générales dans le pays. Elle ne participera pas dans la gestion politique de la transition qui sera réservée aux forces vives de la nation. Point besoin de suspendre la Constitution, ni les institutions républicaines. Pas plus de trois mois pour organiser de nouvelles élections.

Il faut savoir s’adapter à l’ère du temps. Aujourd’hui, il est admis universellement que l’institution militaire soit sous l’autorité du pouvoir civil. Il est exclu qu’elle s’empare du pouvoir politique. L’armée est cantonnée à sa vocation de défense de l’intégrité territoriale du pays sous l’autorité du pouvoir civil.

Les régimes militaires sont tous mis au ban de la communauté internationale. Ils ne sont tolérés que pour le temps d’organiser, dans le plus bref délai, le retour à l’ordre constitutionnel.

Depuis le début des années 1990, le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays inscrit dans la charte de l’ONU a cédé la place au devoir d’ingérence humanitaire. On ne laisse plus un dictateur massacrer impunément son peuple. Les putschs militaires aussi sont désormais condamnés et sanctionnés par la communauté internationale.

Par Alpha Saliou Wann

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